‹ Leçons françaises de littérature et de moraleChapitre 464 sur 649 · A ON PÈRE, SUR LA MORT DE SA FILLE · texte numérisé non relu

A ON PÈRE, SUR LA MORT DE SA FILLE

Ta douleur, Du Perrier, sera donc éternelle? Et les tristes discours Que te met en l'esprit l'amitié paternelle, L'augmenteront toujours?

Le malheur de ta fille au tombeau descendue Par un commun trépas ,

I Partie de l'Egypte accordée à Joseph par Pharaon, où demeurèrent les tribus , jusqu'à leur départ. (N. E.)

MORCEAUX LYRIQUES

Est-ce quelque dédale où ta raison perdue Ne se retrouve pas?

Je sais de quels appas son enfance était pleine,

Et n'ai pas entrepris, Injurieux ami, de soulager ta peine

Avecque son mépris.

Mais elle était du monde où les plus belles choses

Ont le pire destin ; Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses,

L'espace d'un matin.

La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles :

On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,

Et nous laisse crier.

Le pauvre en sa cabane , où le chaume le couvre ,

Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre

N'en défend point nos rois ».

MALHERBE , liv. 1er.

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