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336 MORALE RFLIGIKUM
nantesde gloire et de majesté, ci prêtante elle au peuple français l'héririei de lem Irène d et leni puissance. Oni , c'en de leurs Royales mains qne nous ayons reçu notre Rdonarque avec les Princei de ion auguste Maison. Qu'il vive, qu'il règne, qu'il trouve dam nous les seu t Iiikiis que ses prédéce iean trouvèrent toujours dans nos pères, toutes lesfoii qu'ils ne furent pas égarés par les fureurs dei paras.
Guerriers valeureux, vi>us, donl 1rs uns, blanchis dans les camps , se sont illustres par de hanta faits; dont les autres, trop jeunes encore pour avoir couru les mêi
hasards, brûlent de la même ardeur, défenseurs armés du trône et de la France; et nous aussi. Français de
tous les rangs, nous tous, éclairés parla même expérience, soyons animés des mêmes sentîmens. Le moment est venu de renouer pour jamais l'antique alliance de l'autel et du trône, de reconnaître hautement que les deux ancres de salut pour la France sont la religion et la légitimité. Fixons tous ensemble nos regards sur ce cercueil. Là repose le héros de la fidélité. C'est sur sa tombe qu'il faut abjurer nos erreurs et nos écarts, et protester plus que jamais de notre Inviolable dévouement à la foi comme aux enfans de saint Louis. Ainsi nous man lurons sur les traces du Prince, objet de nos regrets et de notre vénération; ainsi, chrétiens et Français, nous vivrons, nous mourrons fidèles à Dieu , au Uoi, à la patrie. L'Abbé Fhayssinous. Oraison funèbre du Piincede Condc.
Ll Conscience.
Partout nous rendons hommage, par nos troubles «■I par nos remords secrets, à la sainteté de la vertu (pie nous violons; partout un fonds d'ennui et de tristesse inséparable du crime nous fait sentir que l'ordréel Pin-
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quiet cl mobile ; il n'ose fixer le mur de la salle du festin , dans la crainte d'y voir des caractères funestes. Tous ses sens semblent devenir meilleurs pour le tourmenter : il voit au milieu de la nuit des lueurs menaçantes ; il est toujours environné de l'odeur du carnage; il découvre le goût du poison jusque dans les mets qu'il a lui-même apprêtes; son oreille, d'une étrange subtilité, trouve le bruit où tout le monde trouve le silence; et, en embrassant son ami, il croit sentir sous ses vêtemens un poignard caché.
CHATEAUBRIAND. Génie du Christianisme.
Même sujet.
Conscience! conscience! instinct divin; immortelle et i éleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borne , mais intelligent et libre; juge infaillible du bien et du n»al, qui rends l'homme semblable à Dieu! c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus bries, (]ue le triste privilège de m 'égarer d'erreur eu eneur, à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.
Grâces au Ciel , nous voilà délivrés de tout cet eilrayanl appareil de philosophie , nous pouvons être h un un. s sans être sa\ ans ; dispenses Je consumer nuire vie a l'étoile de la morale, nous avons à moindres Irais un guide plus as uu dans ce dédale immense d< .. opinions humaines. Mais ce u i , il Liut savon
le reconnaître et le suivre. S'il parle à tous les dm
pourquoi donc y eu a-l-il si peu qui l'entendent . i i st qu'il nous pifle la Langue de la nature que Unit non i i Lut oublier. La conscience est timide j elle aime la retraite et la paix, le monde et le bruil L'épouvantant ; les préjugés dont on la fait naître lonl se» plus cruels euue-
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3/,o MORALE RELIGIEUSE,
du genre humain. Au moîm fanioni propre d an misanthrope n'est que Murage el inutile ;,u monde : mail i eïui de ces faux philanthrope! esl battre et tyranntquej ils
(ironie lient toutes le-, mm lus de ta soi iété , et ils nefonl «le
la société aVon trafic dans lequel il. renient tout attirer •' eu*, ci asservit tons les citi misanthrope fait
plus «le peur et moins de mal. Un serpent qui
enlie les fleurs est plus à craindre qu'un .'mimai saw
qui s'enfuit vers . d<-- qu'il roui aperçoit.
Fénllon.
mes.
« Le ridicule, dit Raynal, est l'aune favorite des Français, a Mien* que d'antres, il esl rrai, ils savent l'aiguiser; mais cette arme , arec laquelle il est si dange reux Je les laisser jouer, t'est souvenl tournée contre eux-mêmes. Je ne parle pas seulement des conquêtes matérielles que notre légèreté nous a fait perdre, el Montesquieu nous rappellera, je parle surtout des obstacles qu'elle a trop souvent apportes au développement de nos lumières ci à notre ascendant prèsdi
« Il esl rare, dit La Bruyère, que relui qui lait rire se fasse estimer. » Faut-il en conclure que l'auteur si piquant, si gai des Caractères ait voulu proscrire l'innocente gaieté, ce don du Ciel, et n i !<• ridicule, ce remède si bon, quand il est bien administré f Non, ce a'est que l'indiscret otage que le judicieux moraliste .1 prétendu nous interdire , car il dit encore : « Il ne laut pat mettre le ridicule on il ne doit pas être. » C'est
là, en effet, le plus grand des torts où, surtout en France, puisse tondu i un écrivain; et ce tort, qui a eu sur nos mœurs, sui notre carat 1ère , sur les événement, l'influence la plus funeste, nous aurons trop souvent à le gighaler dans cette histoire. Pour en indiquer les COnsé-
[uences, < itons it i qui emples.
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:-;>2 MORALE KELIGIEtJSï
On « lu ii lu les rieurs, cl moi je !
nous dii La Fontaine lui-même qui , dans si belle fable de Vhilrmon et Bouds , remarque qu'un tehUmeni n aueur est le propre de [habitacle impie que les D
veulent détruire. Ce triste sentiment domine chez gens pour « ] t j î L'indulgente loidu Christ Benftole n'être
pas venue; et nous le trouverons en France ayant la pré
<li< ;iliuii de 1 mit Denis.
C'est encore un poiie i omique, Hegnard, qui a dit : L'homiiH est. «le sa naturel un anime! cjui rit;
Mais quand il rit à tort, je crois que , MBS BCrupuli On peut bien le nommer animal ridicule.
Le siècle le moins religieux <le notre histoire, le ,li\liuilicme, est celui qui a le plus malheureusement placé le rire. 11 ne faut pas en conclure pourtant que le rire excessif date en France de cette époque. La Fronde est plus rieuse, mais plus fram liement gaie aussi que II Régence
En remontant plus haut, ne verrons-nous pas, 'Luis un drame du treizième stèt \t , notre esprit railleur éclater, au sein de nos croisades mêmes, où nous courions armés de fer et d é'pigrainines contre le>; tnécréans Kl plûï au Ciel que nos armes légères n1 amais eu
d'autre btal !
En remontant jusques à saint Bernard, tue
morable époque où notre idiome ie développant at*
nos mœurs, pareil Sortit dtt langea maternels, nous trouverons un farcita (drame latin, farci de mots français) par un discqde d "Ahcilard , Bl nous verrons jaillir
de « eiie fan it>m- wu ridicule déplacé.
Mais remontons: tmeora, <•( , d'un pt«t franchissons
environ neuf cents ans : eli bien ! dans un de nos plus ancien! drames, empreint «le tous les caractères «l'une
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fiance, «pic noua n'arona pas craint, dèi le temps oV Brennue, d'aller jeta dans Rome, -'mx plus fiera des rarinquenra , un Malheur amx pesta us ! noua demanderions pourquoi les Romains désignaient par le même nom (gallus) nos pères l<s Gaulois <-i ce bruyanl gallin qui , de l'aveu de Pline, fait beur au Kon même, el qui , non nii.ins galant que belliqueux , sait vaincre el < hanta onquêtea; noua examinerfons iî l'esprit de hravadeet d'inaultante raillerie n'eat pas, depuis Homère, an traits (lisiinrtifs de l'eapril guerrier; enfin ric'eel sans raiaon «pie Caton l'ancien a rappro< bé dana notre caractère le double pencKant qui nous porte à bure en anème temps la guerre et de l'esprit i). .Mais nous levîeucu aur cette phrase de Pilluatre censeur, en remontant ioaqn à notre berceau, rarles nations ont une enfance quelquefois bien longue, et une jeunesse plus ou inoins orageuse : heureuses celles qui, comme la nôtre, sentent enfin le prix de la maturité !
Onésime Leroy. Théâtre Français,
Histoire de France. Inliod.
L Ainoui (te l.i Pan la
Aimer sa patrie, c'est faire tous ses efforts pour ipi elle soit redoutable au dehors et tranquille au dedans. Des victoires ou des traites avantageux lui attirent le respect des nations. Le maintien dea lois et des IIMBBII i peut seul affermir sa tranquillité intérieure; ainsi, pendant qu'on oppose aux ennemis de l'Etat des généraux ei des négocîateura habiles, il faut opposer à la licence et aux vices qui tendent à tout détruire, des lois et dea vertus qui tendent à tout rétablir : et de là quelle foule de devoirs , aussi essentiels qu'indispensables , pour
fi) Duas res consequilm }fm 'inlitairm et urgutè loqui.
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