‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 75 sur 141 · OU PHU · texte numérisé non relu

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MOB \ll. RELIGIEl

I i Solitude i .-.ni I Homme d<

Mom m i s «lu monde iî fiei i de \ on e poli avantages, souffres « j i j <• je- vous dise 11 vérité : ce n'est |.iin.ii. parmi vous que 1 " < > h fera ni que l'on pensera de grandes i boaea. Nous poli

le génie : qu'a— t-il besoin de rnemem

grandcurfaii sa beauté. Ce ' lolitudeqne l'homme

de génie est ce qu'il doit êtn k qu'il rassemble tontes

les foi < ''s de son Ime. Aurait-il besoin des bomme i ? n'a t-il pas avec lui la nature ? 'i il ne la i "it point à travei • Les petites formes de la société! mais dans sa grandeui primitive , dans sa beauté originelle el pun I la solitude que toutes l«'s In mes laissent une tra<e, que tous les instans sont représentés par une pensée, que le temps est au sage , <t le sage à lui-même. C'est dans la solitude surtout que l'âme a toute la vigueur de l'indépendance. Là elle n'entend point le bruit des . haines que le despotisme et la superstition secouent sur leurs • i l.»v<s: elle est libre comme la pensée de Tbomme qui existerait seul (i). Thomas. Eloge de Desca

Les Plaisirs naturels et l'Indépendance de ut Vis chagnpét opposés hi\ Plaisirs Eactii es et i la Seivitude des villes.

EUTHYMÈNE nous parlait avec plaisir des travaux de la

campagne, avec transport des agrémens de la vie cfa

pèlie.

Un soir, assis à table devint sa maison, sous de superbes platanes qui m courbaient an-dessns de nos tel

il nous disait : « Ou and je nie promène dans mon ebamp ,

tout rit, tout s'embellit 1 mes yeux. Ces moissons,

arbres, «es plantes, n'existent que pour moi, ou plutôt

(i)Voyes, i il an saorceau da menu i Thomas

fables et Allégories.

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fruits délicieux que nous avons cueillis de nos mains? Et quel goût ne prêtent pas a nos ilitteni des travaux qu'il est si doux d'entreprendre, même dans Ici u ' •"«<"«' s de l'hiver et dans les chaleurs do Pété, dont il « doux de se délasser, tantôt dans l'épaisseur des bois, au souffle des zéphyrs, sur un gazon qui invite au somneil . tantôt auprès d'une flamme étincelante, nourrie par des troncs d'arbres que je tire de mon domaine, au milieu de ma femme et de mes enfans , objets toujours nounx de l'amour le plus tendre , au mépi il de i es \ ents impétueux qui grondent autour de ma retraite, sans en troubler la tranquillité !

« Ali! si le bonheur n'est que la sauté de l'âme, M on pas le trouver dans le.-, lieux où règne une juste | portion entre les besoins et les désirs, où le mouvement est toujours suivi du repos, et 1 intérêt toujours accompagné du calme fr)Fs

BARTHÉLÉMY. Voyage oVAnacharsis.

Bonheur de l'Obscurité.

Heureux aujourd'hui celui qui, au lieu de parcourir le monde , vit loin des hommes ! Heureux ( elui qui ne connaît rien au-delà de son horizon, et pour qui le village voisin même est une terre étrangère! il n'a point I a son cœur à des objets aimés qu'il ne reverra plus , ni sa réputation à la discrétion des médians. Il croit que l'innocence habite dans les hameaux, l'honneur dans les palais, et la vertu dans les temples. Il met sa gloire et sa religion à rendre heureux ce qui t'environne. S'il ne voit dans ses jardins ni les fruits de l'Asie ni les ombrages de l'Amérique , il cultive îles plantes qui font la joie de sa femme et de ses enfans. 11 n'a pas besoin des monumeiis de l'architecture pour ennoblir son paysage. Un ai lu à

(i) Voycr f. Il , et les Leçons Latines ancienne* et modernes.

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La Vie champêtre.

Nous avons tous un goût naturel pour la \ îedwiuélre. Loin du fracas des villes et des jouissance* factices (pâleur vaine et tumultueuse société peut offrir, arec quel plaisir vivement ressenti nous allons y respirer Pair de la santé, de la liberté, de la paix !

Une scène te prépare plus intéressante mille fois que toutes celles que l'art invente à grands frais pour vous amuser ou vous distraire. Du sommet de la montagne qui borne l'horizon, l'astre du jour s'élance brillant de tous ses feux. Le silence de la nuit n'est encore interrompu que par le chant plaintif et tendre du rossignol, ou le zéphyr léger qui murmure dans le feuillage, ou le bruit confus du ruisseau qui roule dans la prairie ses eaux et incelantes. Voyez-vous ces collines se dépouilln par degrés du voile de pourpre qui les recèle, ces moissons mollement agitées se balancer au loin sous des nuam es incertaines, ces châteaux, ces bois, ces chaumières, bizarrement groupés, s'élever du sein des eapeura, im se dessiner en traits ondoyans dans le vague a/.ure des airs? L homme des champs s'éveille. Tandis que sa robuste compagne fait couler dans une urne grossière le lait de vos troupeaux, le voyez-vous ouvrir gaiement un pénible sillon, ou, la serpe à la main, émondei en chantant l'arbuste qui ne produit que pour vous ses fruits sa\ oui.

Cependant le soleil s'avance dans sa carrière enflammée :

l'ombre, comme mie vague immense, roule et se pn pite vers la gorge solitaire d'où s'échappent les eaux du torrent; lèvent fraîchit, l'air s'épure; une abondante

rosée tombe en perles d'argent sur le velours des fleurs, ou se résout en étincelles de feu sur la naissante verdure. O combien voire àme est émue ! quelle fraîcheur délicieuse pénètre alors ^ I comme elles sonl conso*

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