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Passion sublime, sentiment «les grandes âmes, bonheur du monde, devant lequel tous les mauv dispfti aissent on s'affaiblissent , et tous les biens s'embellissent
(>) Voysa les /.« rv/i I .>«•* , t- II.
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e'pais et les plus solitaires , il \a pleurer relui fjuil a perdu, se nourrir de ses regrets et de l'image de son ami, et consumer dans la douleur un coeur dont les sentimens ne peuvent plus s'épancher, une vie qui n'était pas pour lui , et qui lui est devenue inutile
Quelquefois, lorsque les ombres régnent sur la terre, il < i oit distinguer son ami au milieu d'une bible lutni il lui parle, hélas! comme s'il pouvait l'entendre; il charme sa douleur par cette dou< <• el < ruelle illusion ; il court embrasser cette ombre li chérie, il ne remontre que .les i.nelnes insensibles , et ne retnune dans son cœur que les regrets les plus ruisans : il le redemande à la nuit, il le redemande au jour ; et, ne pouvant [dus supporter le faix de ses amertumes, de ses chagrins et de sa porte , il succombe enfin à sa douleur, et meurt en prononçant le nom de son ami. O céleste amitié! pourquoi tes flammes pures ne consument-elles pas toutes les âmes? Pourquoi si peu de mortels t'ont-ils dans le cœur , lorsque tous t'ont sur les lèvres ? Et pourquoi ton nom, que la vertu seule devrait prononcer, a-t-il si souvent servi à voiler de noires trahisons et des complots sinistres (i) ?
LaCÉPÈDE. Poétique de la Musique.
L'extrême grandeur et la dernière petitesse de la Nature.
La première chose qui s'offre à l'homme quand il se ■OÙ COTpS, r est-à-dire une rei Lune portion de matière qni lui est propre. Hais, poweomprearire
Cfl <) u elle est , il faut qu d la i ompaie .i\ei tout < e ipii est au-dessus de lui et tout œ qui est au-dessous , afin dire, onnaîlre SCS justes DOI IMS.
Qu'il ne s'arrête dune pas à regarder simplement les
(i) Voyez t. U ; et les Loym Latines «nuennef et m<jd<mcs.
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. eptible lui Bénie dans le s<in (lu tout, soit maintenant un colosse . un monde , ou plutôt on ton! à lézard de U dernière petitesse <>u l'on ne peut irriver f
Pascal.
Faiblesse I i
Ckt état, qui tient le milieu entre les extrêmes, se trouve eu I ou te-, nos puissances. Nos sens ■'aperçoivent rien d'extrême : trop de bruit nous assourdit, trop <le lumière noua éblouit, trop de distance et trop de proximité empèi lient la vue, trop de longueur et trop de l»r ie\ été obscurcissent un discours, trop de plaisir incommode, trop de consonnances déplaisent ; nous ne sentons ni l'extrême chaud ni l'extrême froid ; les qualités ■ ssives nous sont ennemies, et non pas sensibles; nous ne les sentons plus, nous les souffrons. Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l'esprit, trop et trop peu de nourriture troublent ses actions, trop et trop peu d'instruction l'abêtissent. Les choses extrêmes sont pour nous comme, si elles n'étaient pas, et nom sommes pointa leur égard : elles BOUS échappent, ou nous à elles
La faiblesse de la raison de l'homme parait bien da\an tage en ceux qui ne la connaissent pas qu'en ceux qui la connaissent. Si on est trop jeune, on ne jw lien j
si on est trop vieux, de même; si on n j pas
assez, si on y songe trop, on s'entête, et Ton ne peut
trouver la rente. Si l'on considère son omrage bacon tinent après 1 avoir fait, on en est encore tout prévenu ; .si trop long temps après, on n'y entre plus. Il n'y a qu'an
point indivisible qui soil le véritable lieu de \oii les tableaux; les autres sont trop pics, trop loin, trop haut, trop bas. La perspective 1 assigne dans l'art de la peinture; mais, dans la vérité et dans la morale, <pii l'assignera f
i h pu ii rioii