CHAPITRE IV
ÉTUDE DES PRINCIPALES PHASES CRITIQUES D'UNE FONCTION IMPLICITE D'UNE SEULE VARIABLE, DÉFINIE PAR UNE ÉQUATION UNIQUE.
Recherche des racines olotropes uw de l’équation f(x, u)—0o, dans le cas où / est une composante olotrope dont la dérivée première par rapport à w a une valeur initiale nulle.
128. Parmi les phases critiques où entrent les fonctions impheites quand les conditions sous lesquelles nous avons énoncé le théorème fondamental de leur théorie (307*) ne sont plus toutes remplies, les plus intéressantes, et de beaucoup, sont celles que fait naître la nullité du déterminant différentiel des premiers membres des équations génératrices, pris par rapport aux fonctions inconnues, ces premiers membres étant toujours supposés fonctions olotropes des variables indépendantes et des fonctions inconnues, pour les valeurs initiales de toutes ces quantités. La discussion de ces phases critiques est infiniment trop vaste pour pouvoir être exécutée dans toute sa généralité; d’ailleurs on serait bientôt arrêté par l’exiguïté des connaissances acquises sur les systèmes de polynomes entiers à plusieurs variables; mais elle a été épuisée dans son cas le plus simple et le plus important aussi, celui où 1l s’agit d’une équation unique définissant une fonction implicite d’une seule variable indépendante. La résolution d’une pareille équation engendre alors plusieurs fonctions implicites répondant aux mêmes conditions initiales, et les phases singulières de celles qui cessent d’être olotropes sont toujours réductibles à celle de la fonction radicale simple (TA, VE), (80, IL), (102 es suiv.). C’est la principale des constatations que nous avons à faire dans le présent Chapitre.
Nous supposerons donc que le premier membre de l’équation
finie donnée (1) 1(T, u) = 0;
à une seule variable indépendante x et à une seule fonction inconnue w, est olotrope pour les valeurs initiales de æ, u, mais
qu’on y a fEU(T U)= 0:
Pour simplifier l'écriture et le langage, nous raisonnerons dans l'hypothèse toujours réalisable, où ces valeurs initiales sont nulles toutes deux, où, par suite, le développement de f(x, u) à parur d’elles se réduit à une simple série entière en x, u, ayant zéro pour terme constant. Nous entendrons exclusivement par racines de l’équation (1), les fonctions de æ de toutes natures, annulant f(x, u) quelle que soit æ (dans le voisinage de æ =0) et tendant vers zéro en même temps que x.
129. Dans la série entière f(x, u) que nous devons supposer non identiquement nulle, nous appellerons terme principal celui de moindre degré en w parmi les termes effectifs (112*) où x figure à sa plus faible puissance f, et aussi grade de cette série, le degré ÿ par rapport à w, de son terme principal.
Comme tous les termes de f(x, u) sont divisibles par æf, mais
non par æ'*!, on peut écrire
(20 f(x, u) = m[D(A) HE (zu
D(u) représentant une série entière en w seulement, de même grade ÿ, et E(x, uw) quelque série entière en x, u.
130. S% le grade 9 se réduit à zéro, l'équation (1) n'a aucune racine.
Dans cette hypothèse, le second facteur de l'expression (2) ci-dessus prend la forme ‘
Ato+I(x, u),
où le premier terme est une constante non — 0, où le second est une série entière sans terme constant. En appelant donc € quelque