‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 114 sur 141 · III. ..I · texte numérisé non relu

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Q sentit alors un violent besoin d'être utile aux hommes. La guerre du Péloponèse avait détruit les bons principes et corrompu les mœurs : la gloire de les rétablir excita son ambition. Tourmenté' jour et nuit de cette grande iil<:<',

il attendait avec impatience le moment où, revêtu des magistratures, il serait en état de déployer son 7. •'•!<■ et Ml talens; mais les secousses qu'essuya la république dans les dernières années de la guerre, ces fréquentes révolutions qui en peu de temps présentèrent la tyrannie sous des formes toujours plus effrayantes, la mort de Socrate son maître et son ami , les réflexions que tant d'événement produisirent dans -«m esprit, le convainquirent bientôt que tous les Gouvernement -ont attaque-. de maladies incurables, que les affaires des mortels sont, pour ainsi dire, désespérées, et qu'ils ne seront heureux que lorsque la Philosophie se chargera du soin de les conduire. Ainsi, renonçant à son projet, il résolut d'augmenter ses connaissances, et de les consacrer à notre instruction. Dan» cette vue il se rendit à Mégare, en Italie, à Cyrène , en Egypte , partout où l'esprit humain avait fait des progrès.

Il avait environ quarante ans quand il fit le voyage de Sicile pour voir l'Etna. Denys, tyran de Syracuse, désira de l'entretenir. La conversation roida sur le bonheur, sur la justice , sur la véritable grandeur. Platon ayant soutenu que rien n'est si lâche et si malheureux qu'un Prince injuste . Denys en colère lui dit : « Vous parle7. comme un radoteur. — Et vous comme un tyran » , répondit Platon. Celte réponse pensa lui coûter la vie. Denys ne lui permit de s'embarquer SUT une galèN qui retournait en Grèce qu'après avoir exigé du commandant qu'il le jetterait à la mer, ou qu'il s'en déferait comme d'un vil esclave. Il fut vendu, racheté et ramené dans sa patrie. Quelque temps après, le Roi de Syracuse, incapable île remords, mais jaloux de l'estime des Grées, lui écrivit; >'i , l'ayant prié de l'épargnei dans ses discours, il n'eu

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