‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 69 sur 141 · I :<*t ennemi* plut d · texte numérisé non relu

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MORALE RKLIGIEU81

la perte (Pu ne bataille; que vous respecteriea la décence publique , s'il roua fallut du courage p< ur la braver, el (|ui- la faite ave< lequel vous étales »eni

impuni* Ml une lâeheté autfi méprisable qu'insolente?

« Cependant vous osez vous approprier ma vous enorgueillir aux yeux des étrangers d'étn nés < 1 an ^ » clic \ ill.- qui a produit Solon et Aristide, de descendre de i es Héros uni ont fait sieouvenl 11 iompher mes armes.

Mais quels rapports y a-t-il de communs entre ees sages et \ous? Je dis plus: qu'y a-t-il de commun entre von. et vos aïeux:' Savez-vous qui sont |.s compatriotes et les enfans de ces grands honnie is vertueux ,

dans njf lqiie état qu'ils soient nés, dans quelque intervalle de trmps qu'ils puissent naître.

« Heureuse leur patrie, si, aux vertus dont elle s'honore, ils ne joignaient pas une indulgence qui coni our( à sa perte I hcoutez ma voix à votre tour, vous qui , de siècle en siècle, perpétuez la race des hommes précieux à l'humanité. J'ai étaldi des lois contre les crimes | je iien ai point décerné contre les vices, parce (|ue nia vengeance ne peut être qu'entre vos mains, et que vous seuls pouvez les poursuivre par une han-e rigoureuse . Loin de la ( onlcnir dans le sileme, il faut qne votn indignation tombe en éclats sur la licence qui détruit les mœurs, sur les violences, les injustices et les perfidies

qui se dérobenl à la vigilance des lois, sur la bueee probité, la fausse modestie, la fausse amitié et t viles impostures qui surprennent l'estime des lionii" et ne dites p., que lot temps sont i et qu'il laut

tiroir plus dt ménagemens pour le crédit des coupables : une \ i c in sans principes est une vertu sans reeeources : dès

qu'elle ne frémit pasà l'aspei tdefl s ires, elle en est souillée. ■« Songez quelle ardeur s'emparerait de vous , si tout à coup on vous annoiu fait <|ue l'eanemi prend les armes, qu'il est sur mis frontières, qu'il esl à vo» portes. Ce n'est pas là qu il se trouve aujourd'hui; il est au milieu

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un homme de bien à L'indigence , au trépas, au déshonneur, j'en prends a témoin les émotion» que vous éprouverez ; roua Terre» alors qu'il eit dans la d'attendrissement qui ra< bètenl des annâ s de peines* C'est alors que vous aurez pitié (Je vvux qui s'alarmci oui de vos succès., ou qui les oublieront après en avoir rccueilli le fruit.

Ne craignez point les envieux : ils trouveront leui supplice dans la dureté de leur caractère ; car l'envie est une rouille qui ronge le for. Ne « raigna pas la présence • les ingrats j ils fuiront la vôtre , ou plutôt ils la recherrheront, si le bienfait qu'ils oui reçu de roui fut accompagné et suivi de l'estime et de l'intérêt; car si vous eves abusé de la supériorité qu'il vous donne, \ous êtes coupables, etvotre protégé n'est qu'à plaindre. On a dit quelquefois : Celui qui rend un service doit l'oublier; relui qui le reçoit, s'en souvenir; et moi je vous dis que le second s'en souviendra, si le premier l'oublie. Et qu'importe que je me trompe ? Est-ce par intérêt qu'on doit faire le bien (i) ?

Barthélémy. / uyage d'Anacharsis.

Serwi vi l'.iti i. .

Tout homme en naissant contracte l'obligation d'aimer

sa patrie, et en se nourrissant dans SOU sein, il ratifie rengagement île vivre et de moorn pour elle. .M. us l.i

patrie, ayant divers besoins, n'exige pis de tous ses

enfans les mêmes lacrificea : les mis versent leur SSJIg dans les combats , !<■> autres SITOSCSll nos < .impagnes de

leurs sueurs, d'autres «. levant les mains ;ui i tel , prient

pour notre prospérité, ou pleurent sur nos ri unes, tandis (i) Voyez Ici Leçon* Latines anciennes, t, 1.

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35o MORALE RELIGIEUSE,

reçoit comme en dépôt la sûreté de nos campagnes , le repos de nos villes, la vie, la liberté de ses frères: il devient lVpée <-l le bouclier de celui qui n'en I point , ou dont le bras, trop faible pour les portci . M s.iui.ui en faire usage : > t Dieu lui dit, comme à Josue , comme à Gé.déon , comme à tous les chefs de ion peuple : « Allez, voici mes ordres; soyez vaillans !.... »

De NoÉ. Discours pour une Bénédiction des Drapeaux.

Les jeunes gens corrompus de bonne heure sont inhumains et cruels; le jeune homme sage jusqu'à vingt ans est le meilleur et le plus aimable des hommes.

J'ai toujours vu que les jeunes gens corrompus de bonne heure étaient inhumains et cruels ; leur imagination, pleine d'un seul objet , se refusait à tout le reste ; ils ne connaissaient ni pitié, ni miséricorde; ils auraient sacrifié père et mère, et l'univers entier, au moindre de leurs plaisirs.

Au contraire, un jeune homme , élevé dans une heureuse simplicité , est porté par Les premiers moavemens de la nature vers les passions tendres et affectueuses : suu cœur compatissant s émeut sur les peines de ses semblables ; il tressaille d'aise quand il revoit son camarade ; ses bras sa\ eut trouver des étreintes caressantes, ses yeux savent m larmes d allendrisseu.e nt ; il est sensible

à la honte de déplaire, au regret il avoir offensé. Si 1 ardeur

d'un san oll.imme le rend vif, emporté, colei e ,

on voit, le moment d après, toute la boute île son cu-ui dans l'effusion de son repentir ; il pleure, il gémit sur la blessure qu'il a laite; il voudrait, au prix de son m racheter celui qu il a verse : tout son emportement teint, toute sa fierté s humilie devant le sentiment d< laute. Est-il offensé lui-mcuie;' au lort de sa lureur, une

oi PHILOSOPHIh l'K \ IHM l

escusc, un m<

d'aussi boncurur 1

l âge ni tic la vengeance, m >1<- i.i de la ( ciiinn

< ' la soutiens, et je ne rraio. ''trr dém

, uti enfant qui n'est pas mal iw , « : ri juaqu innocent

âge, le |>l m généreux, le me il jnt et le

aimable de tous les h

i Rousseau. Emile.

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