CHAPITRE VII. — DÉVELOPPEMENT DES FONCTIONS CIRCULAIRES
Si n est une période élémentaire, nx( — i)= — Il en est une aussi, et la seule autre qui puisse évidemment exister.
En prenant une période élémentaire dey(j:) pour base du tracé expliqué au n® 238, on obtient, pour une même direction de la constante auxiliaire 0, des bandes de largeur commune minima, qu'il convient, à cause de cela, de considérer préférablement à toutes autres. Ce sont les bandes élémentaires de/(x)-, il est évident qu'au point de vue graphique leur ensemble coïncide avec celui que fournit l'autre période élémentaire.
261. Si, outre la période élémentaire H, f{x) admet encore une autre période û, de deux choses Cune : ou bien û est composée de n, ou bien le moment (2o7)
des deux périodes n^est pas nul.
Si ce déterminant est nul, on a
d'où.û = Â:n, k désignant quelque quantité réelle non nulle. En appelant donc m un entier quelconque, n et n H- i deux entiers consécutifs donnant n ^ mk •<[ /i 4- i , par suite mk = /i 4- tq, où vi est une quantité réelle positive et < i, on aura
/nS2 = mkU = nll -i- r^IÏ.
Attribuons maintenant à m une infinité de valeurs distinctes m^, 1722, ... ; il est impossible que t^j, 7j2, . . . valeurs correspondantes de 7^, soient toutes inégales. Car, en supposant/(j:) ololrope en Xq, et à cause de
l'équation f{x) — f(^Xo) = o aurait pour racines les quantités Xo-{-r^Uy qui sont toutes inégales et en nombre illimité. Comme toutes ces quantités tombent à l'intérieur du cercle qui a J^o pour centre et modll pour rayon, /(x) dégénérerait en une constante (4), ce qui est contraire à l'hypothèse.
En appelant donc i,j deux indices convenables, on a
/n/û — mU = mjil — njUy c'est-à-dire
(mi— mj)Q — (ni— ny)n,
el, comme m/ — my, ni — ny né peut être nul, puisque une Test pas. Si [Lf V sont les quotients des divisions de ces différences par leur plus grand commun diviseur, celte relation s'écrit
et donne
(4) n = [ij, û = vu,
u désignant la valeur commune des derniers rapports.
Soit enfin />, q un couple de solutions entières de Téquation
qui est possible puisque (a, v sont premiers entre eux. Les égalités (4) donnent
u =/?n -f- çQ,
moyennant quoi o est aussi une période de/(^), et II en est composée à cause de la première. Mais, Il étant élémentaire, il faut que [A = ± I , d'où u = ±: II, et la dernière des mêmes relations donne û = ±: vil, ce qu'il fallait établir.
262. Nous appellerons unipériodiques les fonctions de cette espèce, c'est-à-dire celles dont toutes les périodes sont composées d'une seule période élémentaire.
Pour ce qui les concerne, il y a quelque chose à ajouter aux observations faites précédemment sur toutes les fonctions périodiques.
1. Si les fondions /(x), f (x), . . . dun^ 254 sont toutes unipériodiques, elles ont nécessairement les mêmes périodes élémentaires.
Soient effectivement II une période élémentaire de /(^), par suite (élémentaire ou non) de /'(^), et ts une période élémentaire