‹ Leçons françaises de littérature et de moraleChapitre 328 sur 649 · LES JARDINS DE VERSAILLES ET DE MARLY · texte numérisé non relu

LES JARDINS DE VERSAILLES ET DE MARLY

Loin de ces vains apprêts, de ces petits prodiges, Venez, suivez mon vol au pays des prestiges, A ce pompeux Versaille, à ce riant Marly, Que Louis , la nature et l'art ont embelli. C'est là que tout est grand, que l'art n'est point timide; Là , tout est enchanté, c'est le palais d'Armide; C'est le jardin d'Alcine, ou plutôt d'un héros, Noble dans sa retraite et grand dans son repos, Qui cherche encore à vaincre, à dompter les obstacles. Et ne marche jamais qu'entouré de miracles. Voyez-vous et les eaux, et la terre, et les bois, Subjugués à leur tour, obéir à ses lois; A ces douze palais d'élégante structure, Ces arbres maeier leur verte architecture; Ces bronzes respirer, ces fleuves suspendus, En gros bouillons d'écume à grand bruit descendus, Tomber, se prolonger dans des canaux superbes; Là, s'épancher en nappe; ici, monter en gerbes, Et dans l'air, s'enflammant aux feux d'un soleil pur, Pleuvoir en gouttes d'or, d'émeraude et d'azur? Si j'égare mes pas dans ces bocages sombres , Des faunes, des sylvains en ont peuplé les ombres , Et Diane et Vénus enchantent ce beau lieu: Toutbosquet est un temple, et toutmarbreestundieu: Et Louis, respirant du fracas des conquêtes, Semble avoir invité tout l'Olympe à ses fêles.

df.lille. Les Jardins, ch. it.

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