‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 72 sur 141 · DU · texte numérisé non relu

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Rappelez seulement Lei victoires, les pi les traités glorieux, les magnificences, les événemens pompeux des premières années de ce n-gne. Vous y tou- ( In-/, ein ore ; vous en avez été, la plupart, non seulement spectateurs, mais vous en avez partage les péril* et la gloire : ils passeront Jans nos annales jusqu'à nos derniers neveux j mais pour vous, ce n'est déjà plus qu'un songe, qu'un éclair qui a disparu, et que chaque jour efface même de votre souvenir. Ouest ee donc que le peu de chemin qui vous reste à faire ? Croyons-nous que les jours à venir aient plus de réalité que les passés ? L années paraissent longues quand elles sont encore l'un de nous; arrivées, elles disparaissent, elles nous e< happent en un instant, et nous n'aurons pas tourné la tête que nous nous trouverons, comme par un enchantement, au terme fatal qui nous paraît encore si loin , et ne devoir jamais arriver.

Regardez le monde tel que vous l'avez vu dans vos premières années, et tel que vous le voyez aujourd hui. I nouvelle Cour a succédé à relie que vus premiers ans ont vue j de nouveaux personnages sont montai sur la scène ; les grands rôles sont remplis par de nouveau! acteurs, ce sont de nouveaux événemens , de nouvelles intrigues, de nouvelles passions, de nouveaux' héros dans la vertu

comme dans le vice, qui foui le sujet des Louanges , des

dérisions, des censures publiques : un nouveau inonde s'est élevé insensiblement , et ..ins que vous vous i aperçu, sur les débris du premier.

Tout passe avec vous et comme VOUS ; une rapidité (pie rien n'arrête entraîne tout dans les abîmes de I é- Lernité ; nos ancêtres nous en (rayèrent hier le chemin, et nous allons le Graver demain à ceux qui viendront

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3i,m MORALE RELIGIEUSE

en effet 1 Combien de pauvres dont les gémissemens sonl trop faibles p« »ur renie jusqu'à nous, 1 1 dont on ne veul pas s'approcher pour se mettre en < 1 » • \ < . î r * I . écouter! Combien de pauvres abandonnés I Combien

<]c désolés dans les prisons! Combien de langui (Lins les hôpitaux ! Combien de honteux dans les familles particulières! Parmi ceux qu'on connaît pourpamet dont on ne peut ni ignorer ni même oublier le douloureux état, combien sont négligés! combien sont durement traités ! combien manquent de tout, pendant que le riche est dans 1 abondance, dans le luxe, dans les délices! S'il n'y avait point de jugement dernier, voilà ce que l'on pourrait appeler le scandale de la Providence, la patience des pauvres outragés par la dureté et par l'insensibilité des riches (i).

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