LA MORT ET LE SQUELETTE DANS LA SCULPTURE FUNÉRAIRE
Mesdames, Messieurs,
Revenons à la question du squelette et des scènes dramatiques et théâtrales représentées sur les tombeaux. Le squelette et l'esprit macabre en France a fait des ravages.
« L'église des Dominicains de Lille, dit Millin, renfermait quelques monuments, entre autres celui de Louis de Melun, prince d'Epinay, connétable de Flandre, mort le 24 septembre 1704. Ce mausolée de Louis de Melun est assez bien composé. On voit sur le mur un grand rideau orné de franges, retroussé de chaque côté par deux squelettes, dont l'un tient un sablier ; son ouverture laisse apercevoir un grand socle de marbre orné de consoles et de guirlandes de lauriers. » Remarquez que le rideau a existé au moyen âge, mais pas dans les mêmes conditions. Deux diacres tiraient le rideau de l'alcôve, pour laisser apparaître le mort couché sur le lit funèbre. Le. rideau et les squelettes dramatisés, devenus acteurs, sont des inventions italiennes, au moins pour la sculpture. Vous les retrouverez dans de nombreuses œuvres françaises.
« Tombeau de François Fyot de la Marche, baron de Montpont, seigneur de Montjay, conseiller au Parlement de Paris, né en 1669, mort en 1716. Ce tombeau est cité comme une des curiosités de Paris, et les amateur des arts sont souvent venus l'admirer à Saint- Benoît ; il est figuré pi. XV. (Millin).
« Un squelette enlève, en s'envolant, un ample voile et découvre