‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 3)Chapitre 76 sur 93 · ACCENT PARTICULIER DE L'ANCIEN ART LORRAIN · texte numérisé non relu

ACCENT PARTICULIER DE L'ANCIEN ART LORRAIN

Dans la sixième leçon, Courajod avait entrepris d'opposer l'ancien art provincial à l'art académique transplanté en province; il revint à cette occasion sur les Richier, dont il avait parlé l'année précédente. Nous n'avons retrouvé qu'une partie de ses notes; nous en reproduisons les passages suivants, qui indiquent suffisamment le sens de sa leçon.

Quand on passe en revue les diverses académies et les diverses écoles de la province, on constate que toutes ces écoles sont hypnotisées parla pensée de l'Académie parisienne (même avant que l'asservissement de la province à Paris ait été décrété par une loi en 1777). La seule pensée des citoyens ou des pouvoirs publics municipaux et provinciaux, la volonté universellement identique chez tous les fondateurs est d'assurer à leurs villes et à leurs provinces natales ou adoptives le bénéfice de l'enseignement officiel, constitué à Paris par l'Académie royale.

Je professe que les académies et les écoles de province ne firent qu'accentuer la centralisation au lieu de la diminuer. Et j'ai déjà prouvé ce point d'histoire à l'aide du témoignage fourni par les académiciens du xviu* siècle.

Je trouve la contre-épreuve de [ces conclusions en Lorraine.

Vous aurez l'occasion d'observer ici la grande erreur, la traditionnelle illusion, le mirage perfide de Rome éducatrice et modèle universel et unique. N'oubliez pas que le modèle académique,

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