‹ Lec̜ons nouvelles sur l'analyse infinitésimale et ses applications géométriques (volume 2)Chapitre 337 sur 397 · CHAPITRE XI. — FONCTIONS BIPÉRIODIQUES DU SECOND ORDRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — FONCTIONS BIPÉRIODIQUES DU SECOND ORDRE

effectivement de l’être ou non, selon que le degré de multiplicité de la valeur correspondante de x est impair ou pair (loc. cét.).

Soient u — k un facteur linéaire de (uw), et & une racine de E(x)— k. Si Æ n’est pas l’une des valeurs cardinales a, b, c, d, E est zéro simple de u — k (304, IV), de y(«) par suite qui n’a par hypothèse que des facteurs linéaires distincts, et notre radical cesse d’être olotrope en x — £. Si au contraire k est l’une de ces quatre valeurs, Ë est zéro double de }(u), et notre radical est olotrope en x — £.

Soit & un infini de E(x); comme il est simple (304, V), son degré de multiplicité pour y(w) est le degré même de ce polynôme. Notre radical reste done méromorphe en x ==t ou non, suivant que ce degré est pair ou impair.

De la combinaison de ces deux observations, résulte bien l’exac-

tutude du point que nous avions en vue.

IT. Pour que le même radical Vu) admette en outre les périodes ll, Q de E(x), il faut et il suffit que y(u) soit une constante, ou bien le produit d’une constante par les quatre binômes (5).

La condition énoncée est évidemment suffisante; car si elle est remplie, notre radical se réduit à une constante, ou bien, sauf un multiplicateur constant (302), à E/(æ) qui a bien IT, Q pour périodes (319).

Pour prouver sa nécessité, supposons que y(w) contienne seulement deux des facteurs linéaires (5), que l’on ait par exemple

VyCu)= VK(u—b)(u—d); résolvons par rapport à x l'équation E(æ)—u=0, en prenant pour valeurs initiales un couple quelconque (x, us), de solutions numériques de cette équation, x, n'annulant pas toutefois E(x)=— u', demi-dérivée partielle par rapport à w'=— du

premier membre de l’équation différentielle de la fonction u— E(x); faisons cheminer w de us à wo sur deux boucles consécutives | D |,

[a], enveloppant respectivement les points b, a, une seule fois chacun, mais aucun des deux autres c, d, et nommons +! la valeur finale de x.

Inversement u — E(x) suit de w, en wo les deux boucles [D], [a], quand on fait décrire à x, considérée maintenant comme variable indépendante, le chemin que cette quantité traitée comme fonction implicite de w avait parcouru. Or

E'(x) = VG(u — a)(u—b)(u—c)(u — d),

et ce radical revient évidemment à sa valeur initiale; on a donc à la

fois E(x,)= E(æ), E(x,)=E/{x0), d'où (333, LIL) To = Lo hPI + gQ.

Mais comme ce cheminement de x ramène Wu — d, Va pra leurs valeurs initiales multiplhiées respectivement par +1 et —1,

notre radical ‘/(w)revient à sa valeur initiale multipliée par — 1; il n’admet donc pas les périodes If, Q.

IV. Quand west une fonction de second ordre à infinis doubles, on obtient de la même manière les conditions voulues pour que le radical Vy(u) (supposé non constant) soit méromorphe, puis pour qu'il ait les périodes de w. En appelant p, q, r les valeurs cardinales (finies) de w, la première condition est que le polynôme y (u) ne contienne que tels ou tels des facteurs linéaires

U — D, cmt ? PUR Mn la seconde est qu’il les contienne tous trois.

V. En vertu de l'hypothèse combinée avec le théorème du n° 331, UÜ est liée à w par une équation irréductible de la forme

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