CHAPITRE III. — FONCTION RADICALE SIMPLE
107. Au sujet de ces racines, et en excluant le cas où X = o, nous avons à faire les observations générales qui suivent.
I. En posant modX = S, toutes ont pour module commun la quantité T, détermination réelle positive rfe i ( — > EJ.
C'est ce qui résulte immédiatement du n® 95.
II. Elles sont représentées graphiquement par les sommets d'un polygone régulier de m côtés, inscrit dans la circonférence de rayon X quia V origine Ou pour centre. Et si Von part de U pour y revenir, en marchant sur ce polygone de manière à rencontrer successivement les racines dans r ordre (3), on exécute une révolution de sens direct autour de 0« {pourvu toutefois que m soit > 2).
Comme les quantités o, —»—>•• -, — ^^^ croissent en proerres-
*■ mm m r o
sion arithmétique dans Fintervalle de pi = o à |x = 1 , les m points
sont les sommets d'un polygone jouissant de toutes les propriétés énoncées, à cela près que le rayon de sa circonférence circonscrite est = I (101 , VII) ; et Ton peut passer des quantités (5) aux quantités (3), en multipliant toutes les premières, d'abord par T, puis
par ^ clef de U (72*).
Or la première multiplication transforme le polygone ^5) en un autre homothétique, dont la circonférence circonscrite a X pour rayon; quant à la dernière, elle imprime à ce nouveau polygone une simple rotation autour de Torigine O^ (86*).
III. Quand X est une quantité réelle positive, on peut prendre
pour U la détermination réelle positive de ^( — > Xj. Les seules
quantités réelles contenues dans la suite (3) sont alors U si m est impair, et ±1] si m est pair.
Dans le premier cas en effet, i est le terme réel unique de la
suile(5);danslesecond, on y trouve encore <I>(^— j = <I>(-j = — i, mais aucun autre (101, IV).
108. Les racines de l'équation (i) sont ce qu'on nomme les racines m'^'"" de la quantité X. On représente par le signe \/\
ou bien encore X'"(H8, iVi/.), tantôt Tune d'elles spécifiée convenablement, tantôt Tune ou l'autre indistinctement. Dans ce dernier
cas, et pour Xnon = o, ces notations, équivalentes à ^f — • X),
sont essentiellement ambiguës, puisqu'elles ont m déterminations inégales.
Quand X est réelle positive, y/X représente habituellement la
détermination réelle et positive de ^(— » Xj. On a ainsi, par
exemple,
mod "v/\ = "v^modX.
Les rcgies du calcul des radicaux imaginaires résultent toutes des combinaisons variées auxquelles se prêtent les formules fondamentales des n°* 74- et suiv. (ou 81). On peut dire qu'elles sont les mêmes que pour les radicaux arithmétiques, sauf la nécessité de choisir convenablement les déterminations des expressions ambiguës.