ii écrire , m
••tire une certaine vente. Il n eul pat plut loi
/t3o LETTRES.
comme vous le dites , l'aveu d'une vérité peut me procurer ma délivrance , j'obéirai à vos ordres de tout mon cœur , et avec une entière soumission. Que \ Grandeur ne s'imagine pas que voire bHVN femme puisse jamais être amenée a reconn.iîti e une faute tl«»rit la seule panée ae lui est pas venue dans l'esprit. Jai
l'rinee n'a eu une femme plus fidèle à t<>us ses de\ oirs ,
plus remplie d'une arn dressa liocère , nue celle que rousavea trouvée en l.i peiadnne d'Anne de Boulen,
nui .un. lit pu se contenter de ce nom et deson état, s'il avait pin .1 Dieu el à Voire (ir.indeur de l'v laisser. Mais, au milieu de mon éle\ atioti et de la Royauté ou vous m'avi'/. admise, je ne nu- suis jamais oubliée au point de ne pas craindre quelque reved pareil | relui «pu m'arme aujourd'hui. Comme Cette élévation n'avait pas un fondement plus solide que le goût passager que vous avez eu pour moi, je ne doutais pas nue la moindre altération dans les traits qui l'ont fait Battre ai frit capable de vous faire tourner vers quelque autre objet. Vous m'avez tirée d'un rang inférieur pour m élever .' la Eloyanté et à L'auguste rang de votre compagne; • '•lie grandeur était fort au-dessus de mon mérite, ainsi que de mes droits. Cependant) si nous m"a\e7. cmedi| de cet honneur, ne souffrez pas, grand Prince, qu'une inconstance injuste on que les mauvais conseils de i ennemis me privent île votre laveur royale. Ne p mettez pas qu'une tache aussi noire et aussi indigne que celle de vous avoir été infidèle, terni putaùon
de votre femme et celle de la jeune PrineeSM VOÉTC lille.
Ordonnes donc, A mon Roiyqne l'an instruise mon
proies, mais que l'un se les lois de la justice,
ne permette/, pas que mes ennemis pu es soient mes BCCU sateurs et mes juges. Ordonnez même que mon pn nie soit fait eu public : ma fidélité ne craint point d I Heine par la boute. VOUS verre/ mon îiinoo'ih
bée, vos soupçons levés, votre esprit satisfait, et la ta-
I hï'HOs
■ i de tout I-- ui-.tiM \ i
ordonner de moi \ ' • andeur p«-ut
\r garai
I I dertnl I ■
liulli. ni
i ail uni- < <t égard.
I ,!. .. 4ii île me pn «*
Irjiim.
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<•» m>tce»pnnrTi innnmnay
:it rrln ut de moi dam
i is-.ii , i, jiKun mal. Si |aank
iir\*nt MM, m |jnia. U i H l!
cet»t demaml mportunerai phn nv qne*
Anna di Borta».
43a LETTRES.
RdpOUM «Jn Vicomte .lOit. , . .>mm:lil.J..ul ,|r r.,v,,ni.f, ..
Chanta l\, mm Un .\.ut erdonné de Inrs mmcki Isa ProtesUns.
Sire,
J'ai communique li' commandement de Votre Majesté
.1 ses fidèles babil union :
je n'y m trouvé que de boni citoyens el braves soldats,
niais pas un liouneau. C'est pourquoi eUS SI ni. »i >up (.lions lie. -Imml. liment VotfC Majesté de fOuloîl bien
employer nos bra possibles : quel-
que hasardeuses qu'elles soient, nous y initiions ju-.
la dernière goutte de notre sang.
Balzac au Cardinal do la Val'
Monseigneur,
L'espérance qu'on me donne depuis trois mois que VOUS devez passer tous 1rs joui 1 eu ce pas s, m'a empè. lie jusqu ici de ^ ous écrire, et de me sei % ir .le i 1 seul moyen qui nie reste île m'approchei .le \otre [>•■[ sonne.
A Rome, vous mai (lierez sur des pierres «|"i OOl été les Dieux de Casai el de Pompée; roos considérerai l.s ruines de ces grands ouvrages, dont la vieillesse est encore li elle, et \ ous VOUS |>i oineneie/. tOUS les jouis parmi
les histoires el les fables; ■ail ce sont des asunttesnone
il un esprit (pu se coiiteule de peu , et non pas les oi. u-
pationi d'un homme qui prend plaisir de ni Ians
l'orage. Quand vous .nue/, vu le Tibre , au bord duquel
h Romains ont fait l'apprentissage de lettre victoi el commencé ce long des» in qu'il* n'achevèrent qu'aux
extrémités de la terre ; quand vous serez monte au Capi-
,,u ih « r • h \>ré%mi
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tauirr en raêtae
i furur a ' I *"«
'«•» moolMon ilat coofin» «Ju Mariée Iqwt» m «I«i ê* M
LETTEB&
Mademoiselle, de me von entre ces messieurs-là , et vous eussiez cru qu'ils m'all. lient rouper la gorge. De [M-ur d'en être volé, je m
é< iit , «1rs le soir, à leur capitaine, Je ni- \euii Sj | uni
pagner, et de se trouver en mon chemin , et qu il a fait,
«:i j'.ii iî été quitte pour trois pistolet. .Mais surtout, je voudrais <|u.- vous eussiez \u le 1 1 1 1 1 1 < - de m • 'ii i" Je mon valet, qui croyaient que je les a\ .ii» menés à la bouchei ie.
■ iî in de leui lieui
ou il ) a\ ni le, M la, sans dl)
couru plut de dangers. On m'a interrogé; j'ai dit que i étais .Vi\ o) .n.l : <•( , poui li parlé f
le plus qu'il m'a été possible , i omme M. de Vaugelas (i) : sur mon mauvais accenl , ils m'ont laisse passer. Klegai
;>i je ferai jamais de beaux distours qui me valent tant, et, s'il ni ilt pas été Lien mal à propos qu'en cette occasion, sous ombre que je suis à l'Académie, je me fusse piqué île parler boa français. Au sortir delà, je suis aune a Savone, on j'ai trouvé la mer un peu plus émue qu'il ne faillit pour le petit vaisseau que j'a\.iis | et néanmoins je suis , Dieu merci, arrivé ai a bon port Voyez, Mademoiselle, combien de périls j'ai courus dans un jour. Enfin, je suis et happé des, bandits, des Espagnols, et de la mer.
Pascal k la Reine Christine (2).
Madame, Je s.(is que I elfe Rfaj ratai éV tarée et savante
que puissante et rna^n.in une. Voila la raison qui m'a
(t) H 1 1 1 plus inmiiiunr spini
toujours conservé l'oottut de son pays natal. (2) Lu lui dtJiaat bvu euvr.ifcc sur lu Jioukuc
1 | axt
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M narqur , i U
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Madame <ic Maintenoo i Madame de Montespan (i). Madame,
Voiri le plus jeune des autours qui vient vous demander votre protection pou mi ouvrages. Il aurait hiiii voulu, pour les mettre au jour, attendre qu'il eût huit ans accomplis : mais il a eu peur qu'on ne le soupçonnâl d'ingratitude, s'il i ùi »'-i< plus <lc sept ans au monde sans vous donm i des marques publiques de sa reconnaissance.
En effet , Madame, il vous doit une bonne partit- de tout ce qu'il est. Quoiqu'il ait eu une naissam <■ anei heureuse, ef qu'il \ ait peu d'auteurs que le Ciel ail regardés aussi favorablement que lui , il avoue que votre conversation a beaucoup aide à perfectionner en sa personne ce que la nature avait ( ommenré. S'il pense avec quelque justesse, s'il s'exprime avec quelque grâce , et s'il sait faire déjà un assez juste discernement des hommes, ce sont autant de qualités qu'il a tâche «le vous dérober. Pour moi, Madame, qui connus tes plus secrètes pensées, je sais avec quelle admiration il vous écoute, et je puis vous assurer avec vérité qu'il vous étudie beaucoup plus volontiers que tous ses livres.
Vous trouverez dans l'ouvrage que j<' vous présente quelques traits assez beaux <le k'Hii loire ancienne : mais il craint que, dans la foule des événemens merveilleux qui s.iui arrivés de nos jours, nous ne lovons guère
touchés de tout ce qu'il pourra vous apprendre des siècles
(i) Cette épitre dédicatoire fut mise par Mm« il< M.uiilciion à la tête de quelques truihji.il. >ns faites i1 u s, mi élève , la jeune «.lue «lu Maine, BJl de Louis XIV et de Mmc de Mon Us) mu. Ella pérorent en 1678, sous le titre aŒwrtt aVvtrvei **un mttw
île sept ans.
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se ressouvenir d'une femme qui loi touche d'assez près, d enfans sana l»icn , et do sujets dans l'oppression.
Le Marquis de Feuquières à Louiï XI \ , en laveur de son fils (i).
APRÈS avoir mis détint les yeux de Dieu toute ma vie, que je vais lui rendre, il ne me reste plus rien à faire avant de la quitter, que de me jeter aux pieds de Votre Majeité. Si je 'rov.iib avoir plus de vingt-quatre heures à passer encore eu Ce inonde, je n'oserais prendre la liberté que je prends. Je sais que j'ai déplu à Votre Majesté : ei , quoique je ne sache pas précisément en quoi, je ne m'en rrnis pas moins coupable.
J'espère. Sire , que Dieu me pardonnera mes pec!< parce qtie jVn ressens en moi un repentir bien sincère. Vous êtes 1 image de Dieu , et j'ose vous supplier de pardonner au moins à mon fils des fautes que je voudrais avoir expiées de mon sang. Ce sont celles, Sire, qui ont donné à Votre Majesté de l'éloignement pour moi , et qui sont cause que je meurs dans mon lit au lieu d'empleyér à votre service les derniers momens de ma vu- et la dernière goutte de mon sang, comme je lai toujours souhaité.
Sire, au nom de ce Roi «les Rois devant qui j paraître, daignez jeter îles yeux de compassion sur un iiis unique que je !ais>e dans < e n, M le sans appui, sans bien : il est innocent de mes malheurs, d est d'un qui a toujours bien servi Votre M ijcsté. Je prends confiance en la boule de votre rœur: et, après \ avoir encore une fuis demande pardon, M vais me re-
(i) Le m;irquis de Frinjuhi. éi ivft cette lettre doUM beurea avant sa mort. Le Roi la lut; il en fut touche, et accorda au Illusions du |>cre.
Il III
iiirtlrr min- !«■ m. un I > • , |
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Voltaire ii Milord Hai\r\ , garde dt* »c««ui d'Anglete:
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