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de beaucoup plus grandes calamité*, meurtres el dis- »i)i(l. s, (juc votre i \ i a 1 1 1 il < ■ n'en a faii aattre dan royaume: el sachea que vos Rois perdront leleoi i
].i vie pour aTOir voulu usurper celui d'autrui. C'esi !<■
' > i«ii <les armée* , protecteur des innot en < t sévère vengeui des outrages , qui vous L'annonce par ma bouche. Le MÊML. Histoire de France.
M. de Matignon ux < Sonna*! ible <!■• Boni bon pour le détourner de négocier a \ ci les ennemi» de 1
Si la fidélité, que je vousai toujours témoignée parmrs services, et qu'il vousa pluhonorerdetant de recompte mérite d'être écoutée en vos propres intérêts, jene puis plus vous celer, Monseigneur, qu'il est étrange que ceux qui projettent de certains traités secrets, sous couleur de fidélité el d'affection, hasardent ainsi votre honneur et votre personne, pour se rendre considérables au désavantage de leur maître. Je sais bien qu'il n'importe guère à des gens, qui n'ont plus ni conscience ni foi, de ruinei leur patrie , et de bouleverser un royaume où ils ne sont point considérés; mais quelqu'un de vos bons serviteurs peut-il souffrir que leurs intrigues s'ourdissent sous votre nom, et qu'ils engagent un Connétable et un Prince du sang dans leurs attentats? Voyez, s'il vous plaît , Monseigneur, de quelle affection ils sont portes a rÔtTC ïi [U*ils
veulent que L'appréhension de perdre une partie de VOS biens VOUS les fasse tous perdre: que vous quittiez la Fiance pour vous venger d'une injure que vous n'avez point encore reçue, et que vous preniez la fuite devant une femme, de peur de lui céder. Certes, ils vous offensent
bien plus que ne fbnt vos ennemis mêmes \ le procès (i)
(i) La Régente lui avait intenté un procès pour la succession «le l.i Maison de Bourbon.
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les offenses que vous avez souffertes ne venues
de son propre mouvement, il ne faut pas doutei quelle 1rs repaiera, avec d'autant plu* de générosité que vous lui aurez témoigné de patience. Enfin, la force du sang
el la raison seroni plus puissant! sut spril que les
mauvais conseils ; un peu de constance vous fera triompher de tous vos envieux ; el la justice de votre cause, jointe à ta gloire de vos belles actions, l'obligera, malgré l'envie, à VOUS donner la jouissance de ions \n. souhaits. Mais, quand le Koi ne se porterait pas de lui-même a vous accorder ce que votre rang, votre souveraine vertu et vos services lui demandent, assurez— vous <jue la nécessité pressai) le de ses affaires l'y forcera. Car, si ses ennemis n'espèrent point le surmonter sans votre moyeu , aussi ne leur saurait-il faire tète sans voire invincible valeur.
Le MÊME. Règne de François Ier.
Renault aux principaux Conjurés.
Il commença par une narration simple et étendue de l'étal présent des affaires, des forces de la république et des leurs, de la disposition de la ville et de la flotte, des préparatifs de don Pèdre et du Duc d'Ossone, des armes et des provisions de guérie qui étaient (liez l'ambassadeur d'Espagne, des intelligences qu'il avait dans le Sénat et parmi les nobles, enfin, de la connaissance exacte qu'on ayait prise de tout ce qu'il pouvait être nécessaire de savoir. Après s'être attiré l'approbation de ses auditeurs, par le récit de ces choses dont ils savaient la vérité comme lui, et qui étaient presque toutes les effets de leurs soins aussi bien que des siens :
« Voilà, mes compagnons, continua-t-il, quels sont les moyens destinés pour vous conduire à la gloire que vous cherchez. Chacun de vous peut juger s'ils sont suf-
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< in(| accident dont le moindre, selon inutcs les apparences humaines, devait la renverser. Qui n 'eûï mique l.i perte de Spinosa, qui tramait la mémei bote que nous,
ni t'oceaiitfi de la nôtre? que le licenciement troupes de Liévestein, qui nous étaient toutes dévoué* divulguerait, ce que nous tenions cache:' que la dispersion de la petite flotte romprait toutes nos mesures, et serait une source, féconde «le nouveaux iw <>n\ éniens ? que la découverte de Crème, que relie de Maran attireraient nécessairement après elles la découverte de tout le parti ?
« Cependant toutes ces choses n'ont point en de suite ; on n'en a point suivi la trace, qui aurait mené jusqu'à nous : onn'a point profité des lumières qu'elles donn lient. Jamais repos si profond ne précéda un trouble si grand. Le Sénat, nous en sommes fidèlement instruits, le Sénat est dans une sécurité parfaite. Notre bonne destiner a aveuglé les plus clairvoyans de tous les hommes , rassuré les plus timides, endormi les plus soupçonneux, confondu les plus subtils. Nous vivons encore, mes chers amis ; nous sommes plus puissans que nous n'étions avant tous ces désastres; ils n'ont servi qu'a éprouver notre constance. Nous vivons, et notre vie sera bientôt mortelle aux tyrans de ces lieux. Un bonheur si extraordinaire, si obstiné, peut-il être naturel? Et n'avonsnoiis pas sujet de présumer qu'il est I ouvrage de quelque puissance au-dessus des choses humaines?
« Et en vérité, mes compagnons , qu'est-ce qu'il y a
sur la terre qui .soit digne de la protection du Ciel , si i e que nous faisons m I est pas? Nous détruisons le plus horrible de tous les gouvernemens ; nous rendons le bien à tous les pauvres sujets île cet Etat, à qui l'avarice des nobles le ravirait éternellement sans nous; nous sauvons l'honneur de toutes les femmes qui naîtraient quelque jour sous leur domination avec assez d'agrément pour leur plaire ; nous rappelons a la vie un nombre
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47f. DISCOURS
ma .!•''• • lion , 1e I attribuer, prendre 1< aruu I el l< titres de mes Royaumes. J'ai \ « m lu croire que . .• pm i venail moins d elle que de < eux au pouvoir de qui elle était ; et cette insulte ne m'a point poi bée ni à tenter, pendant son absence, La fidélité de ses sujet , m .1 troubli 1 le repos de sun Ktat , ni à m'oppoaer à son retoor.
J'ai mis un ordre à mes affaires, qui me donne Ueu de croire, sans trop de présomption, que je mourrai Reine d'Angleterre. Savoir qui me succédera, c'est au Seigneur à y pourvoir; savoir qui a droit de me succéder , c'est ce que je n'ai pas encore eu la curiosité d'examiner. Il y a sur cela des lois sur Lesquelles je m'en repose, et dont je n'ai pas intention de rompre le cours. Si elles sont favorables à la Reine d Ecosse, je m'en réjouis par avam e avec elle, et je ne crois pas que personne ose lui contester une couronne qu'une succession légitime lui fera échoir. Vous connaissez ceux qui le pourraient faire, et vous jugez, par le peu de moyens que leur en fournit la fortune, du peu qu'on aurait à craindre, si les lois leur étaient contraires. Je ne pourrais savoir mair gré aux grands et à la noblesse d'Ecosse, du zèle qu ils font paraître pour une Reine qui le mérite, de veiller à la conservation de ses droits, et de chercher tous les moyens d'établir entre elle et moi une amitié indissoluble.
J'ai répondu à l'article des droits ; à celui de l'amitié , je réponds que c'est une erreur de t'imagine! que si la Reine votre maîtresse était déclarée mon héritière, nous en vécussions plus en paix; ce serait, au contraire, une
source de toutes suites de démêles : elle deviendrait le refuge de tous les mecontens de mon Royaume, et peutêtre se laisserait-elle aller a être l'appui des inquiets. Je ne crois pas lui faire injure de cette défiance ; je 1 ai Je moi-même : je ne voudrais pas bien repondre que j aimasse mon héritier. Nous avons de si grands exempt. >. et chez nous et chez nos voisins, de cette bizarrerie de
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Le mmtithalÀ» Biroa à Henri IV, a qui, d.m? une circonstance critique (i), on conseilla it de se retirei en Anglete
Quoi! Sire, on vous conseille de monter sur mer, comme s'il n'y avait pas d'autre moyen de conservei votre Royaume que de Le quitte] ! Si vous a étiez pas en
Franc»-, il faudrait percer au travers de tous les hasards et île tous les obstacles pour y venu ; et maintenant que VOUS ▼ êtes, on voudrait que vous en sortissiez; et amis sciaient d'avis que vous fissiez de votre bon gn O
que les plus grands efforts de vos ennemis ne sauraient
vous contraindre de faire. En l'état où vous êtes, sortù seulement de la France pour vingt-quatre beures, c'est s'en bannir pour jamais.
Le péril, au reste, n'est pas si grand qu'on vous le dépeint: ceux qui nous pensent envelopper sont, ou ceux mêmes que nous avons tenus enfermes si Lâchement à Paris, ou gens qui ne valent pas mieux, et qui auront plus d'affaires entre eux-mêmes que contre nous. Enfin, Sire, nous sommes en France, il nous y faut enterre! : il s'agit d'un Royaume, il faut L'emporter ou y perdre la s ie , et quand même il n'y aurait point d'autre sûreté p votre personne sacrée que la fuite, je sais bien que vous aimeriez mieux mille fois mourir de pied ferme que de vous sauver par ce mo> en. Votre Majesté ne souffrirai I jamais qu'on dît qu'un cadet de la maison de Loi raine lui aurait fait perdre terre, encore moins qu'on la \îi mendier à l.i porte d'un Prince étrange t •
Non, Sire, il n'y a ni couronne ni lionneur pour vous au-delà de la mer. Si rous allez au-devanl du secours de l'Angleterre, il reculera; si vous vous présentes an port
(i) Avec très-peu de' troupes, il était iIm ms environs
de Dieppe, par une armée de trente mille hommes.
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Le Maréchal <! i igcs.
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OMuas , ans Aaci— i dans catte feaiangat , du jrnrr d« ccllca duai
/,8o DISCOURS
bien éloigné de se rendre Souverain dftti me
nient
J'ai ronln mal Faire : mais ma volonté n*a point | les bornes »! une première pensée, enveloppée dam nuages de la i olère et du dépit : et ce sérail chose bien dure, que l'on commençât par moi a punii les penst La Reine d'Augletei re m'a dit que, si le Comte d I eût demandé pardon, il l'aurait obtenu ; je le demande aujourd'hui : le Comte d I i coupable, et moi je
suis illllni eut.
Est-il possible que le Roi ait oubli* t k Me
se souvient il plus du liège d'Amiens, od il m a ru tant
de fois, couvert de feu et de plomb, COUli] tant de
hasards, pour donner ou pour recevoir la moi t '.' Le < i uel!
d ne ma jamais aime que tant qu il a cru que je lui et us
nécessaire. Il éteint le flambeau en mon sang, après
qu'il s'en est servi. Mon père a souffert la mort pour lui mettre la couronne sur la tète ; j'ai reçu quarante l>! sures pour la maintenir ; et, pour récompense, il m abat la tète des épaules. C'est à vous, Messieurs, d'empéi bei une injustice qui déshonorerait son règne, et de lui conserver un serviteur, à l Ktat un bon gi. I au
Koi tl'Espagne un grand ennemi.
Le HÉHJ
Gustave excite les Dajécarliens ,:i délivrer la Suède de L t\ remue de Chi istiern.
Il leur représenta d'une manière rive et tourhante les derniers malheurs de leur patrie : que tous les Sénateurs
et «pie les principaux sri-ueui s ^\\i Hovaunie venaient délie massai ré! par les ordres barbares de Cliiislieiu ;
que ce Prince cruel avait lut égorger l< rats et la
plupart des boni -coi, de Stockholm; que s. s iron|
isuite dans les provinces, y commertai m ions
e patscr
i.l mi in
i l.i Bon
(fe DISCOURS
et parai inopinément, au bout <l douai jours de marche, i Caire, où les Grisou de prêt pai l»->, Impériaux,
le reçurent .< randes démonstrationa <le joie. Il
fui d'abord repoussé par 1 <-s ennemis <|ui l'attaquèrent
es supérieures ; mais il n'était fams redoutable qu'après une défaite : il trompa l'ennemi par une cunii ( -ni.tK hc, et parut sur les bailleurs de Cassiano, à la vue des Impériaux été est alors qu'il aJi
I troupes cette courte harangue, comparable aux belles des anciens i aprtame * N'ius avi.i: des beus presque inaccessibles
pour tenir en cette vallée; bous v sommes enfermi tons (oies. Voilà L'armée impériale qui bataille
devant nous; les Grisons sont derrière, qui n'attendent que L'événement de cette journée pour nous nous tournons le dos. Les Valtelins ne sont pas moins disposés à achever ce qui restera de nous. De penser à la retraite, vous n'avez qu'à lever les yeux pour en voir l'impossibilité ; ce ne sont , de tous côtés, que précipices insurmontables, de sorte que notre salut dépend de n< seul courage. Pour Dieu ! mes amis, tandis que les armes de notre Hoi triomphent partout avec tant d'éclat, ru souffrons pas qu'elles périssent entre nos mains; faisons, par une généreuse résolution, que ce petit vallon , presque inconnu au monde , dei ienne considérable a la post< i >it aujourd'hui le théâtre «le notre gloire. » E&ohan Eut vainqueur, il M foi lune ne M «l.inrntil pat. Mémoires et Lettres de Henri de Ro/mn . sur la guerre de lu Valtcline.
Sur le petit nombre des Élus.
Voici un morceau de Massillon, signalé avec raison
par Voltaire , entre les pins l.c.iux niomemens qui aient jamais honore l'éloquence C'est, à mon avis, le mo-
t i tfOR< i \i \ ORATOIRES
•r le petit ntmkn
if les iJrcrrt ' n|f ■lllll, par Ij
\tuc\ . |.
• Ju t'M,
i Ij
rVit ici
•tan - la mine >•
cette Msetnblrr . la pi
tout ce que nous tommes ii i lût plat à a la droite i ro] vous, ilu moins, que les i hoses lussent égal -, ez-
vuus (|u"il s'v trouvai seulement dis justes, que le Seigneur ne put trouver autrefois en cinq villes loui entières f Je vous le demande, vou /-, et je
l'ignore moi-même : vous seul , ô mon I' ihi\ i|ui % -iius tppartiennent. Mais, i nous ne connaissous pal C6US qui lui appartiennent , nous connaissons,
du moins, que les pécheurs ne lui appartiennent | Or, qui sont lesfidèl ' Les titres et les
dignités ne doivent compter pour rien; vous est leres dépouillés devant Jésus-Christ, Qui lont-iss ? beaucoup «le péi beurs qui ne venlenl pas ic convertii plus
qui !«■ voudraient, mais qui différent leur conversion; plusieurs autres qui ne se convertissent jamais que pour retomber; en6n, un grand nombre qui croient n'a voit pas besoin de conversion : voila le parti des réprouvés. Retranches ces quatre sortes de pécheurs de cette assemblée sainte, car ils en seront retranchés au grand jour; paraisses maintenant, justes! oÉétes~vousi 1» «l'Israël, passez à la droite; froment de Jésus-Christ, démêlez-voal de cette patUe destinée su feu* O Dieu! où sont vos élus, et que reste-t— il pour votre pa