SIXTE-QUINT ET LA POLITIQUE
Blxte alors était roi de l'Église et de Rome. Si , pour être honoré du titre de grand homme, II suffit d'être faux , austère et redouté , Au rang des plus grands rois Sixte sera compté. Il devait sa grandeur à quinze ans d'artilices : Il sut cacher quinze ans ses vertus et ses vices. Il sembla fuir le rang qu'il brûlait d'obtenir, Il s'en lit croire indigne afin d'y parvenir. • Sous le puissant abri de son bras despotique , Au fond du Vatican régnait la Politique, i Fille de l'Intérêt et de l'Ambition, ) Dont naquirent la Fraude et la Séduction. Ce monstre ingénieux , en détours si fertile , Accablé de soucis, parait simple et tranquille; Ses yeux creux et perçants, ennemis du repos , Jamais du doux sommeil n'ont senti les pavots. ! Par ses déguisements, à toute heure elle abuse Les regards éblouis de l'Europe coniuse. Le mensonge subtil qui conduit ses discours, De la vérité même empruntant le secours, Du sceau du Dieu vivant empreint ses impostures , El fait servir le ciel à venger ses injures.
lk même. Henriade, Cil. IV-
i Voyez le même sujet, dans les Uirrerciilea parties de . recueil, tant eu prose cui'cn vers.