‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 2)Chapitre 97 sur 140 · Diclionn. d'iirchilecLure, t. IV, p. 163 et 16i · texte numérisé non relu

Diclionn. d'iirchilecLure, t. IV, p. 163 et 16i

2. Baptistère de CalixLe à Gividale en 737. Cattancu, VArchiteclure en Ilalie dn VI' au A7' siècle, édil. française, p. 93.

CouR.\Jon. Leçons. 30

466 LA COLONNE DANS l'aRCIIITKCTI RK ROMANE

Barbares. Après une première tentative de renaissance par le simple développement du principe latin et <;allo-romain. renaissance tentée par Foulques Nerra et dont la vallée de la Loire et de l'Anjou furent les témoins, les écoles néo-g'recque, byzantino-barbare, gothique et lombarde qui, elles aussi, n'étaient pas exemptes de pénétrations septentrionales, trouvèrent un terrain préparé pour les recevoir dans les milieux septentrionaux dont l'activité s'annonçait.

A partir du xi'' siècle, le roman qui naît se divise en deux branches, le Midi et le Nord, auxquels se rattache l'ouest par la décoration. Aprèsavoir subi, comme lesautres écoles françaises, la première pénétration barbare éprouvée par le Lombard lui-même qui, à la suite de la primitive vulgarisation de l'art byzantin portée par les Goths, fut à son tour un éducateur universel pour TOccident, le style roman de la Bourgogne, de l'Aquitaine et en général du midi de la France, refusa d'aller jusqu'au bout dans la A'oie des concessions aux principes septentrionaux.

Il revint aux superpositions d'ordres ; il crut à la valeur du mur plein. Quand il voulut des voûtes sur les grandes nefs, il pratiqua le système du berceau. Il l'evint d'une façon générale aux traditions latines ; il substitua tant qu'il put le pilastre à la colonne et restaura aussi, dans une certaine mesure, les habitudes du pied-droit romain.

Les Romans de l'Ile-de-France et des régions du Nord ne résistèrent pas à l'attraction qui les emportait vers un autre pcMe ; ils ne revinrent pas immédiatement sur leurs pas; ils continuèrent d'abord de tourner le dos à Rome jusqu'à la grande renaissance latine du xH** siècle dans la statuaire et la décoration. Une fois en possession de la croisée d'ogive, dont je n'éprouve aucune difllculté à reconnaître l'origine romaine, ils ne se génèrent plus ytouv s'abandonner aux instincts qui avaient présidé à la formation de l'art roman. Ils développèrent franchement dans leurs construclions les caractères essentiels de leur tempérament national, qu'ils avaient retrouvé à l'état de germe dans l'architecture néo-grecque et byzantine. Ils y mêlèrent leurs habitudes personnelles ; ils procédèrent franchement en charpentiers et leurs bâtiments de pierre ne perdirent pas toute apparence d'un édifice de bois.

Pendant toute la durée de l'art roman, il y a eu dualisme, rivalité,

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