‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 87 sur 141 · MODÈLE D'EXERCICE · texte numérisé non relu

MODÈLE D'EXERCICE

Le liait sublime qui fait brèche et poi te l'eloquenie

a son comble, frappe dans toute sa foi derniers

DAOtS ; O Dieu ! où sont vus r/us , et BSM restc-t-il pour votif

partage i C*asl II que la mine fait son explosion; mais elle avait été chargée plus liant, ls.de/. cette phrase , ou jetés l'exclamation à la fin l'un tableau moins frayant , vous en détruirez tout l'effet] elle tikminn tout au plus , si elle est ]. . préparitioa i art,

mais «lie ue pourra m eniiaînei ni transporter l'audi— loire, Remettes en action ce mOme mouvement a la

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renfermée ion éternelle réprobation : l'oilu ie parti de» rénrwféê ! Celte apostrophe si désespérante, après une division qui ne laissa peut être j>lus un seul élu autour <|e vous , ne devient-elle pas voire arrêt .' Paredstet maintenant, justes ! où sVes-oous? Cette interrogation tubli a I >ieu , el .1 la qn elle votre i ail de répondre,

au moment on Un seul peut démélei rares héritiers de ses promee cette multitude,

ne retentit-elle pas en détonations redoublée! se fond de votre Tune glacée i . quand . dans ce ■

immense, il ne vous reste plus de place que parmi les réprouves? O Ih'rul ou sont VOS rlus . et (p>e nste-t-il pour votre partage ':' Supposez , .1 La simple lecture de re sermon, la religion virante dans tons les rœurs , pour bien juger le triomphe d'une pareille éloquence, et comprendrez l'effet prodigieux qu'elle produisit dans l'église de Saint-Eustache , où l'auditoire entier se I par un mouvement soudain , en poussant un rri sourd et lugubre de frayeur et de foi . comme si la foudre fiïl tombée tout à coup 8U milieu du temple; enfin, \ous concevrez et vous éprouverez peut-être vous-même la commotion excitée par le même trait de ce sermon , dans la chapelle de \ ersailles. Louis XIV la partagea devant IVlassillon, qu'on vit aussitôt changer de vis! et couvrir son front de ses tremblantes mains. Les soupirs étouffés de l'assemblée rendirent l'orateur mue! pendant quelques iustans , et il parut lui-même en plus consterné que toute la Cour.

Le cardinal Maury. Esses sur ^Éloquence df la Chaut.

Discours d'un Curé du Qi tissieps.

UNE paroisse du Ouen \ t Lut exposée aux plus \i\e^ alarmes par les murmures et les cris qu'avait excite

table ;

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Ce petit discours, plein de 1<>m >■ el d'on< lion, persuada

Ions les esprits.

(>n l'a recueilli comme un modèle.

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Qui l'eût rlil .tu commencement de l'année dernière, et dans cette même saison "ù nous sommes, lorsqu'on voyait de toutes paris tant de haines éclater, tant de ligues se former, ci cel esprit de discorde el de défiance f|iii sonfflail la guerre aux quatre coins de l'Kurope : qui

IVili <lit qu'avant la fin du printemps tout serait eahi

Quelle apparence de pouvoir dissiper silo! tant de ligues? Comment accorder tant d'intérêts contraires r" Comment calmer cette foule d'Etats et de Princes, bien plus irrités de notre puissance que des mauvais traitemens qu'ils prétendaient avoir reçus ? N'eût-on pas cru que vingt année* de conférences ne suffiraient pas pour terminer toutes ces querelles]' La diète d'Allemagne, qui n'en devait examiner qu'une partie, depuis trois ans qu'elle y était appliquée, n'en était encore qu'aux préliminaires. Le Roi cependant, pour le bien de la chrétienté, avait résolu dans son cabinet qu'il n'y eut plus de guerres: la veille qu'il doit partir pour se mettre à la tète d'une de ses armées, il trace six lignes, et les envoie a son ambassadeur à La Haye. Là-dessus les provinces délibèrent , les ministres des hauts alli mblent, tout s'agite,

tOUt SC remue I les uns ne veulent rien céder de ce qu'on leur demande ; les autres redemandent ce qu'on leur a pris, et tous ont résolu de ne pas poser les armes. Mais lui, qui sait bien et' qui en doit arriver, ne semble pas même prêter d'attention à leurs assemblées, et, comme le J n pi tCT d' Homère, après avoir envoyé la teneur parmi ses ennemis, tournant les yeus rers les autres endroits qui ont besoin de ses regards, d'un côté il fait- prendre

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