MORCEAUX ORATOIRES
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oui été ; mais cessons en mé'me temps d'être surpris de Ce que nous sommes, en jetant les yeux sui 1. peu que nous faisons pour arriver à la même gloire à laquelle ils sont parvenus (i).
D'AGUESSEAU. Décadence du Barreau.
Union de la Philosophie « t de l Eloquence ('i).
C'est en vain que l'orateur se flatte d'avoir le talent de persuader les hommes, s'il n"a acquit celui de les conuiltre.
L'étude de la morale et celle de l'éloquence sont nées en même temps , et leur union est aussi anôeane duu le monde que celle de la pensée et de la parole.
On ne séparait point autrefois deux sciences qui, par leur nature , sont inséparables : le philosophe et l'orateur possédaient en commun l'empire de la sagesse; ils entretenaient un heureux commerce, une parfaite intelligence entre l'art de bien penser et celui de bien parler; et l'on n'avait pas encore imaginé cette distinction injurieuse aux orateurs, ce divorce funeste à l'éloquence, de l'esprit et de la raison , des expressions el «les sentimens, de l'orateur et du philosophe.
S il y avait quelque différence entre eux, elle étail tout à l'avantage de l'éloquence : le philosophe se conlentaitde convaincre, l'orateur s'appliquait à persuader.
L'un supposait ses auditeurs attentifs, dociles, favorables; l'autre savait leur inspirer l'attention , Indocilité, la bienveillance.
L'autorité des mœurs, la sévérité du discours, l'exarte rigueur du raisonnement, faisaient admirer la philoso-
(i) Toujours, autant «lu moins qu'il nous a êti poMlMe, le premier morceau il. ehaqOC ■ m, . m ■ -t le précepte ou l'exemple.
(a) Ce morceau, comme principe général, nous « p"'i llr nature I n'être pas séparé du précédent
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45o D1SCOUUS
D'OÙ sont sortis ces effets surprenans d'une éloquence plus qu'humaine? Quelle est la source de tant de prodiges, dont le simple récit fait encore, après tant de siècles, l'objet de notre admiration ?
Ce ne sont point des armes préparées dans l'école d'un déclamateur ; ces foudres, ces éclairs, qui font trembler les Rois sur leurs trônes, sont formés dans une région supérieure. C'est dans le sein de la sagesse qu'il avait puisé celte politique hardie et généreuse, cette liberté constante et intrépide , cet amour invincible de la patrie ; c'est dans l'étude de la morale qu'il avait reçu des mains de la raison même cet empire absolu, cette puissance Souveraine sur l'âme de sts auditeurs. Il a fallu un Platon pour former un Démosthène, afin que le plus grand des orateurs fît hommage de toute sa réputation au plus grand des philosophes (i).
Le même.
Les insectes d'un jour sur l'Hypauis , et discours de l'un d'eux , qui, en mourant vers le soir, donne ses derniers avis à ses descendais et a ses amis.
Ahistote dit qu'il y a sur la rivière Hypanis de petites bêtes qui ne vivent qu un jour. Celle qui meurt à huit heures du matin, meurt en sa jeunesse ; celle qui meurt à Cinq heures du soir, meurt en sa décrépitude (2).
Supposons qu'un des plus robustes de ces llypaniens lui, selon ces nations, aussi ancien que le temps même; il aura commencé à exister a la pointe du jour, et, par la force extraordinaire de son tempérament, il aura ete en elal de soutenir une vie active pendant le nombre
(1) Voyez les Leçons Latï/us anciennes et modernes. (aj Cci quatre lîgMfl Mol Lradaitea de Ciccvonj Tusculanes , d'où L'auteur a tiré le sujet de àea relierions et du discours.
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45z DISCOURS
peut être assuré ni durable. Une génération entière a péri par un vont aigu; une multitude de DOtre jeua< imprudente a été balayée dans les eaux par un \ent frais <l inattendu. Quels terribles déluges De nous a pas eau une pluie soudaine! Nos abris même les plus solides ne sont [»as à lY-preuve d'unorage de grêle. Un nuage sombi e rail trembler tous Les cœUES h' s plus courageux.
«< J'ai vécu dans les premiers âges, et conversé a\ •! des insectes d'une plus haute taille, d'une constitution plus forte, et j»' puis dire rnrore d'une plus grande sag< qu'aucun de ceai de la génération présente. Je vous conjure d'ajouter foi à mes dernières paroles, quand je assure que le soleil qui nous parait maintenant audelà de l'eau, et qui semble n'être pas éloigne de la terre , je l'ai vu autrefois fixé au milieu du ciel , et lancei rayons directement sur nous. La terre était beaucoup plus éclairée dans les âges reculés, l'air beaucoup plus chaud , et nos ancêtres plus sobres et plus vertueux.
« Quoiquemessens soient affaiblis, ma mémoire ne l'est pas; je puis vous assurer que cet astre glorieux a du mouvement. J'ai vu son premier lever sur le sommet de cette montagne, et je commençai ma vie vers le temps où il commença son immense carrière. 11 a, pendant plusieurs siècles, avancé dans le ciel avec une chaleur prodigieuse et un éclat dont vous ne pouvez avoir aucune idée, et que sûrement vous n'auriez pu supporta : mais maintenant , par son déclin et une diminution sensible dans sa vigueur, je prévois que toute la nature doit finir en peu de temps, et que ce monde va être enseveli dans les ténèbres en moins d'une centaine de minutes.
« Hélas ! mes amis, combien ne me suis-je pas autrelois flatté de l'espérance trompeuse d'habiter toujours cette terre! quelle magnificence dans les cellules que je me suis moi-même creusées! quelle confiance n'avais-je pas mise dans la fermeté de mes membres H les rcs-
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464 DISC01 i
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1 trtels bien-aim d< , I), premiei • hommes , comparez ! bien
vous i eui , '■! i ombien nous éti
la terre nouvellement i r chargé de
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cours iu< ertain des ri> ; utes
parts : «1rs .
iiioriil.iicui le» troisquarts de la i monde; I -<
quart était couvert de boil ej de forêts stériles. I ne produisait nuls bons fruits . m us n'avions nuls i ris— truinrns de labourage; nous Tait de no
m ; et 1«' temps de la moisson ne \en.til j.nnjis pour qui n'avait rien seine : aussi la faim ne nous quittait •oint. L'hiver, la mousse et l'éc< i ient
nos mets ordinaires. Quelqi biendent
et de bruyère étaient pour non galj et, quand les
hommea avaient pn trouver d< , dvs noix et du
~land, ''s *n dansaient de joie autour d'i OU
d un hêtre, au son de <|in i pi-
lant la terre leur nourrice al leur mèl ' la leur
unique fête , c'étaient leurs uniques j<-u\ : tout le resta vie luii ine n était que douleur, peine ei mis.
Enfin, quand la terre dépouillée i't nue ne nous
offrait plus rien , forcés d'outrager li nature pour nous conserver, nous mangeâmes les compagnons de misère plutôt que de périr avei eux. M.. cruels, qui nous force <i verseï du san, \ >j afllueiiic de biens voua environne ! coml
doit la terre I que di tes nous donnent les
| MOR< i V M
ru I'mcBMOI
If grac I
MMfll p*l à l.i
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foi . ( '.<• n'es! pas .1 se/. ; la < li, -m morte terépi ii •■ entrailles ne peuvent la Rapporter , il la Etui transformer par le feu, la bouillir, la rùiir . ei de drogues qui la déguisent ; il te faut des charenti < m liniei i , dei rôtisseurs, des gens poui ^ôti i l'horreui • lu meurtre et f babiller des corps morts, afin qn il h goût, trompé par ces déguisemens , ne rejette pointée qui Im est étrangei , et savons* ave< piaâair des c*da* .luni l'œil méma eût peine .1 lonfin ir l'aapei t (1).
J. J. Roussi AT. l\mi/r, liv. 11, tnul. de Plutan/ur.
■ t ■ 1 1 1 « bn de Ni phté R.< ine <l Egj !>(••.
Li grand-prêtre de Memphis, condnctenr du convoi,
monta sur le rhar , et, se tenant tir-bout et la téMe nue, prononça 1 e diacoura :
« Inexorables J)icnx des Enfers, voilà notre Reine que vous avez demandée pour victime, dans le printemps de son âge et dans le plus grand besoin de ses peuples. Nous venons vous prier de lui ai corder le repos doi perle \a peut-être nous priver nous-mêmes. EMe 1 été fidèle à tous ses devoirs envers les Dieux ; elle ne s'est peint dispensée des pratiques extérieures de la Religion, sous le prétexte «les occupationsde la Royauté; el les seules pratiques extérieures ne lui ont point tenu lieu de vertu. On apercevait aux travers d> upaient
dans ses conseils, ou île la gaieté1 à laquelle elle M prêt lil quelquefois dans sa Cour , que la loi di\ ine était toujours
présente 1 son esprit el régnait toujours dans son cœur. De toutes les fêtes auxquelles la majesté de son rang, le
sucrés de ses entreprises , ou l*ainoiir de ses peuples l'ont
engagée, il a paru que celles qui ramenaient dans nos temples étaient pour elle les plus agréables (,i les plus
le Wèiantorph >set , In \ 9
il MORCEAU] OB iTOIRI dooce*. FUI'- i
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offrande*; et m h I '
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rnx.lrsir mi U l.iitviil À (• hrur fju'rllr
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de* Mgr
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elle a surmonté les ennemis domestiques par sa fermeté et par l'heureux accomplissement de ses projet*. Il n'est
jamais sorti de sa bombe ni lin Merci ru i.n imiisonge,
et elle a « ru (pie la dissimulation nécessaire povr tét
ne devait l'étendre que jusqu'au silence. Kilo n'a point « ede aux importunités des ambitieux, et les assiduité, des flatteurs n'ont pas enlevé les récompenses dues à ceux qui .servaient leur patrie loin de sa Cnur. La faveur n'a point été sous son règne; l'amitié même, qu'elle a connue et cultivée, ne l'a point emporte auprès d'elle sur le mérite, souvent moins affectueux et moins prévenant. Elle a fait des grâces à ses amis, et elle a donné les postes importans aux hommes capables. Elle a répandu dei honneurs sur les grands, sans les dispenser de l'obéissance, et elle a soulagé le peuple, sans lui ôter la nécessité du travail. Elle n'a point donne lieu à des hommes nouveaux de partager avec le Prince, et in< ment pour lui, les revenus de l'Etat ; et les derniers du peuple ont satisfait sans regret aux contributions proportionnées qu'on exigeait d'eux, parce qu'elles n'ont point servi à rendre leurs semblables plus riches, plus orgueilleux et plus méchans.
<f Persuadée que la providence des Dieux n'exclut pas la vigilance des hommes, qui est un de ses présens, elle a prévenu les misères publiques par îles provisions régulières : en rendant ainsi toutes les années égales , sa sagesse a maîtrisé en quelque sorte les saisons et les élément.
Elle a facilite les négociations, entretenu la paix, et
porté le Royaume eu plus haut point de la richesse et de
la gloire, par l'accueil Qu'elle a fait à tous ceux que la >se de son gouvernement attirait des pays les [dus
éloignés; et elle a inspire à .ses peuples 1 hospitalité , qui n'était pin encore assez établie chez les Egyptiens.
« Quand il s'est agi de mettre en cvu\re les grandes maximes dll gouvernement, ei daller au bien général,
ilgré let ou Miivemcns particuliers, elle a subi avec
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Un vieillard de Syracuse BU peuple assemblé pour délibérer sur le sort dos prisonniers athéni
Vous voyez un père infortune , qui a senti plus qu'aucun autre Syracusain les funestes effets de cette guerre, qui lui a ravi deux fils, la consolation et l'espoir de sa vieillesse. Je ne puis point, à la vérité, ne point admirer leur courage et leur bonheur d'avoir sacrifie au salut de la République une vie que la loi rommumde la nature leur aurait tôt ou tard enlevée ; mais je ne puis aussi ne pas sentir la plaie cruelle (pie leur mort a faite à mon cœur, et ne point haïr et détester les Athéniens , auteurs de cette malheureuse guerre, comme les homicides et les meurtriers de mes enfans !
Cependant, je ne puis le dissimuler, je suis moins sensible à ma douleur qu'à l'honneur de ma patrie ; et je la vois prête à se déshonorer pour toujours , par le cruel avis qu'on vous propose. Les Athéniens, il est vrai, méritent toutes sortes de mauvais traitemens et tle supplices pour l'injuste guerre qu'ils nous ont déclarée ; mais les Dieux, justes vengeurs du crime, ne les ont-ils pas assez punis, et ne nous ont-ils pas esta vengés? Quand leurs chefs ont déposé leurs armes et ie sont rendus à nous, n'était-ce pas dans l'espérance de conserver leur vie? Et pouvons-nous la leur ôter, sans encourir le juste reproche d'avoir violé le droit des gens, et d'avoir deshonoré notre victoire par une barbare cruauté:' Quoi ! vous souffrirez que votre gloire soit ainsi flétfle dans tout l'univers , et qu'on dise qu un peuple qui, le premier, a dans sa ville érige un temple à la Miséricorde , n'en a point trouve dans la vôtre! Sonl-ce donc 1rs victoires "t les triomphes seuK qui rendent une ville à jamais illustre ? Non , non, c'est la clémence pour des ennemis vaincus ; c'est la modération
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places; et, pendant qu'ils s'y tenaient comme cachés par la terreur de vos armes, j'ai ravagé à mon tour leur territoire, j'en ai tiré une quantité prodigieuse de grains, que j'ai fait apporter à Ruine, nu j ai rétabli I abondance.
« Quelle faute ai-je commise jusqu'ici ? Me veut-un faire un crime il avoir, i emporté deux vil loii ai '■ Mais
dit-On , perdu beaucoup Je momie dans le d*l nier i . » 1 1 » —
bat. Peut-on Jonc livrn des batailles contra une nation
aguerrie, qui se défend (• ment, sans qu il ^ ait
de ji.n l et d autre du sau^ de répandu .
« Quelle divinité Mtplt Ro-
main de lui faire remporter dos victoire* sans aucune perte? Ignorez-vous que la gloire ne s'acquiert que pai de grands périls? J en suis venu aux mains a-v < « des troupes plus nombreuses que celles que vous m'aviez confiées; je n'ai pas laissé, après un combat opiniâtre, de les enfoncer; j'ai mis en déroute leurs légions, qui, à la fin , ont pris la fuite. Pouvais-je me refuser à la victoire qui marchait devant moi ? Etait-il même en mon pouvoir de retenir vos soldats, que leur courage emportait, et qui poursuivaient avec ardeur un ennemi effrayé ? Si j avais fait sonner la retraite, si ) avais ramené nos soldats dans leur camp , vos ti ibuns ne m'accuseraicul-ils pas aujourd'hui d'intelligence avec les ennemis ? Si vos ennemis se sont ralliés, s'il ont été soutenus par Un corps de troupes qui s'avançait a 1< ni
enfin , s il a fallu. recommencer tout d< nom ■ • ■m-
bal; et si , dans cette deiniei e ai lion , jai perdu quelques
soldats, n est -ce pas le soi t ordinaire de la guerre p Trouverea-vous des Généraux qui veuillent se charger du commandement de \os armées, .« condition de rasBCtte*
à Rome tous les soldats qui en seraient sortis sou-, leur
conduite? N'examinée donc point si à la fin de la bataille j ai perdu quelques soldats, mais jugea de ma conduite
par ma \icloirc. S il est vrai que j ai chasse les ennemis
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« On trouvées peut»étre qui jevosaf parle aveu t rop de liberté dm L'étal présent de ma brtone; niais je n<-
nains point la mort : < nndnniiie/.-moi , .i MMM I "uni ■/ : I i
rie ne peut être qu'à charge à un Général qni est réduit
à m- justifier de iei notoires : après tout, un son pareil à celui île Mi neniiis ne peut me déshonorer. »
\ BBTOI . liéwf. Rom.
L'Ombre de Pabl u
O Fabriciu.s ! qu'eût pensé rotre grande âme, si,
pOUXYOtre malheur, rappelé à la rie, rom eussiez ru la lace pompeuse de cette Rome sauvée par votre bras, et que votre nom respectable arait plus illustrée que toutes ses conquêtes? « Dieuxl eussiez-» vous dit, que sont devenus ces toits de chaume et ces foyers rustiques qu'habitaient jadis la modération et la vertu? Quelle splendeur funeste a succédé à la simplicité romaine ! Quel est ce langage étranger? Quelles sont ces mœurs efféminées? Que signifient ces statues, ces tableaux, édifices? Insensés! qu aveswvous fait f Vous , les maîtres des nations, vous vous êtes rendus les esclaves deshommes
frivoles que VOUS BVeS % .'nui us : ce BOUt des i licteurs qui vous gou\ eruent ; c'est pour enrichir des architectes , des
peintres , des statuaires et des histrions que rOOS I
arrosé de votre iang la Grrèt > et I Asi< . L< s dépouillés de Carthage sont la proie d'un joueur de flûte.
« Romains. hitea-vous de rem i tmnhithéiti <■ .
brises ces m. obus, brûles ces tableaux, chaai
esclaves qui nous subjuguent, et dont les funestes ails
vous corrompent. Que d autres mains i illustrent par de
\ ail i s laleus : le seul talent digne de Rome est celui de
conquérir le monde et <1 \ faire régner la rertn. Quand
CynéaS prit notre Sénat pOUf une assemblée de Rois, il ne fut ébloui ni par une pompe \ainc ni pal une
I i MOR4 I M \ ORATOIRI
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rmbraMcnl u>ui
poids des fléaux, stérile, abandonnée, reprendra bientôt avei une nouvelle vie son ancienne fécondité; et nous, Dieu bienfaiteur, nous la seconderont, nous la c ulti— \irons, nous l'observerons sans ■ i sm , pour wus offrir à chaque instant un nouveau tribut de reconnaissance et d'admiration (i).
BuFFON. Première Vue de la Nature.
Richard I*r , Roi d'Angleterre , prisonnier de Henri V, Empereur d'Allemagne, répond box diren reproches que ce Prince vient de lui faire.
Je suis né dans un rang h ne rendre compte de mes actions qu'à Dieu; mais elles sont de telle nature, qu'elles ne craignent pas même le jugement des hommes, et particulièrement, Seigneur, dun Prince aussi juste que vous.
Mes liaisons avec le Roi de Sicile n'ont rien qui vous ait dû fâcher; j'ai pu ménager un homme dont j'avais besoin, sans offenser un Prince dont j'étais ami. Pour le Roi de France, je ne sache rien qui m'ait dû attirer son chagrin , que d'avoir été plus heureux que lui. Soit l'occasion, soit la fortune, j'ai fait des choses qu'il eût voulu avoir faites : voilà tout mon crime à son égard. Quant au tyran de Chypre, chacun sait que je n'ai fait que venger les injures que j avais reçues le premier. l£u me vengeant de lui, j'ai affranchi ses sujets do joug sous lequel il les accablait. J'ai disputé de ma conquête, < était mon droit; et si quelqu'un avait dû y trouver k redire, celait l'Empereurde Constantinople,avec lequel ni vous ni nmi n avons pas de grandes mesures à garder. Le Duc d Autriche s'est trop vengé de l'injure dont il se plaint, pour la compter encore parmi mes crimes. Il avait manqué le premier, en laisant arborer sou drapeau
(i) Voyea les Leçons Latines anciennes et moderne*.
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I iflmiions d' AmgUtr rrr .
i m i[ucs Molay, grand-maître «lis Templiers, U ses Juges.
N'attendf.z pas, Messieurs, que, gentilhomme el chevalier, j'aille noinii , par une atroce calomnie , la réputation de tanl de gens de bien, à oui j'ai si souvent vu (aire des actions d'honneur. Ils ne lont coupables ni
de lâcheté ni de trahison; et, si vous en voyez ici deux <pn perdent leur honneur et leur âme , pour sauvei une misérable vie, vous en avez vu mille périr constamment dans les gênes, et confirmer par leur m<>it l'innocence de leur vie. Je voua demande doni pardon, victimes illustres et généreuses, si, \>;u une lâche (<»mplaisance , je vous ai faussement accusées de quelques crimes devant le roi à Poitiers; j'ai été un calomniateur ; tout ce que j'ai dit est faux et controuvé : j'ai été un sacrilège moi-même et un impie , de proférer de si exécrables mensonges contre un Ordre si saint , si pieux et si catholique. Je le reconnais pour tel , el innocent de tous les crimes dont la malice des hommes a osé le charger ; et parce que je ne saurais jamais ;inscv. réparer de parole Le crime que j'ai commis en le calomniant, il est juste que je meure; et je m'offre de bon cœur à tous les tourmens qu'on me voudra faire souffrir. Sus donc (en se tournant vers les cardinaux) , inventez-en de nouveaux pour moi, qui suis le seul coupable : achevez sur ce misérable corps , achevez les « i nautts que vous avez exercées sur tant d'innocens. Allumez vos bûchers; faites-y conduire le dernier des Templiers, et rassasiez enfin votre cupidité des richesses (lui font tout leur crime, et qui ne sont que le prix glorieux de leurs travaux poui la protection de la foi et l.i défense des saints lieui
MtZEKAY.