LETRE SUPREME
L'Être divin est réellement le seul cire positif qui mérite celle dénomination. 11 est seul, et seul il vit, parce que son existence cl sa vie ne «ont point des accidents. U est l'Être unique, il
OU PHILOSOPHIE PRATIQUE
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est TÈlrc des êtres. Il n'y a point , il ne saurait y avoir A" être hors de lui , parce que les seules qualités positives qu'il nous soit donné de connaître, prennent leur source en lui. Le bon , le beau , le juste , l'honnête , émanent de son sein , et font partie de son essence ; le mauvais , le difforme , l'injuste , le déshonnête, sont ses négations. Il est l'être nécessaire ; car sans lui les mondes eussent éternellement dormi dans le néant. Ce globe qui me porte me montre mille formes changeantes ; l'organisation des végétaux , le mouvement des fluides, les diverses configurations des solides, et le mélange des uns et des autres , lui prêtent une apparence de féerie. Les animaux le parcourent en tous sens commedesombresfugilives ; l'homme lui-même vient en tremblant hasarder quelques pas sur ce théâtre d'illusions. Il y commence un rôle qu'il doit continuer ailleurs. Comme je l'ai déjà dit, partout Y être m'échappe, et je ne vois que Dieu qui en mérite le titre, parce que seul il en possède les attributs. Je ne saurais rien expliquer sans lui. La gravitation des solides , la végétation de la pîRite, l'assimilation des sucs dans les corps animés, la sensibilité qui naît du jeu de leurs organes, les perceptions qu'elles laissent dans le cerveau , les relations qui en résultent, la moralité qui s'attache à celles-ci, tous ces phénomènes , dis-je , me confondent, me tourmentent, me désolent où il n'est pas ; tout se développe , s'explique et marche avec ordre dès que l'on fait Intervenir sa présence. Je dirai donc de lui, et je dirai de lui seul , qu'il est.
■ kératry. Inductions morales et physiologiques .