BORNES DES RECHERCHES PHILOSOPHIQUES
La raison te conduit : avance à sa lumière; Marche encor quelques pas, mais borne ta carrière Aux bords de l'infini tu te dois arrêter; Là commence un abîme, il le faut respecte!1. Réaumur, dont la main si savante et si sûre A percé tant de fois la nuit de la nature, M'apprendra-t-ilffthais par quels subtils ressorts L'éternel artisan l'ait végéter les corps? Pourquoi l'aspic affreux, le tigre, la panthère, N'ont jamais adouci leur cruel caractère , Et que, reconnaissant la main qui le nourrit, Le chien meurt en léchant le maître qu'il chérit? D'où vient qu'avec cent pieds , qui semblent inutile.1', Cet insecte tremblant traîne ses pas débiles? Pourquoi ce ver changeant se bâtit un tombeau , S'enterre et ressuscite avec un corps nouveau, Et, le front couronné, tout brillant d'étincelles,.
en 1G77. Ses œuvres complotes ont Clé publiées à Jéna- Cil 1803, 2 vol. in-8. (N. E.) a Voyez lie partie , même sujet.
OU PHILOSOPHIE PRATIQUE
Sélancc dans les airs, en déployant ses ailes? Le sage Du Eaï, parmi ces plants divers J Végétaux rassemblés des bouts de l'univers, Me dira-t-il pourquoi la tendre sensitive Se flétrit sous nos mains, honteuse et fugitive? Malade , et dans un lit, de douleur accablé , Par l'éloquent Silva vous êtes consolé -; Il sait l'art de guérir autant que l'art de plaire. Demandez à Silva par quel secret mystère Ce pain, cet aliment dans mon corps digéré, 'Se transforme en un lait doucement préparé? Comment, toujours filtré dans ces routes certaines, Eniongsruisseaux de pourpre ilcourtentler mes veines, A mon corps languissant rend un pouvoir nouveau , Fait palpiter mon cœur et penser mon cerveau ? Il lève au ciel les yeux, il s'incline, il s'écrie : « Demandez-le à ce Dieu qui nous donna la vie3! »
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