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Achille a son Homère ; l'éloquence s'épuise pour leur donncrdu lustre. L'appareil dei éloges est donne à 1 usac;e et à la vanité ; l'admiration secrète et les louanges réelles et sincères, on ne les donne qu à la vertu el a la rérité.
Et en effet, le bonheur ou la témérité ont pu faire des héros ; mais la vertu toute seule peul forma d<- grands hommes. Il en route bien moins de remporter des victoires que de se vaincre soi-même. 11 est bien plus aisé de conquérir des provinces et de dompter <!<••> peuplé! que de dompter une passion. La morale même des païens en est convenue : du moins les combats OU président la fermeté, la grandeur du courage, la s< il militaire, sont de ces actions rares que l'on peut complet aisément dans le cours d'une longue \ n- ; et quand il ne faut être grand que certains momens , la nature ramasse toutes ses forces, et 1 orgueil, pour un peu de temps, peut suppléer à la vertu. Mais les combats de la Foi sont des combats de tous les jours : on a affaire à dvs ennemis qui renaissent de leur propre défaite ; si vous vous lassez un instant , vous périssez. La victoire même a ses dangers ; l'orgueil, loin de vous aider , devient le plus dangereux ennemi que vous ayez à combattre ; tout ce qui vous environne fournit des armes contre vous ; votre cœur luimême vous dresse des embûches : il faut sans cesse recommencer le combat : en un mot, on peut être quelquefois plus fort ou plus heureux que ses ennemis ; mais qu il est grand d'être toujours plus fort que soi-même i !
Massillon. Petit