I.F.ÇONS ORALES DF. CLINIQUE
droit, isole la masse morbide d’abord par en bas, ensuite par en haut, puis en dedans, afin de la disséquer en dernier lieu d’arrière en avant et de dedans en dehors, en ménageant avec soin le globe de l’œil. L’artère palpébrale, ajoute M. Velpeau, ordinairement divisée par cette manœuvre, donne lieu à une sorte d’hémorragie dont le simple tamponnement triomphe, en général, sans difficulté; on remplit donc la plaie de boulettes de charpie; un linge fin, criblé de trous et enduit de cérat, puis un plumasseau, sont mis par-dessus pour couvrir le grand angle. Il ne s’agit plus après cela que d’envelopper le tout d’une compresse et de quelques tours de bande en forme de monocle, pour maintenir l’appareil. Après le premier pansement on diminue chaque jour le volume ou le nombre des boulettes de charpie, et la plaie se cicatrise généralement dans l’espace de quinze à vingt jours. »
Il arrivequelquefoisque le repli des téguments, qui de la racine du nez s’avance sur la caroncule lacrymale, prend une trop grande extension et gêne le mouvement des paupières. Cette difformité a reçu le nom d ’épicanthus. On en débarrasse facilement les malades à l’aide d’une petite opération. Pour cela, soulevant avec une bonne pince la peau de la racine du nez, on en excise un lambeau elliptique vertical assez large pour que le rapprochement des lèvres de la plaie par la suture fasse disparaître surle-champ les deux croissants angulaires. Pour rendre l’opération plus méthodique, on pourrait avant de pratiquer l’excision passer les épingles ou les fils à travers la base du repli cutané.