LE TEMPLE DU SOLEIL
L'ivoire et l'argent pur, l'or, présent de Vulcain, Font briller leur éclat sur les portes d'airain. La porte s'ouvre : on entre. Au fond du sanctuaire , Vêtu de pourpre et d'or, le dieu de la lumière Sur son trône d'opale apparaît radieux : Tel il traîne à son char, dans le cercle des cieux, Le Jour au vol si prompt , les Heures plus rapides , Les vieux Siècles, le front chargé d'épaisses rides, Des amours et des fleurs la riante saison , • Et le pompeux Eté, père de la moisson , Les derniers fruits cueillis sur le sein de l'Automne, Et le stérile Hiver que la vie abandonne.
La zone sur l'autel , brillant et léger dais, Enferme chaque signe en son vaste palais. Là le Taureau superbe y proclame la guerre, Les fatigues du soc , les bienfaits de la terre. Le Bélier, dans l'éclat de sa riche toison , Des arts industrieux figure la moisson.
Les doux Gémeaux , parmi les chants et l'allégresse, Enchantent de l'Amour l'éternelle jeunesse. Le Cancer est l'espoir du hardi nautonier. Le Lion dans les cœurs verse l'instinct guerrier, Excite au repentir, au meurtre, à la colère. La Vierge, des beaux-arts fait briguer le salaire, Inspire la pudeur, réprime les penchants. Quand Baccuus de ses dons vient enrichir nos champs, Celui que, sous son astre, enfante la Balance, Fait révérer les lois qu'il médite en silence.
dokion. Palmyre conquise , en. 1er.