‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 41 sur 141 · MME · texte numérisé non relu

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l( . pieds ionl ^iis, l'iris de l'œil esl < 1 * - couleui d'oi longuçur totale de l'oiseau est d'un pied.

Ces oiseaui apprennent aisément à parler; ils semblent imiter de préférence la voix des enfans, et recevoir d'eus plus aisément leur éducation à cet égard ; néanmoins ils imitent aussi le son grave d'une voix adulte, mais cetl<

imitation semble pénible | et les paroles qu'ils pronon- < ent de cette voix sont moins distant tes.

Non seulement cet oiseau a la facilite d'imiter la voix de l'homme] il semble encore en avoir le désir, il le manifeste pur son attention à écouter, par l'effort qu'il faii pour répéter; él i el effort se reitère à chaque instant , car il gazouille sans cesse chacune des syllabes qu il vient d'entendre, et il cherche à prendre le dessus de toutes les voix qui frappent son oreille, en faisant éclater la sienne. Souvent on est étonné de lui entendre répéter des mots et des sons que l'on n'avait pas pris la peine de lui apprendre et qu'on ne le soupçonnait pas même d'avoir écoutés; il semble se faire des tâches et chercher à retenir sa leçon chaque jour; il en est occupé jusque dans le sommeil, il jase encore en rêvant. C'est surtout dans ses premières années qu'il montre cette facilité, qu'il a plus de mémoire, et qu'on le trouve plus intelligent et plus docile : quelquefois cette faculté de mémoire, cultivét • le bonne hpure, devient étonnante: mais, plus âge, il devient rebelle, et n'apprend que difficilement.

L'espèce de société que le perroquet contracte ave< nous par le langage est plus étroite et plus douce que celle à laquelle le singe peut prétendre par son imitation capricieuse de nos mouvemens et de nos gestes. Si celles

<lu chien, du cheval ou de l'éléphant sont plus intéi sautes par le sentiment el par l'utilité, la société de Foi seau parleur est quelquefois plus attachante par l'agrément : il récrée, il distrait, il amuse ; dans la solitude, il est compagnie; dans la conversation, il esl interlocuteur; il répond, il appelle, il accueille, il jette l'éclat des

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< hef, le premier habitant «l'une république tranquille , où les citoyens n'ont rien à craindre d'un maître qni ne demande qu'autant qu'il leur accorde, et ne veut que calme et liberté.

Les gr&ees de la figure, la beauté de la forme , répondent dans le cygAC à la douceur du naturel ; il plaît à tous les youx ; il décore , embellit tous les lieux qu'il fréquente; on l'aime, on l'applaudit, on l'admire; nulle espèce ne le mérite mieux. La nature , en effet, n'a répandu sur aucune autant de ces grâces nobles et douces qui nous rappellent l'idée de ses plus (barmans ouvrages : coupe de corps élégante, formes arrondies, gracieux contours, blancheur éclatante et pure , mouvemens flexibles et ressentis, attitudes tantôt animées, tantôt laissées dans un mol abandon, tout dans le cygne respire la volupté, l'enchantement que nous font éprouver les grâces et la beauté ; tout nous l'annonce, tout le peint comme l'oiseau de l'Amour; tout justifie la spirituelle et riante mythologie d'avoir donné ce charmant oiseau pour père à la plus belle des mortelles.

A sa noble aisance, à la facilité, à la liberté de ses mou- \ emens sur l'eau , on doit le reconnaître , non seulement cdnxfflé le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la nature nous ail offert pour l'art de la navigation. Son cou élevé, et sa poitrine relevée ei arrondie, sembleni en effet figurer la proue du navire fendant l'onde • son large estomac en présente la carène ; son corps, penché en avant pour cingler, se redresse à l'arriére, et se retèvé en poupe; SA queie un vrai gouvernail; ses pieds sont de larges rames, et ses grandes ailes demi-ouvertes au vont, et doucement enflées, sont les voiles qui poussent le vaisseau vivant, navire et pilote à la fois.

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