PÉRORAISONS
On« •• Mal , U lit , rrpowlrai a
PRÉCKI'i I
Dans lYloquonro do la IfibtJM "ii dans wlle <!<• la chaire nu il s'agit surtout d'intéresser ri <1 Yuioinoii ,
la péroraison est une partie essentielle du discoui
que c'est elle qui donne la dernière impulsion ans <-^\>i ii^,
et qui décide la volonté , l'inclination «l'un auditoire
lilin-.
Dam l'étoquenea dn btarean. elle n'a pas la mi-miimportant e . par< e dm le juge n'eet on m >1< >it être que la loi en personne, el que ce n'est pas sa volonté, i sou opinion, qu'il s'agit de déterminer. Cependant, ...iiuni le rage est homme, il ne sera |aniais inutile de I intéresser en faveur de I inno< ileaoe-, de
la justice <t de la rérité; el une prrvraison pathétique ne
i indigne de l'éloquence que lorsqu'on Pemploi pour faire triompher l'iniquité, le mensonge, ou le i i une.
Dans un plaidoyer on !■• sentiment n'eal posai rien, el datai lequel , par conséquent, il sérail ridicole *1 «■ t usage de l'éloquence pathétique, la conclusion ne doit
■'■in- (pu- le résumé de la cause. C'est un épilogue qui
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DISCOI l'.s L'indignai sonn*
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i .m tant es .!'; ; r.is an tes que la i • i
La pérwuhon suppliante, celle qui I on appelle
i (jri'/ursti,, , csl destil | d«s
auditeui s.
Il faut, dit-il, la commencei prit» et par
les disposer à la misérii et les no] ii \
emploi er sont pris de la faib hommes, el de l'empire delà fortune, dont nous sommes
tons les joij.-i 1' -\ le
tentent i.-u x . nous dit i éloquent
l'espi il des h I humiliei
compassion, en considérant leur infirmité propre d la misère de leurs semblât)]
M îs du moment qu'on l'apercerra que tous les
nt émus, il m faut plus insister sur les plainte-,, dit
Cict'ron; car, selon la remarque do rhéteur Apollon rien n'est si vite téché qu'une larme.
Le modèle d isom pathétiques est celle «le Is
ingue pour la défi I orateur suppliant sauver a I humiliation de la
re, et lui conserver toute la dignité qui conrient au
Mie dans le malheur.
qui est encore très-supérieur a cette supplication, ■ l'indignation qui la pi dans laquelle C
une éloc i uiple , que, m Mi Ion
.i\ ûl attenté i publique 1m en
de\ i .m des si lions eu de ■ hâtàmesss.
Dans l'éloquence de la (liane, I.- pathétique de la
raison a un objet qui m- convient qu'au genre dëli
béi atif; de < ompassion pour
lui mène p|
lei i i ni poUI
Il i ii effet, qi .retn n plaide
la ( ause des abseni , •• saoiai <) l'il a<
ET MORCRAU* ORATOIRES
ompaMton et U i \ «*lon U g
ilrlaii»rz (t). •
Lutteruhtrr . l 1 1 I
l'cioi ftiMO I. il i .... ■ .1 (..ji..l.
;"uti<s guerrières El intrépides I Que] Mitre fui plus digne «le vous commander i Mais dan quel autre avez r< trouvé le commandement [»lns honnête:1 Pleurez donc ce grand capitaine, cl dii<s ei \ oila celui
qui nous menait «laiis les hasards ! Sous lui se sont forintant tl<' renommés i apitaines que tes exemples ont élerés aux premiers honneurs de la guerre I Son ombre eût j»u encore gagner des batailles : ci voilà que dans son silence son nom même nous anime; et ensemble il nous aveitit que, pour trouvera la mort quelque reste de nos travaux , et n'arriver pas sans ressource à notre éternelle demeure, avet le Roi de la terre . il faut en oce ^» i \ i i le Roi
du Ciel. » Serves don' ( c Koi immortel il si plein de miséricorde, qui vous comptera un soupir et an verre d'eau donné en son nom, plus que tous les antres ne feront jamais tout votre sauf; répandu; et comme» compter le temps de vos utiles services du jour que vous vous serez donnés à un maître si bienfaisant.
Et vous, ne viendrez-vous pas à ce triste monument, vous, dis-je , qu'il a bien voulu mettre au rang de ses amis? Tous ensemble, en quelque degré de ta confiant e qu'il vous ait reçus, environnez ce tondu-. m, versez des larmes avec «les prières; et, admirant dans un si grand Prince une amitié si commode et un commerce si doux , conservez le souvenir d'un héros dont la boule avait «•gale le courage. Ainsi, puisse-t-il toujours vous être un cher entrelien! ainsi, puissiez- vous profiter de
vertus, et que sa mon , que vous déplorez, nous serve à la bus de consolation el d exemple !
Pour moi, s'il m'est permis, après tous les autres, de venir rendre les derniers devoirs .» ce tombeau, û Prince, le digne sujet de nos louanges el de nos regrets, v< vivrez éternellement dans un mémoire; votre image y
sera tracée, non point avec cette audace qui promettait
la victoire : non , je ne % eux rien voir en vous de i e que la morl ) efface ; vous aurez dans cette image des hait$
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onl présens, Princes, peuple, raerriars, et surtout les
amis de ce Prince, à environner son monument, et à m -Mil pif far sur la cendre d'un grand homme. « Jet< ■/. « les yeux de toutes parts, etc »
Enfin il ajoute ces mots si connus et éternellement
( îles : o Pour moi , s'il m'est permis , etr vous vivrez
« éternellement dans ma mémoire.... Agréez ces derniers « efforts, etc. »
Dans cette péroraison touchante , on aime à voir l'orateur paraître, et se mêler lui-même sur la scène. L'idée imposante du vieillard qui célèbre un grand homme, ces cheveux blancs, cette voix affaiblie, ce retour sur le passé , ce coup d'oeil ferme et triste sur l'avenir, 1rs idées de vertus et de talens, après les idées de grandeur et «le gloire ; enfin la mort de l'orateur jetée par lui-même dans le lointain, et comme aperçue parles spectateurs, tout cela forme dans l'âme un sentiment profond qui a quelque chose de doux , d'élevé, de mélancolique et de tendre. Il n'y a pas jusqu'à l'harmonie de ce morceau qui n'ajoute au sentiment, et n'invite l'âme à se recueillir et à se reposer sur sa douleur.
Thomas. Essai sur les Eloges , t. II.
Péroraison de l'Eloge de Marc-Aurèle.
Quand le dernier terme approcha, il ne fut point étonne. Je me sentais élevé par ses discours. Romains, le grand homme mourant a je ne sais quoi d'imposant et d'auguste. 11 semble qn a mesure qu'il se détache de la terre, il prend quelque chose de cette nature divine i l
inconnue qu'il va rejoindre, .le OC touchais ses mains défaillantes qu'avec resped : et le lit funèbre où il attendait la mort me semblait un< de sanctuaire.
Cependant l'armée était l onsternée , le soldat gémissait sous ses tentes ; la nature elle-même semblait en
il MORCEAUX ORATOIRES.
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HiC DISCOURS
quand il eut assassin/- -.■ mère, "ri i > a i s .1 h main parrii ide, el l'un courut *u> temples reaaen u i I- •• Dieux* Ne te laisse pas éblouir pai des respects. SI la i ■< des vertus, on te rendra « I < • hommages, el l'on le haïra. Crois-moi, on n'almse point les peuples. La justice outragée veille dans Les cœurs. Maître «lu momie, tu p m ordonne] de mourir, mais m.n de t estimer. O hU « J «- M;ut \mi'|i! pardonne : je te parle an nom « J « -s Doux, au nom de L'univers qui t'est confié ; j<' ta parle pom le bonheur des hommes el pour le tien. Nos, tu ne seras point insensible a une gloire si pure* Je touche an terme de ma vie ; bientôt j'irai rejoindre ton 5i tu dois
être juste, puisse— je vivre encore assez p<>ui contempler
tes vertus! Si lu devais on jour »
Tout à coup Commode, qui était en babil de gueruei , agita sa lame d'une manière terrible. Tous l Romains pâlirent. Apollonius fut frappé des malheurs qui menaçaient Rome. Il ne put achever. ( iLde
vieillard se voila le visage. La pompe funèbre, qui avait été suspendue, repril sa marche. Le peuple suivit, consterné et dans un profond silence : il venait d'apprendre que Marc-Amele était tOUl entier dair. le
tombeau.
Thomas.
Péroraison de l'Eloge de Duguay-Trouin
Faut-il qu'il nous ait été enlevé si tùt ! faut-il qu'usé
par les maladies, i\ ait succombé lorsqu'il aurait pu
in. Mie remplir ma- longue carrière] Ali! si le Ciel eût
prolongé ses jouis, même dans sa vieillesse il aurait en—
core pu servir l Liai. Ainsi Duqnesne, affaibli pai les années, rend. ut emore L Franc respectable sur les mers ; ainsi "\ illara Kmportait des victoires I l'âge où les autres hommes vivent .> peine. Ou- un moisi *vu ime
i i >n »>,< i \i \ m; uni
• il«'tir ! « Fr.inr.ii
i|ui ilum ' > NI
pin .1 a i
joui > I'
l-ui tûreté , I
de i i" li' ^
\ lanl >)•' sang pour main'
IjiiI .(.il, lu I
«ioniiix , il I
5i8 DISCOURS
\..\ >■/. vol riches provincea qui vous offrent à I <n\i tout
• e qui sei l à la < onitrui lion ; voi
pour recevoii vus vaisseaux. La globe, I intérêt, la né-
île, la nature, toul vous appelle. Français, si grandi comme i oa ancêtres : régnes nu la mer; et mon ombre, en apprenant voi triomphes aui les peuples que j'ai vaincus, se rejouira nu ofi dans .son tombeau. »
Le Mt.Mi
Péroraison de l'Eloge de Racine.
O MES concitoyens! ne vous opposez |><>int a votre gloire, en vous opposant à celle <!<■ Racine. L'éloge grand homme doit vous être cher , et peut-être 1 1 < >t— il pas inutile. Les barbares approchent, L'invasion i ii.H e ; songez que les déclamateurs en vers et en prose ont succédé jadis aux poètes et aux orateurs. Retardez du moins parmi vous, s'il est possible, cette inévitable 1 1 \ olution. Joignez-vous aux disciples du bon siècle pour an êtei le torrent; encouragez l'étude des anciens, qui seule peul conserver parmi vous le feu sacré prêta l'éteindre.
N'en croyez pas surtout ces esprits impérieux et exaltes qui trouvent la littérature du dernier .siècle tuni!' pusillanime; qui , sous prétexte de nous délivrer d< utiles entraves, et qui ne donnent (pie plus de ressort aux lalens et plus de mérite ans beaux-arts, ne songent qu'à se délivrer eux-mêmes des règles du bon .sens qui le - importunent.
Ne les croyez pas , ceux qui veulent être poëtes sans faire de vers, et grands nommes sans savoir ei rire : ne voyez-vous pas (pie leur esprit n'est qu'impuissance , ei qu'ils voudraient mettre les systèmes à La place dâstalens?
Ne les croyez pas, ceux qui vantent sans cesse la nature brute ; ils portent tn\ ie à la nature perfectionnée : ceux qui regrettent les beautés du chaos; vous av
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