‹ Leçons françaises de littérature et de moraleChapitre 51 sur 649 · VIE PRIVEE DE FENELON · texte numérisé non relu

VIE PRIVEE DE FENELON

Son humeur était égale, sa politesse affectueuse et simple, sa conversation féconde et animée. Une gaieté douce tempérait en lui la dignité de son ministère , et le zèle de la religion n'eut jamais chez lui ni sécheresse , ni amertume. Sa table était ouverte , pendant la guerre, à tous les officiers ennemis ou nationaux que sa réputation attirait en foule à Cambray. 11 trouvait encore des moments à leur donner, au milieu des devoirs et des fatigues de l'épiscopat. Son sommeil était

I court , ses repas d'une extrême frugalité , ses ninturs d'une pureté irréprochable. Il ne connaissait ni le jeu ni l'ennui : son seul délassement était la promenade ; encore trouvait-il le secret de la

i faire rentrer dans ses exercices de bienfaisance. S'il rencontrait des paysans, il se plaisait à les entretenir. On le voyait assis sur l'herbe au mi-

! lieu d'eux, comme autrefois saint Louis sous le chêne de Vincennes. Il entrait même dans leurs

, cabanes , et recevait avec plaisir tout ce que lui

! offrait leur simplicité hospitalière. Sans doute ceux qu'il honora de semblables visites racontèrent plus d'une fois à la génération qu'ils virent naître, que leur loilrusJSuie avait reçu Fcnélon.

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