‹ Leçons françaises de littérature et de moraleChapitre 446 sur 649 · LE SAGE · texte numérisé non relu

LE SAGE

Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux. Ces deux divinités n'accordent à nos vœux Que des biens peu certains, qu'un plaisir peu tran- Oes soucis dévorants c'est l'éternel asile; [quille. Véritable vautour que le fils de Japet Représente enchaîné sur son triste sommet 2. L'humble toit est exempt d'un tribut si funeste; Le sage y vit en paix , et méprise le reste. Content de ses douceurs, errant parmi les bois, Il regarde à ses pieds les favoris des rois ;

î Voyez, 1" paille, même sujet, a L'Incohérence et la multiplicité des métaphores ans ces six premiers vers nuisant un peu à la hcaulO

Il lit au front de ceux qu'un vain luxe environne, Que la fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne. Àpproche-t-il du but? qnitle-t-il ce séjour? Rien ne trouble sa fin : c'est le soir d'un beau jour.

LA FONTAINE. Philémon et Daucis.

Page 1