CHAPITRE IV. — PHASES CRITIQUES DES FONCTIONS IMPLICITES
En représentant par les notations (6), (5) les racines dont il s agit et leurs degrés de multiplicité, l'égalité supposée
M + M+...—+ Mo =
entraine $ ÿ — o à cause de la relation (9); par suite (130), l’équation ef) u)=#00(183)
ne possède aucune racine. On ne peut donc satisfaire à l’équaon (1) autrement qu’en annulant identiquement l’un ou l’autre des g premiers facteurs du second membre de l'identité (7), c'està-dire qu’en prenant w égale à l’une ou l’autre des fonctions olotropes (6).
Mais, quand cette somme est inférieure à 9, l'équation (r) possède des racines non olotropes (en x — 0) dont nous allons maintenant nous occuper. |
Racines non olotropes.
141. Nous conserverons dans ce paragraphe les notations du précédent dont nous suivrons aussi le numérotage, et nous établirons d’abord ce théorème fondamental :
En appelant Y* une nouvelle variable indépendante, on peut assigner un entier positif N tel, que l’équation
(50) FE", u)= 0,
de même nature et de méme grade ÿ(>0)que l'équation proposée (1), ait des racines, fonctions de +, olotropes et nulles en? — 0, dont la somme des degrés de multiplicité reproduise précisément le nombre 9.
1. La muluüplication par quelque entier positif », de tous les nombres 7 exposants de x dans f(x, u), change l’équation (1) en une autre de même nature et de même grade, que nous représen-
terons par | Jim(æ, u)=0,
et elle imprime à tous les jalons du premier graphique (139), des déplacements variés qui sont horizontaux et dirigés de gauche à
droite. Mais tous les jalons qui traçaient primitivement l'enceinte du graphique la tracent encore après sa déformation; car la multiplication, par une quantité positive quelconque, de tous les éléments d’une même colonne de l’un ou l’autre des déterminants (42), ne peut ni changer leurs signes, ni les rendre nuls quand ils ne l’étaient pas; d’ailleurs le côté horizontal a simplement glissé sur lui-même.
Comme les nombres s exposants de w ne varient pas, {out côté utile de l’enceinte primitive L Do D: » - ®,| reste utile après la déformation de celle-ci; car, d'une part, la hauteur de @, au-dessus de l’axe horizontal reste la même; d’autre part, la multiplication, par », des numérateurs de fractions telles que (48), les laisse divisibles par leurs dénominateurs. En outre, l’équalion numérique correspondante (49) reste la méme quel que soit n.
Mais il y a plus : on peut trouver pour n une valeur n rendant utile un côté oblique ®; choisi à volonté dans l'enceinte primitive. Car, pour amener tous les numérateurs des fractions (48) à être divisibles par leurs dénominateurs, il faut et 1l suffit évidemment que le nombre » par lequel on les multiplie tous soit un multiple entier quelconque n' de 5;, dénominateur de la forme
réduite : de ces mêmes fractions. La valeur minimum de n’est 5;
c’est-à-dire un entier > 1, quand @; n’était pas utile, et 1 quand ce côté l'était déjà.
Il. En supposant que l’enceinte du graphique de l'équation proposée (1) ait ainsi un côté oblique devenu ulile pour l'équation
(51) Jim(r, u)=0,
en appelant a, une racine de l'équation numérique correspondante (49), nous formerons l'équation subséquente en w,
(52) Jin(r, ar, th + ur,) = 0,
et si l'enceinte du graphique de celle-ci offre encore quelque côté oblique, on trouvera de même qu’un nouveau multiplicateur convenable »"(Z 1) des exposants de x change cette équation en une
autre finnn(r, ar," h + ur) = 0