‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 3)Chapitre 35 sur 93 · RÉSISTANCES DE L'ART NATIONAL · texte numérisé non relu

RÉSISTANCES DE L'ART NATIONAL

Mesdames, Messieurs,

Je traiterai aujourd'hui, comme je l'ai annoncé, de la résistance de l'art français, chrétien et septentrional, à l'invasion de la pensée latine et italienne et à la conspiration ourdie par l'aristocratie, par le paganisme, par les Académies, par les pouvoirs publics et par toutes les forces coalisées du Romanisme et de l'organisation sociale. Cette résistance sourde et latente, inavouée, souvent inconsciente, dura en fait assez longtemps dans la pratique de l'art. Elle exista même quelquefois dans la pensée des Mécènes, des artistes et des hommes de lettres, qui guidaient déjà dans une certaine mesure le sentiment public ou qui, en tout cas, le traduisaient. Elle persista, cette résistance, elle persista obstinément chez quelques esprits isolés. Elle aurait persisté même dans l'esprit public, dans l'esprit moyen de la nation, dans l'esprit bourgeois si la pédagogie dont je vous ai parlé n'avait déjà perverti tous les sentiments naturels.

Sur l'enseignement des collèges au xvi^ siècle, on trouve beaucoup de renseignements dans Montaigne. Ces renseignements ne sont pas favorables, quoi qu'ils soient fournis par un humaniste convaincu, mais de bonne foi.

« A la vérité, dit Montaigne, nous voyons encore qu'il n'est rien si gentil que les petits enfants en France ; mais ordinairement, ils trompent l'espérance qu'on en a conçue, et hommes faits, on n'y voit aucune excellence :j'ai ouy tenir à gens d'entendement que ces collèges où on les envoyé, de quoi ils ont foison, les abrutissent ainsi » (Livre P', ehap. XX\').

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Il importe surtout pour nous de connaître quelle impression produisait encore notre art, national d'orig^ine, sur un esprit comme celui de Montaigne, éclairé, sage et bien équilibré, un peu froid même, au milieu des éblouissements de la Renaissance classique, au milieu de l'enivrement de l'humanisme, au milieu des orgies de l'esprit païen : <( Il n'est âme si revêche, dit Montaigne, qui ne se sente touchée de quelque révérence à considérer cette vastilé sombre de nos églises... » et plus loin : « Ceulx mesmes qui y entrent avecque quelque mespris sentent quelque frisson dans leur cctur. »

Cette sainte émotion, cette sublime terreur religieuse, ce nest pas l'architecture baroque italienne, ce n'est pas l'architecture des jésuites, ce ne sont pas tous ces trucs et ces décors d'opéra, ce ne sont pas les copies grotesques de l'anticjuité, ce ne sont pas les bâtisses appelées à Rome du nom d'églises qui la donnent. Certes, on éprouve, à Rome, des sentiments nobles et très élevés en face de certaines ruines transfigurées par le souvenir. A Rome, l'histoire monte à la tète de tout homme cultivé, puisque cet homme est fatalement romaniste par son éducation. A Rome, la fumée du passé envahit le cerveau du visiteur et peut lui donner la fièvre. Ce visiteur alors éprouvera peut-être des frissons dans le dos, non pas dans le cœur.

\'ous voilà donc désormais renseignés. La succession de l'art en France n'était pas vacante au moment où l'humanisme la revendiquait.

Ni le sentiment, ni l'esprit de l'art national n'avaient péri au xvi" siècle.

Les procédés d'exécution de cet art n'avaient pas non plus disparu et les choses allaient encore bien mieux dans le pratique.

Pour obtenir une décoration conforme à l'esprit classique, l'architecte fournissait des dessins, des épures grandeur d'exécution ou bien des moulages de pilastres et d'architraves apportés d'Italie, comme je l'ai expliqué dans mon mémoire sur la part de l'art italien dans l'œuvre de la première Renaissance française, publié dans la Gazette des Beanx-Arts en 1884. Là, comme dans tout le domaine de la décoration sculptée, aucune initiative n'était laissée à l'exécutant. Il devait copier le modèle pris à l'antique ou l'exécuter et même le composer dans l'esprit de l'art contemporain, qui visait à être l'esprit de l'art antique.

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Il en était autrement des procédés de construction. Bien souvent les architectes et les amateurs auraient désiré voir les murs se dresser suivant certains procédés de la construction antique, visibles encore dans de nombreux monuments et soigneusement décrits par \'itruve. Bien souvent ils auraient voulu appareiller les pierres à l'antique, sans employer du ciment, et à laide de matériaux artistement taillés et rapprochés seulement par leurs lits de joints. Bien souvent ils auraient voulu surmonter leur construction de voûtes d'arêtes ou de berceaux pénétrés, pour laisser passer la lumière des fenêtres. Mais ils se trouvaient entravés dans leur désir parce qu'il aurait fallu faire des épures innombrables, des dessins à n'en plus linir, et indiquer la taille et la forme de chaque pierre. I^es ouvriers n'avaient pas dans la main les coupes ordinaires.

C'est ce qui prolongea pendant très long-temps la vie des procédés de l'art gothique. Il faut tenir compte aussi de la protestation tacite et muette de l'esprit national. L'Académie d'architecture mettra deux siècles à triompher de ces résistances et, quand elle aura installé en France des écoles de stéréotomie, elle aboutira aux monstruosités et aux contre bon sens que je vous ai signalés dans la construction de la colonnade du Louvre et de la colonnade du Garde- Meuble, place de la Concorde.

Mais on n'avait pas trouvé du premier coup les auxiliaires indispensables à l'exécution de ces insanités, et pendant le xvi" et les trois quarts du xv!!*" siècle, les procédés de l'art national, en se perpétuant, prolongeaient la vie de celui-ci.

Pendant tout le xvi" siècle, on n'a pas cessé de construire des ég-Iises conçues dans le goût général de l'art gothique : voûtes sur croisées d'ogives, arcs-boutants, meneaux aux fenêtres. Par exemple : le carré du transept de Beauvais, certaines parties de la façade de la cathédrale de Rouen, Saint-Étienne du Mont à Paris, l'Kglisede Beaumont-le-Roger. Même à Anet, où la construction est si franchement anti-française, une concession aux idées françaises se fait remarquer. Ce sont deux tours surmontées de deux pyramides en guise de clochers. Satisfaction est donnée aux habitudes de l'art national dans la silhouette générale. Nous retrouvons le même artifice du clocher à l'église de Richelieu, où les tours étaient surmontées de pyramides.

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Je n'ij^iiore pas qu'il a existé en Italie, pendant le règne de Tarchitecture baroque, des églises munies de clochers. Bernin a construit des églises avec clochers attenant, Borromini, aussi : Saint Agnese, place Navone, à Borne.

Nous vous disions tout à l'heure, grâce au texte de Montaigne, que le sentiment d'une juste appréciation de lart national français n'avait pas complètement péri en France chez les hommes de lettres, ni chez les théoriciens de l'art, au xvi'' siècle. Les hommages étaient rares; mais ils existaient encore. Au xvn*^, plus rien 1 Tous ceux qui écrivent et qui sont élèves des Universités, ou plutôt des jésuites, se montrent intraitablement romanistes. C'est bien naturel, étant coiuuie leur éducation. J'ai eu l'occasion de vous le prouver dans la première leçon de Tannée 189"2-189;î, en examinant le sens donné au mot gothique par les principaux écrivains du siècle de Louis XIV'.

Cependant les arts furent moins facilement réductibles que les lettres. Au \vu*^ siècle, le sentiment gothique était encore capable de se manifester dans l'art.

Orléans. — La cathédrale d'Orléans était une des plus belles cathédrales gothiques du xni'^ siècle: avec des tours romanes conservées de l'église antérieure, cela dura jusqu en 1567.

Le 2i mars 1567, les calvinistes, excités, dit-on, par Théodore de Bèze, firent sauter la cathédrale d'Orléans à l'aide d'un fourneau de mine et avec des tonneaux de poudre accumulés à l'intérieur. Il ne resta d'intact que les onze chapelles du chevet, les murs latéraux du chœur et deux tours romanes, qui furent démolies au xvni* siècle. Cependant le pape Clément VIII, lors de l'abjuration d'Henri IV, exigea qu'il fît reconstruire l'église.

La première pierre du chœur fut posée le 18 avril 1601. Le chœur et le raccordement de ses bas-côtés avec les chapelles du chevet furent terminés vers 1622. Le transept, commencé sous Louis XIII, ne fut terminé qu'en 1676 sous Louis XIV. En 1706, la devise du Roi, Nec plun'hus impar, fut placée sur les deux rosaces du transept. Les deux façades à l'antique, qui constituent un contresens avec le reste de l'édifice, furent élevées : celle du Nord, de 1625 à 1636 et celle du Sud de 1625 à 1662, sur les dessins, d'un architecte de la compagnie de Jésus, le P. Etienne Martellange, qui

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eut pour concurrent Androuet du Cerceau fils, disent les historiens d'Orléans. ()n commença à ériger la nef centrale et les bas-côtés en 1642. Les travaux durèrent jusqu'en 1676, époque où on termina les voûtes de la nef en même temps que celles du transept.

En 1685, tout l'intérieur était terminé.

En 1708, l'architecte Robert de Cotte, dont Coyzevox a fait un si beau buste conservé à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, proposa, dit-on, de donner à la cathédrale d'Orléans une façade de style romain rococo. Cela aurait juré avec l'ensemble, et le projet fut écarté, dit l'abbé Cochard et les histoi-iens d'Orléans. Eh bien ! c'est là une erreur. De Cotte fit pour Orléans un projet de façade de style gothique : de gothique troubadour, mais de style gothique, ti'ès volontairement gothique. Voyez le devis de Robert de Cotte pour la façade de la cathédrale d'Orléans, 1708. Le texte est extrêmement curieux. Il y est question d'arcs d'orgve, d'arcs brisés et d'architecture gothique.

M En face du portail, sur les corps naissant des principaux pilliers sera formé trois cintres... en arceau brisé. Suivant la forme du dessin de la largeur du corridor avec architecture gotique, couronné d'une forme de pinacle cintrée, persée à jour qui se finisse par trois fleurs de lys ». (Bib. Nat. Estampes, Hd. 135).

En même temps que les plans pour la cathédrale, Robert de Cotte, ou un artiste dont Robert de Cotte aurait confisqué les papiers, faisait un projet pour l'église Bonne-Nouvelle d'Orléans. C'est un mélange très curieux d'architecture gothique (gothique troubadour) et d'architecture classique.

Le plan exécuté par Gabriel à la cathédrale d'Orléans n'est que le développement du plan de Robert de Cotte. De 1723 à 1726, l'architecte Jacques Ange Gabriel — faites attention à ceci, Gabriel était membre de l'Académie d'architecture et premier architecte du roi, c'était un romaniste convaincu mais non intransigeant — Gabriel conçut un nouveau plan dans le style gothique. En 1725, on jeta bas les vieilles tours romanes. En 1739, Gabriel fît confectionner en bois un modèle, qui a été conservé et se voit à l'évêché d'Orléans. Le modèle des tours ne comportait que deux étages. Ces deux étages étant dans leurs grandes lignes, dit AL l'abbé Cochard, à peu près terminés en 1 766, on se hâta de frapper une

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médaille, pour apprendre à la postérité que Lous W^ avait accompli le vreu de Henri IV. C'était compter sans une modification apportée au plan de Gabriel par son successeur Trouard (1773), qui y ajouta un troisième étage. Cette dernière partie, commencée en 1768, fut continuée par Legrand et allait être terminée par Tarchitecle Paris quand la Révolution éclata. La Révolution suspendit les travaux et ravagea la cathédrale. On se remit à l'œuvre en 1815. Tout fut terminé en 18'29.

L'intérieur de la cathédrale d'Orléans est un lrompe-1 œil, un pastiche complet et très réussi du style du xv'' siècle. Pas de chapiteaux. Les piliers montent avec leurs moulures prismatiques, de fond jusqu'à la voûte.

L'intérieur n'est point laid, l'effet général est bon. C'est la reproduction à grande échelle du type de l'église du xv^ siècle, du temps de Charles MI ou, plus exactement, de Louis XI. C"est le style de l'église de Clérv, en Sologne, dont l'influence ici est indiscutable.

Quoique l'intérieur de la cathédrale d'Orléans ne soit que du xvii" siècle, ne l'oublions pas, il possède encore le charme du gothique.

C'est une église dont le sentiment religieux n'est pas absent. Faites-en l'épreuve en y entrant. Que la grande voix de l'orgue fasse, tout à coup, vibrer les lignes nerveuses et sonores de la pierre, si vous avez des entrailles françaises, si le baptême chrétien, dont M. Faguet parle si bien à propos de Montaigne, a laissé sur vous son parfum, vous tressaillerez dans votre cœur.

L'église du xvii'" siècle est sourde ; elle étouffe le chant, elle étrangle la prière, elle asphyxie l'âme qui, sous cette lourde et basse calotte de pierre, dans ce tunnel éclairé, ne peut plus respirer le ciel.

Ce qui fut la grande force du moyen âge, ça été l'unité, l'universalité et l'identité des inspirations de l'art dans toutes les classes de la nation. L'art comme la littérature était un ressort delà vie nationale. L'art élevait l'esprit de tous, car il était compris de tous et non pas seulement d'une aristocratie et d'une élite. C'était un héritage et un patrimoine commun aussi bien aux pauvres qu'aux riches et irùré en communauté.

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Depuis le xvi^ et surtout depuis le xvii" siècle, Tart nest plus aux pauvres. Les églises de jésuites sont des édifices confortables et plus ou moins décents, plus ou moins proprets destinés aux seuls bourgeois, aux seuls enrichis, aux seuls chrétiens qui ont borné leur idéal par leurs intérêts et qui croient honorer Dieu en lui offrant un boudoir capitonné semé de fleurs de papier peint. Le peuple ne comprend rien à cet anthropomorphisme d'une religion de notaires retirés.

L'aristocratie de race était, elle-même, descendue au même diapason. Rappelez-vous ce que je vous ai dit de l'aspect général de la chapelle du château des Rochers près ^'itré en Bretagne, et comparez avec ce que M. Faguet dit de la religion de M""^ de Sévigné.

Tous les auteurs du x^ iii'' siècle que je vous citerai tout à l'heure ont par avance réfuté le paradoxe que Beulé débitait pour soutenir la pédagogie ofïîcielle et prétendre que le style gothique n'est ni national ni religieux.

Blois. — Cathédrale ; consulter le livre de j\L de la Saussaye : Blois et ses environs, guide artistique et historique, 1873. Le clocher, commencé au xiv" siècle, ne fut achevé qu'en 1609. En 1678 la cathédrale de Blois fut renversée de fond en comble, à l'exception de la tour et du porche.

La nouvelle cathédrale de Blois, commencée en 1678, neuf ans avant l'érection de Blois en évêché, offre le curieux spécimen dune église construite sous Louis XIV dans le style gothique flamboyant. Piliers moulurés en partie comme les grands piliers de Beauvais, comme les piliers de Saint-Jacques de Lisieux, en partie formés de colonnettes, comme certaines retouches de l'église de Clermont de 1 Oise, chapiteaux décorés dune ornementation gothique de la plus haute fantaisie. Partout dans les fenêtres des meneaux à mouchettes du style gothique flamboyant le plus accentué.

Luçon. — Cathédrale. En 1657, l'ancienne façade s'écroula. N. Colbert, évêque, fit remplacer l'ancien portail par la façade Rococo qui existe encore. (Voir dans Robuchon l'article du père Ingold). Barrillon continua à y travailler en 17'2'2. C'est François Leduc dit Toscane, architecte du roi, qui donna le dessin du clocher et surveilla les travaux en même temps qu'il reconstruisit la flèche de Notre-Dame de Fonlenay et l'abbave de Saint-Michel-en-l'Herm

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(François Leduc dit Toscane travaillait à Saint-Maixent en 1670).

Nouvelle flèche en 1828 sous la direction de Macquet, qui ne modifia que très légèrement le plan de Leduc dit Toscane. La première pierre fut posée par la duchesse de Berry. Flèche actuelle de 1847 copiée sur le modèle ancien, conservé par des g:ravures .

Saint-Maixenf. — «Le 21 mai 1670 fut posée la première pierre de sa reconstruction. Les plans furent dressés par un religieux, frère Robert Plouvié. qui dirigeait alors les travaux de Sainte Croix de Bordeaux, et l'exécution en fut confiée à François Leduc dit Toscane, par une série de marchés qui se succédèrent de 1670 à 1681 .

« L'œuvre de Robert Plouvié est remarquable à tous égards. Au lieu de faire du style néo-grec, si à la mode à cette époque, il s'inspira des restes qu'il avait sous les yeux, et tâchant de raccorder ensemble les parties encores subsistantes de l'édifice, il adopta pour la réédifîcation l'architecture gothique alors si décriée. Il conservait ce qui existait, bas-côtés romans, piliers et chevets gothiques, en cherchant à harmoniser toutes les parties ; il commença par metU'e l'édifice à un seul niveau : ce qui l'amena à engager dans le sol les bases des piliers du chœur, et il donna aux voûtes une élévation plus grande que celle qu'elles avaient antérieurement ; de cinquante pieds, elles furent portées à 70 pieds et, au lieu dune nef sombre dont les voûtes en berceau étaient aveugles, il éleva au-dessus des arcades donnant de la nef dans les collatéraux un mur droit qu'il perça de grandes fenêtres. Celles-ci versèrent en abondance dans l'édifice la lumière qui était si prisée à cette époque. »

Mais si, au point de vue de l'ensemble, l'œuvre de l'architecte est réellement remarquable, elle pêche beaucoup dans le détail. Il ne possédait pas, non plus que Leduc, à qui une large initiative fut laissée pour la décoration, une connaissance sutfisante des styles anciens pour les reproduire dans leur pureté. Ils adoptèrent une sorte de gothique du xv*" siècle, dont ils trouvèrent le type dans les reconstructions de l'abbé Chevalier, mais les lignes sont moins pures les chapiteaux ne sont que des à peu près, la décoration des voûtes est absolument du xvii"^ siècle aussi bien que les coudes de la corniche extérieure de la grande nef.

Le 30 août 1682, l'église, complètement achevée, fut consacrée par l'évêque de Poitiers, Hardouin Forbin de la Hoguette. Elle

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