PHILOSOPHIQUES OU LITTÉRAIRES
Con<er\ei à chacun ion propre raractrrr. Ou'. n l'iui «tcc toi-même il te montre d'accord, Et qu'il soit |u»qu'»M lirmt tel qu'on l'a vu d'abord Bonne, Art peët. , cb III.
PRÉCEPTES DU GENRE
C'est un grand bien que de s'amuser ; c'en est un plus grand de s'instruire. La lecture, qui réunit ces deux avantages, ressemble à un fruit délicieux et nourrissant tout à la fois. Telle est la perfection du dialogue philosophique ou littéraire. 11 n'est personne qui , après avoir lu ceux des dialogue» de Platon où se peint l'âme de Socrate, ne se sente plus de respect et plus d'amour pour la vertu ; il n'est personne qui, après avoir lu les dialogues de Cicéron sur l'art oratoire, n'ait de L'éloquence une idée plus haute, plus étendue ■> -plus lumineuse, et plus féconde» Ainsi le dialogue t quand il n'est point oiseux, a pour objet un résultai j ou «le sentiment , ou d'idée. Celuiqui n'est qu'un jeu d'esprit, un (lux d'opinions , d'où jaillissent des étincelles, mais qui ne laisse à la fin qu'incertitude et obscurité, n'est pas Ce qu'on doit appeler le dialogue philosophique , c'est le dialogue sophistique.
11 n'y a rien île plus aise que de soutenir des paradoxes par des Sophisme* , que de donner à des ehoses éloignées et dissemblables une apparence de rapport, et de paraître
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persuasion, de "obscurité à l'évidencei L'histoire , toute en dialogues i sérail trop délayée; mais des dialogue» sui certains traits cPhi scz problématiques poui i
discutés, assez, intéressans pour être approfondis, pourraient être on ouvrage utile. Un modèle en ce ^ tire c i le dialogue de Sylla el d'JEucrate. On dé nlemeni
que le philosophe y traitai le pros< ripteur .im'i moins de respei i . Tous les grands h oui nus oui en lem bible : i elni de Montesquieu, en écrivanl sur les Romains, fut d'être nu peu trop sénateur.
MARMONTKL. Elémem de littérature.
Dén Lte . Béraclite.
Comparaison de Démocritc et d'Heraclite, rm l'on d"rin< l'avantage au dernier, comme plus humain.
DÉMOCRITE
Je ne saurais m'accommoder d'une philosophie trisi< .
HERACLITE.
Ni moi, d'uni1 gaie. Quand on est sage , on no voit rien dans le monde qui ne paraisse de travers el (jni ne déplaise.
DÉMOCRITE
Vous prenez les choses d'un trop grand sérieux : cela vous fera mal.
HERACLITE.
Vous les prenez avec trop d'enjouement ; votre air moqueur est plutôt celui d'un satyre que iVnn philosophe. N'étes-Tous punit touché de voir le genre humain i aveuglé , si corrompu , si égare ?
IH MOf.RITE.
le suis bien plus touché de le voir si impertinent i I i ridicule.