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Nommes-moi don< , Milord, an s in qui aitattiré
« > 1 1 • /. lui plus d'étrangers habiles, el qui ait plus encouragé le mérite dani lei sujets. Soixante le l'Eui ope i et urenl .1 la i<>< de loi , étoi 1 «l'eu être conmu.
<• Quoique le Koi ii<- s.ut pas \ otre Souverain) leur écrivait M. Colbert, il veut être votre bienfaiteur ; ilma commandé de roui envoyer la lettre de change ci-jointe, tomme un gage de son estime. •> l d liolu-mien, un Danois, recevaient de ces lettres datéi Veisailles.
Gmillemini hàiii nne maison .1 FI01 en» e , des bienfaits de
Louis XIV ; il mil le nom de D R CM MU 1«' front isj.
et nous m- \ ouïes pas qu'il soit à la tète du sie< le dont je
parle!
Ce qu'il a fait dans son Royaume doit servir à jamais d'exemple. Il chargea de l'éducation de son fils et de son
petit iils les plus eloquens et les plus savans hommes de l'Europe. Il eut l'attention de placer trois entan Pierre Corneille, deux dans les troupes 1 et I autre dans l'Eglise. Il excita le mérite naissant de Racine par un prétenl considérable poni un jeune homme Ini onnn et sans bien ; el , quand 1 e génie se tut perfectionné, ses talent .
qui souvent sont l'exclusion de la foi lune , firent la sienne. Il eut plus que de la fortune, il eut de la faveur , et quelquefois la familiarité d'un mettre dont no regard était un bienfait ; il était en 1688 et 1 1 Kg, de ces voyages de Marl>, tant brigués par les courtisans; il couchai! dans la < hambre du Roi pendant ses maladies , et Ini lisait t hets -d'ii-u\ re d'éloquent e el de poésie qui décoraient 1 e
heau règne.
Louis XIVsongeait à tout, il protégeait lésai edémies . et distinguait ceux qui se signalaient 11 ne prodiguait
point sa faveur a U genre de mente .1 l'exclusion .lean 1res , comme tant île Prim es qui favorisent , non ce qui
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le siècle du C/ar Piérr*. N < ms .h ronr lue/, que je M «lois pas appelé, le siffle j.assr le siècle de Louis XIY. H me semble que la différence est bien palpable : le Czar Pierre s'est instruit chez les autres peuples; il a porte leurs arts chez lui : mais Louis XIV a instruit les nations ; tout, jusqu'à ses fautes, leur a été utile. Les protestans qui ont quitté ses Etats ont porté chez vous-mêmes une industrie qui faisait la richesse de la France. Comptezvous pour rien tant de manufactures de soie et de cristaux ? Ces dernières surtout furent perfectionnées chez vous par nos réfugiés, et nous avons perdu re que vous avez acquis.
Enfin, la langue française, Milnnl , est devenue presque la langue universelle. A qui en est-un redevable .' Kl, lit-elle aussi étendue du temps d'Henri IV? Non sans doute ; on ne connaissait que l'italien et l'espagnol. Ce sont nos excellens écrivains qui ont fait ce changement. Mais qui a protégé , employé, encouragé ces excellens écrivains? C'était M. Colbert, me direz- vous : je l'avoue, et je prétends bien que le ministre doit partager la gloire du maître. Mais qu'eût fait un Colbert sous un autre Prince, sous votre Roi Guillaume, qui n'aimait rien, sous le Roi d'Espagne Charles II , sous tant d'autres Souverains ?
Croiriez-vous bien, Milord , que Louis XIV a réforme- le goût de sa Cmir en plus d'un genre? Il choisit Lulli pour son musicien , et rtta le privilège à Cambert, parce que Cambert était un homme médiocre, et Lulli
un homme supérieur. Il savait distinguer l'esprit du génie j
il donnait à Quinault les sujets de ses opéras; il dirige ut les peintures de Le Brun : il souten tit Roileau , Racine et Molière contre leurs ennemis ; il encourageait les arts utiles comme les beaux-arts , et toujours en Conn lissante de cause; il prêtait de l'ar-ent à Van Rohais pour établir ses manufactures ; il avançait des millions à la compagnie des Indes qu'il avait formée; il donnait des peu-
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Ji rous aime trop «. ma chère nièce, pour ne •
dire vos vérités ; je les dis bien Ml demoiselles de Sainl- Cyr, et comment vous négligerais je, vous que je regarde comme ma propre fille? Je ne sais si «'est roui qui leur inspires la fierté qu'elle- oui , ou si ce sont elles qui nous donnent celle qu'on admire en vous. Qaoi qu il en loti , vous serez, insupportable si vous ne devenez humble. Le ton d'autorité que vous prenez ne ronvienl point.
Vous rroyez-vous un personnage important, pan e que nous êtes nourrie dans une maison où le Roi va tous les jours? Le lendemain de sa mort, ni son successeur ni tout ce qui vous caresse ne vous regardera, ni vous ni Saint-Cyr. Si le Roi meurt avant que vous soyez mariée, vous épouserez un gentilhomme de province avec peu de bien et beaucoup d'orgueil. Si, pendant ma rie, vous épousez un seigneur, il ne vous estimera, quand je ne serai plus, qu'autant que vous lui plairez; et vous ne lui plairez que par la douceur, et vous n'en avez point. Je ne suis pas prévenur (outre vous; mais je nois en vous un orgueil effroyable. Vous savez l'Evangile par cœur: et qu'importe, si vous ne vous conduites point par ses maximes !
Songez que c'est uniquement la fortune de votre tante qui a fait celle de \olre père, et qui fera la vôtre, et moquez-vous dm respect! qu'on vous rend. Vous vou driez vous élever même au-dessus de moi : ne vous flattez point ; je suis très peu de I h ose, et \ ou s n'êtes rien*
Je vous parle comme i une grande fille, parce que
vous en avez Pespiit. Je consentirai! de bon cœur que
\ous eu eussiez moins, pourvu que TOUS perdissiez Cette présomption ridicule devant les hommes, et criminelle
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