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LA PAIX DES CHAMPS, ET L'AGITATION DES VILLES

Propice agriculture, art des premiers humains, L'homme a trop dédaigné la tâche de ses mains; Mais, en quittant le soc que guidaient ses ancêtres, 11 a payé bien cher l'oubli des soins champêtres. Loin du bruit des combats, loin d'un féroce honneur, Sou? un abri de chaume il trouvait le bonheur. La terre, à ses besoins prodiguant ses largesses, Faisait germer pour lui d'innocentes richesses. Il avait pour trésors des grottes , des ruisseaux , Des fontaines, des lacs et de riants coteaux, La force, la santé, le sommeil sous un hêtre, La paix, la paix du cœur, fruit du travail champêtre, Une table frugale et ses enfants autour, Compagnons de sa peine , et doux objets d'amour.

judiciaire, qui supposait que les étoiles réglaient notre destinée. (N. E.)

4 Voyez, lie partie, Morale religieuse, ou Philosophie pratique, et les Gûorgiqucs de Virgile, liv- I".

OU PHILOSOPHIE PRATIQUE

Quel insensé quitta ces demeures tranquilles, Pour grossir un vain peuple assemblé dans les villes, Pour courir en esclave aux portes des palais Mendier le coup d'œil d'un tyran sous le dais? Quel barbare mortel reforgea pour la guerre Le fer qui dans nos mains fertilisait la terre, Chassa le laboureur d'un champ riche et fécond Que hérissa bientôt la ronce et le chardon; Au lieu des blonds épis éleva dans les plaines Les panaches Douants des légions hautaines , Et dans le choc pressé de tant de bataillons, Par des ruisseaux de sang inonda les sillons '? LEMIÈre. Les Fastes, ch. IV.

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