La colleclion Basilewsky conlienl quatre de ces boîtes
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•j^uérison du paralytique; celle de laveugle-né ; la Samaritaine; la résurrection de Lazare. — L'autre (n" 1034) a comme sujets de décorations les Pèlerins dEmmaus et les quatre Evanoélistes.
Ces deux boîtes sont du vi" siècle.
11 existe également au musée de Cluny (n° 1032) une admirable Figure Panlhée, sculpture en ivoire de baut relief, du m*" ou iv*^ siècle. Cette sculpture, remarquable par son inscription aussi bien que par son antiquité, a été trouvée dans un tombeau sur les bords du Rbin avec les deux lions en cristal de roclie qui sont placés à ses côtés. Tout porte à croire qu'elle provenait d'un siège consulaire, dont les têtes de lion formaient les boules d'appui destinées à supporter les mains. La figure est debout ; elle tient un sceptre dans la main droite et une coupe dans la gaucbe. Elle est vêtue d'une robe qui laisse à découvert le sein droit. La tète, coiffée comme les figures romaines, est couverte d'un voile, et les pieds sont chaussés de sandales; derrière elle sont deux figures. Au-dessus d'elle planent deux anges, aux ailes déployées, qui supportent une couronne. Le fond est formé par deux grands arbres qui s'élèvent jusqu'au-dessus de la tète. Hauteur : 0'"4'2.
Au musée de Nevers se trouve un ivoire quasi-antique dont la sculpture représente la Nativité et l'Adoration des Mages. Les trois rois mages ont le bonnet phrygien (v''-vii'- siècle).
A signaler aussi un ivoire quasi-antique représentant saint Pierre discutant avec un autre apôtre (v-vi'' siècle).
Le trône de l'évèque Maximien (546-552), avec monogramme, se trouve dans la sacristie de la cathédrale de Ravenne. Les reliefs ne sont pas tous de la même qualité. Ce qu'il y a de meilleur, ce sont quelques figures sur le devant, en bas, et quelques reliefs représentant l'histoire de Joseph ; surtout les fils présentant à leur père le manteau ensanglanté, scène d'un dramatique puissant, bien que l'exécution en soit à peine esquissée.
Diptyques consulaires. Le nombre des diptyques' datés s'élève aujourd'hui à 28, se rapportant à 16 consuls dilférents, qui ont exercé leurs fonctions dans un espace de temps circonscrit entre les années 406 et 54l. En dehors du livre classique de Gori, publié au siècle
] . Objets olTerls en présent à l'occasion de la nomination des consuls.
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dernier, les principaux recueils modernes qui les mentionnent sont ceux de Pulskv, de Wetswood et de Mever ' .
Liste des 28 diptyques datés :
Année 406. — Diptyque de Probus. A Aosle, dans le trésor de la cathédrale. Publié par M. Aubert dans son Trésor dWoste et dans la Revue archéologique, nouvelle série, tome IV, p. 161, L'empereur Ilonorius cl le consul Anicius Prohus.
Année 428. — Diptyque du Consul Félix. Bibliothèque nationale de Paris.
Année 449. — Diptyque du Consul Aslurius. Autrefois à Lièg'e, aujourd hui au musée de Darmstadt.
Année 487. — Diptyque du Consul Boetius. Bibliothèque de Brescia.
Année 488. — Diptyque du Consul Sividius. Bibliothèque nationale de Paris.
Année 506. — Diptyque du Consul Areobindus. Musée de Munich.
Année 506. — Diptyque du même Consul. Dans la collection Basile wsky.
Année 506. — Diptyque du même Consul. Musée de Besançon.
Année 506. — Diptyque du même Consul. A Dijon dans la collection Baudot.
Année 506. — Diptyque du même Consul. A Lucques en Italie.
Probabl"^ de 506. — Diptyque attribué au même Consul. Musée du Louvre à Paris.
Année 513. — Diptyque du Consul Clémentiuus. Liverpool, Mayer Muséum.
Année 515. — Diptyque du Consul Authemius. Autrefois à Limoges.
Année 517. — Diptyque du Consul Anastasius. Bibliothèque nationale de Paris.
Année 517. — Diptyque du même Consul. Partagé entre le Musée de Berlin et le Kensington muséum.
1. On trouvera tous les renvois bibliofiraphiques dans un article de M. Héron de Viliefosse inséré dans la Gazette archêolocjiqiie de 18Si, p. 117.
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Année 517. — Diptyque du même Consul. Vérone, Bibliothèque capitulaire.
Année 517. — Diptyque du même Consul. A Paris autrefois dans la collection de Janzé.
Année 518. — Diptyque du Consul Magnus. Bibliothèque nationale de Paris.
.Année 5'21. — - Diptyque du (Consulat de Justinianus. Milan, Collection ïrivulce.
Année 521. — Diptyque du même Consul. Bibliothèque nationale de Paris.
Année 521. — Diptyque du même Consul. Le Puy-en-\'elay, Collection .Aymard.
Année 525. — Diptyque du Consul Philoxenus. Bibliothèque nationale de Paris.
Année 525. ^ Diptyque du même Consul. Milan, Collection Trivulce.
Année 525. — ■ Diptyque du même Consul. Liverpool, Mayer muséum.
Année 530. — Diptyque du Consul Orestes. Londres, Kensington muséum.
Année 539. — Diptyque du Consul Apion. Oviedo, trésor de la cathédrale.
Année 540. — Diptyque du Consul Justinus. Berlin, Musée darl.
Année 541. — Diptyque du Consul Basilius, partagé entre le musée des offices à Florence et celui de Brera à Milan.
Le Cabinet des Médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de Paris possède à lui seul huit diptyques consulaires, dont six contiennent les noms de six consuls dill'érents et portent par conséquent des dates absolument certaines, j \'oir le Catalogue de M. Chabouillet.)
Tous les diptyques ne sont pas des diptyques consulaires représentant le Consul ou l'Empereur au moment où il donne le signal pour le début des jeux publics.
A Monza, un diptyque qui représente Boëce el une Muse est environ du iv"^ siècle. L'Empereur, avec une figure féminine, est à peu près du même temps, ainsi que les deux Consuls en costume de* gala, dont plus tard on a fait des saints.
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Aux diptyques il l'aul joindre les reliures de livres en ivoire ; par exemple, une belle reliure de la première époque au Musée chrétien de Latran ; celle de la Bibliothèque de Rouen* etc..
Bronze. — La statue de bronze de Saint-Pierre- que fil faire le pape Saint- Léon le Grand (440 — 461) et qui se voit encore à Rome dans la Basilique du ^'atican, a toujours passé aux yeux du vulgaire pour un ancien Jupiter, tant le style de ce monument chrétien a dé rapports avec celui de la statuaire païenne de l'époque de la décadence.
Au musée de Berlin, une petite figure en bronze tenant un monogramme en croix publiée par Garrucci. {Storia delVarte cristiann, t. IV, pi. 467) et gravée également dans le Catalogue illustré du Musée de Berlin.
Lampadaire de bronze trouvé en Afrique. Publié dans le catalogue Basilewsky.
Lampes de bronze dans Perret et dans le catalogue Basilewsky.
Statuaire chrétienne. — A proprement parler la statuaire chi^étienne^ n'existe pas, nous l'avons dit. A peine inventa-t-elle deux ou trois types.
Le type du Bon Pasteur est commun dans les peintures murales, dans les bas-reliefs des sarcophages, sur les médailles de bronze, sur les lampes de terre cuite, sur les verres dorés et dans les gratlltes des épitaphes. Mais ce type est très rare dans la statuaire. On n'en connaît que quatre ou cinq exemples à Rome. Il y en a deux au Musée de Latran. Le plus beau de tous est reproduit par M. de Rossi dans la planche XII du Bulletin d'archéologie chrétienne, de 1887. Gravé dans Martigny, Diction, des anliq. chr., et dans Garrucci, Arte cristiana, pi. 4"28.
Il est moulé et une épreuve se voit dans le Musée chrétien du Louvre n*" 3"276. Les jambes sont modernes, quelques autres petites l'estaurations ont été indiquées par M. de Rossi.
1. Voir les articles de Charles de Linas [Gnzetle archéologique, 1886). Les deux ivoires sont attribués par Linas au vi"= siècle.
2. La date traditionnelle de cette statue a été récemment contestée et placée au .\iii° ou xiv= siècle.
3. Cf. un article de M. de Itossi dans le Bulleliii d'Archéologie chrélienne, t887.
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Le Bon Pasleur porte Tagneau couché sur ses épaules; cheveux en longues tresses à hi manière d'Apollon, regard très doux, tourné vers l'agneau qui regarde aussi le Pasteur. C'est une figui'e pleine de charme malgré l'époque de décadence indiscutable dont elle sort. Le sentiment en est vraiment remarquable (fig. L)
Sliitue (lu Bon PaslL'ur.
M. de liossi estime que cette statue du Bon Pasteur ilate des premières dizaines d'années du ni® siècle environ. M. l'abbé Duchesne, dans [e Biillelin crilique de décembre 1882, p. 288, ditquil y a des personnes qui donnent cette sculpture au second siècle. Pour lui, il est porté à la croire du milieu du ni"^ siècle.
L'autre statue du bon Pasteur, conservée à Rome, au même musée de Latran, est beaucoup moins bonne. Le dessin en a été donné par Perret, Borne souferraine, 1. AI, pi. IV. Vous lavez sous les yeux.
Il y en a une au Musée Kircher, au collège romain. Il y en a une autre trouvée en 1870 sous l'ancienne basilique de Saint-Clément [Bullelin dnrch . chrêlieune , 1870, p. 15(>^. Il y en a une enfin découverte pi'ès de la porte dUslie et reproduite par M. de liossi dans le Bulletin de 1887, pi. XI.
Il y a encore quelques statues du Bon Pasteur trouvées, lune ù
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(^onslanlinople (signalée par Albert Dunioul), l'autre à Athènes. l*>utin il y en a une à Séville clans le Palais du duc de Médina-Celi.
A propos des statues du Bon Pasteur trouvées à Gonstantinople eten Gi'èce, M. de Rossi rappelle que Constantin orna les fontaines de Gonstantinople de statues du Bon Pasteur en bronze doré.
Le type du Bon Pasteur dans son expression la plus belle, qui est celle du marbre de Latran moulé au Louvre n° 3'27(î et gravé dans le BiiUelin tV archéologie chrétienne de 1887, pi. XII, est d'après M. Berudorl" (Moniimenls anciens publiés par rinstiliil impérial archéoloçfique de Vienne, 1888, p. 21, pi. 34), inspiré par une statue de Praxitèle dont un fragment a été découvert à Eleusis en 1884 et qui représente Eubuleus, frère de Triptolème, personnage (lu mythe éleusinien.
Dans l'opinion du savant autrichien, la statue chrétienne ne serait pas autre chose que la reproduction de l'idéal du Pasteur, le bon berger selon larl classique.
M. de Rossi, dans le Mémoire sur la statuaire chrétienne que je viens de aous signaler, ne trouve plus à parler que de statues byzantines. Nous nous en occuperons à propos de l'art bvzantin.
On a très peu écrit sur la statuaire chrétienne latine.
Il n'y a à citer que les observations de M. de Rossi : A propos d' une slalue (lu Bon Pasteur décourerle à Rome près la porte d'Ostie, dissertation insérée dans le Bulletin d Archéologie chrétienne de 1887, p. 136 ctsuivantes,et larticlede M. Le Blant dans les J/e/r'</j(/e6de l Ecole de Rome, année 1883, p. 439, article intitulé Les ateliers de sculpture chez les premiers chrétiens.
Il y eut encore d'autres monuments. Le P. de la Croix, à Poitiers, a une petite tète en tuifeau, qui pourrait bien être une antiquité chrétienne des hautes époques, et qu'il faut l'approcher de la tète publiée par Perret dans son livre sur les catacombes.
\ oir aussi un chapiteau trouvé à Ilenchir-Zoui, l'ancien Munipium \^a/.aritanum, et dans le Bulletin des Antiquaires de France. 1870, p. 156-157 une porte monumentale de basilique publiée par M. Héron de \'illefosse.
Graffites. — L'art chrétien primitif était un art de prolétaire. Une des pi'emières manifestations de la sculpture fut la gravure à CouHAJuf). Lkcons 7
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la pointe du style ou du couteau, ti'aduction spontanée du sentiment des foules.
Grailile du Palatin. Alexamène adore son Dieu.
Musée de Marseille {n° 166). Colombe gravée à la suite d'une inscription chrétienne.
Musée de I^yon. Il y a au musée de Lyon de nombreuses inscriptions chrétiennes primitives avec grafïites de colombes et débranches d'olivier.
Musée deClcrmont-Ferrand. Inscriptions chrétiennes duMi'^siècle. Décoration de deux colombes buvant dans des calices sur deux arcades.
Musée de la Société des Antiquaires de l'Ouest, Poitiers (n"^ 595). Deux paons ou deux pintades buvant dans un calice d où sort une fleuron une plante. — Même Musée (n" 282-"283). Poissons provenant d un balnéaire chrétien à Saint-Cyprien.
Sarcophages. — Le caractère général des sarcophages chrétiens est l'uniformité de la production; ils provenaient d'une fabrication industrielle en gros.
Les sarcophages chrétiens sont encoi^e sur les frontières extrêmes de l'art antique. Ils en paraissent presque la suite.
Principales collections de sarcophages chrétiens en Italie: Musée" chrétien de Latran à Rome. - Crypte Saint-Pien-e (grottes vaticanes) Tombeau de Junius Bassus, mortle 23 août 359. — Campo-Santo de Pise. — Cathédrale de Salerne. — A Ravenne. — Cathédrale d'Ancône.
Le musée du Louvre, à Paris, contient un petit nombre de bons modèles de sarcophages chrétiens.
Dans les oflicines où se taillaient les sarcophages païens, on travaillait d'après des modèles, d'après des poncifs sans cesse recopiés. Ces motifs toujours reproduits étaient des Génies accostant la tablette de l'épitaphe ou le buste du défunt, — des Génies vendangeant, — des Génies faisant combattre des coqs ou tenant en signe de deuil une torche renversée, — lesDioscures, — Groupes de l'Amour et de Psyché, — Griffons, — Têtes de Méduse ou autres masques de grandes dimensions occupant les extrémités des tombes, — Figures symbolisant le ciel, les vents, les fleuves, la mer, les contrées diverses, — Emblèmes de la destruction : le lion dévorant un quadrupède, — la colombe ou le lapin mangeant des fruits. On les retrouve presque tous sur les sarcophages chrétiens. '