AVANT-PROPOS
A l'époque où il prcparail son cours sur les orujines de Vart (jofhique, Courajod vint fréquemment à Poitiers. Il considérait cette ville comme le centre des études mérovingiennes^ en raison de l'Hypor/ée, du baptistère Saint-Jean, du musée lapidaire que renferme cet édifice et des autres musées de la Société des Antiquaires de l'Ouest .
Pour faciliter sa besogne je lui ouvris mes cartons,' il y récolta une ample moisson de documents barbares, pour la plupart inédits. C'est ainsi que se forma la vive amitié qui nous unissait.
A maintes reprises, Courajod promit de ni envoyer tout ce qu il avait pu recueillir de matériau.v sur la période franque. Il savait que Je ptréparais une espèce de Corpus des monuments mérovingiens, et il voulait m'aider dans mon travail comme Je l'avais aidé modestement dans le sien.
Il n'eut pas le temps de tenir sa pj ro messe ,' mais il ne l'avait pas oubliée, puisqu'il avait eu la pensée délicate, hanté sans doute par de funèbres pressentiments, d'inscrire mon nom sur les dossiers qu'il me destinait. Aussi, lorsque MM. André Michel et Henry Lemonnier me demandèrent de collaborer au premier volume de la publication des leçons de Courajod, les remerciai-Je profondément de vouloir bien m'associer à cette œuvre pieuse.
La fâche que nous avons entreprise était difficile. Les lecteurs diront si nous l'avons menée à bien. En tout cas ils nous rendront cette Justice, que nous avons apporté toute notre conscience à servir la mémoire de Louis Courajod.