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que par ses leçons. De leur côté , ses disciples poussent le respect jusqu'à l'hommage, et l'admiration ju-^qirau fanatisme : vous en verrez même qui tffeottnl de lenii l'en nlrs hautes et arrondies pour avoir quelque ressemblance avec lui. C'est ainsi qu'en Ethiopie, lorsque le Souverain a quelque défaut de conformation , les courtisant prennent le parti de s'estropier pour lui ressembler. BaiithÉlemy. V oyage d'Anacharsis.
Hérodote.
(.iuANn imitateur d'Homère , il adopta la forme épique en transportant tout d'un coup ses lecteurs au règne de Crésus, et en enchaînant les faits à une action principale, la lutte des Grecs contre les Barbares, dont la défait*) de Xer.xès est le dénoûment. Cette idée était belle et hardie : il l'exécuta avec autant d habileté que de suc * Géographie, mœur6, usages, religion, histoire des peuplée connus, tout fut enchâssé dans cet heureux cadre. Il arracha en quelque sorte le voile qui couvrait l'univers aux y«'ux des Grecs, trop prévenus en leur faveur pour chercher à connaître les autres nations. Aux beautés de l'ordonnance, Hérodote joignit les charmes inimitables de la diction et du coloris. Ses tableaux sont animés et pleins de cette douceur qui le distingue éminemment , mais elle a quelquefois une teinte mélancolique que lui donne le spectacle des calamités humaines.
Ses digressions sonl des épisodes toujours variés, plus OU moins attachés au sujet principal, sans lui être jamais étrangères. Que de naïveté, de grâces, île clarté, d'éloquence , el même d élévation 3 n'a pas cet écrivain inimitable ! enfin il chante pluUU qu'il ne raconte, tant son style a d'harmonie et de ressemblance avec la poésie.
De Sainte-Ci\oix. Examen crû. des Hist. d'Alex.
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son style. Il platl el persuade davantage. Avec de* qualités différentes, ees deux historiens meriteul le premier rang,
chacun dans son genre , et sont préférables à tous les autres. Mais une gloire particulière f qu'on ne peul ravir à 'I Imcydide, est d'avoir, pour ainsi dire, créé l'éloquence altique , el formé !<■ plus grand des orateurs (i).
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Le sageXénophon publia et continua l'ouvrage de Thucydide, sans prendre sa manière. Celle d Hérodote était plus conforme à son caractère, et moins éloignée de l'éloculion d'Isocrate, dont il avait été l'auditeur ; d'ailleurs, il n'ambitionnait que de paraître digne de l'amitié de Socrate, son maître. Aussi aperçoit-on de toutes parts, dans ses ouvrages, les sentimens religieux, les principes de justice, etl'empreinle de toutes les vertus qui honorent sa mémoire. Le surnom ft Abeille attique qu'il mérita, caractérise très-bien ses talens. Les sujets qu il traite sont heureusement choisis; il les dispose avec art , et sa narration est toujours agréable, varier , et pleine de douceur el de grâce. Sa diction est comparable à celle d Hérodote. S'il lui est souvent inférieur, quelquefois il légale. Noble et élégant comme lui, il emploie toujours le mot propre, el s'exprime avec autant de clarté que d'agrément.
Mais veut-il s'élever, semblable au vent qui souille de terre, il tombe presque aussitôt. On lui reproche eiu-< M <• d'avoir prêté des discours philosophiques à des hommes ignorans, à des barbares. Ce reproche regarde principalement la Cyropédie , dans laquelle Xénophon s'est plu à donner des leçons de philosophie aux dépens de la vérité
(i) Lucien rapporte que DéoMMlhèac copia huit fois de h min l'ouM.ipo de Tlun ydide.
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65o CARACTERES OU PORTRAITS
Cette griot i celle expression douée et légàw oui *- 1 « i l'illit en pacsiaiani se cacher, qui donne tant de mérite m \ ouvrages j et qu'on délinit si peu j ce charnu- tj m eel nécessaire à l'écrivain comme au statuaire et au peintre, qu Homère et Anacréon eurent parmi les poètes ^recs, Aj> elles et Praxitèle parmi les artistes 3 que Virgile eut chez les Romains , et Horace dans ses odes voluptueuses , et qu'on ne trouva presque point ailleurs; que 1 Arioste posséda peut-être plus que le Tasse; que Michel-Ange ne connut jamais, et qui vcr.su toutes ms fat <urs sur Raphaël el le Coxrège j que, sous Louis XIV, La Fontaine presque seul eut dan^ car Ratifie connut moins la grâce que la beauté'); dont aucun de nos écrivains en prose ne se douta, excepté Fénelon, al h laquelle aoa usages, nos mœurs, notre langue, notre climat même se refusent peut-être, parce qu ils ne peuvent nous donner ni cette sensibilité tendre el pure qui la fait naître, ni cet instrument facile et souple qui la peut rendre ; enfin cette grâce , ce don si rare, et qu'on ne sent même qu avec des organe* si déliés et si lins, était le mérite dominant d> écrits de Xénophon.
Thomas. Essai sur les Eloges.
Isocrate.
Cir orateur eut la plus grande réputation dans SOfl
siècle. 11 était digne d'avoir des talens, car il eut EUS
vertus. Tio-i-iiik' encore, comme les trente oppresseurs
qui régnaient dans st patrie faisaient traîner au supplice
un citoyen vertueux, il osa seul paraître pour le défendre, et donna 1 exemple du oourage quand tout donnait l'exemple de l'avilissement. Ipres la mort deSocrate,
dont il avait éti: le disciple . il <'<a paraître en deuil dans Athènes, aux seu\ de M même peuple assassin de ><>n maître ; et des hommes, qui parlaient de vertus et de lois
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