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418 MORALE RELIGIEUSE, -t..
(i.i rompus pour devenir lions ; ils admirent le secours des Dieux qui les ont conduits, comme par la main, à la vertu , au milieu de tant de périls.
Je ne sais quoi de divin coule sans cesse au travers de leur cœur comme un torrent de la Divinité rrn-me qui s'unit à eux; ils voient, ils goûtent qu*ils sont heur< et ils tentent qu'ils le seront toujours. Ils chantent les louantes des Dieux, ils ne font tons ensembleqii*nne seule voix , une seule pensée, un seul ro'ur , une nu* nu- félicité qui fait comme un flux et reflux dans ces âmes unies.
Dans ce ravissement divin, le -nient plus rapi-
dement que les heures parmi les mortels; et te pendant mille et mille siècles éeonlés n'ôtent rien à leur félicité toujours nouvcdle et toujours entière. Ils régnent tous ensemble, non sur des trônes que la main des hommes peut renverser, mais en eux-mêmes avec une puissance immuable; car ils n'ont plus besoin d'être redoutables par une puissance empruntée d'un peuple vil et misérable; ils ne portent plus ces vains diadèmes, dont 1 éclat cache tant de craintes et de noirs soucis : les Dieux mémi les ont couronnés de leurs propres mains avec des couronnes que rien ne peut flétrir (i).
FÉNELON. Téiemat/ue, liv. XIX.
(i) Voyez les Leçons Lotim es et modernes , iuCiik