‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 123 sur 141 · I.-iih ni n · texte numérisé non relu

I.-iih ni n

un espril m plein

e du chêne. Si lu c urr ,

. i .1. Bridaint il< la I

m. i i n et . p

7io CARACTERES OU PORTRAITS,

peu négligée, (e veux dire au .stylo qui, chez lui, n'est guèi <• que l'habit <'t que l'ornement île l.i pénale. Comme ce style, d'ailleurs, •> du moins l'avantage. de lt> gravité, de la force, ii ' <*n estimons pas moins l'homme, pour quelques fouies d'élégance ou de goût. Il liait plus que tout la recherche et la gène; et quand il ravit notre admiration par l'é< lat de ses traits, par ses beautés sévères ou terribles, ce n'est point à l'art qu'il le doit. Il avoue quelque part qu'il atl indiM iplinuble : disposition d'esprit qui ne le jeta que dans de, <'■< arts po&iqu gr^ce à.ses principes et. à la rectitude de .son jugement. Renferme dans les règles étroites de notre srène , il y est par moniens contraint et froid : mais qu'une situation extraordinaire, que des sentimens sublimes ou touebans viennent échauffer sa verve ; qu'à l'aspect du vice ou d< - (rimes, le volcan qu'il porte dans son âme et s'allume et bouillonne, alors une chaleur pénétrante , un pathétique immense et désordonnément profond se répand dans ses vers et le place au rang des modèles , car il en est un alors, non seulement d'éloquence et de force, mais encore d'élégance et de goût. On a dit que Ducis e'tait de l'école de Crébillon et de Voltaire : non , dans ses inspirations et quand il s'abandonne à son génie, il ne ressemble à ai» un de ses devanciers, pas plus à Shakespeare qu'à Voltaire ou à Crébillon , il conserve son cachet propre, même quand il imite; et s'il appartient alors à une école , on peut dire qu'il en a secoué la poussière. u Une émotion paissante , écrit-il dan une de ses lettres , me transporte sur les bailleurs de mon sujet; j'aime à traverser «les abùnes, à franchir îles précipices, à découvrir des lieux où le pied d<' l'homme n'ait point imprime' sa trace. » On sent qu'en examinant les ouvrages d'un semblable écrivain, vouloir s'arrêter à des vétilles tandis qu'il s'élance à travers les abîmes , c'eût été s'exposer à le perdre entièrement de vue.

Onésime Lekoï. Etudes sur Ducih

Il l*\li \l.ll II s ;,,

i ■ urai krilli ■ ■ tme lumps

• ur la »<•• jualilés .

rontei el | . . I ». ucbua, u.,

a*04 )uti>

u. -ni . » attachant »

.ulrr , | |

' ' -touche» |

«•t plut M OJ plu

J.lu.% Ill.rr . Il

|iw i lu |'!i . 1

ae» \ I

.1 1 1 I 1 1 1 .t 1 1 I ('.Il .1'^ M-.||CS |>|l|U.lhl<

lUleur du '

tilu.;

titiiil au aprau que II - .xii.

en h n m < uji.ini au i lai

« I | • i , ym un

lui , «-i qu il in. ii r un

ityle qui réveille ion, qu ou dm l« peratifu pour

niudùU . «i >|u "n tu do i m bl kinei m un. 1 1

i fl A la M« du 101 \>n -"in ni il li. .in

..ini.|iii- inriii. luWul ém 'i''

Iu« atuuei MtfU -lie» ; en&n , par 1 an plu» crand nnouco .1 <\cituf à la foia l« rire ri lut kurUUUI, MM • rUUUUte d avoir n . m i|ii M

l> \ii.in.ir. ëk§êéi 1 estomckéS.

i$ CAKACTÈRES OU POMRAITS,

Fouloncllc.

On sail que Fonlenelle est le premier qui ait orné les sciences des grâces de l'imagination; mais, comme il le dit lui-même, il est très-difficile d'embellir ce qui ne doit l'être que jusqu'à un certain degré. Un tact très-fin , et pour lequel l'esprit ne suffit pas, a pu seul lui indiquer cette mesure. Fonlenelle a surtout celte clarté qui, dans les sujets philosophiques, est la première des grâces. Son art de présenter les objets est pour l'esprit ce que le télescope est pour l'oeil de l'observateur : il abrège les distances. L'homme peu instruit voit une surface d'idées qui l'intéresse ; l'homme savant découvre la profondeur cachée sous cette surface. Ainsi il donne des idées à l'un, et réveille les idées de l'autre.

Pour la partie morale, Fontenelle a l'air d'un philosophe qui connaît les hommes, qui les observe, qui les craint, qui quelquefois les méprise, mais qui ne trahit son secret qu'à demi. Presque toujours il glisse à côté des préjugés, se tenant à la distance qu'il faut pour que les uns lui rendent justice . et que les autres ne lui en fassent pas un crime. Il ne compromet point la raison , ne la montre que de loin , mais la montre toujours.

A l'égard de sa manière (car il en a une), la finesse et la grâce y dominent, comme on sait, bien plus que la force; il n'est point éloquent, ne doit et ne veut point l'être, mais il attache et il plaît. D'autres relèvent les choses communes par des expressions nobles ; lui , presque toujours, peint les grandes choses sous des images familières. Cette manière peut être critiquée, mais elle est piquante. D'abord, elle donne le plaisir de la surprise par le contraste et par les nouveaux rapports qu'elle découvre; ensuite, on aime à voir un homme qui n'est pas étonné des grandes choses -. ce point de vue semble nous agrandir

Page 1