‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 3)Chapitre 81 sur 93 · LES THEORICIENS DE L ACADEMIE · texte numérisé non relu

LES THEORICIENS DE L ACADEMIE

sur les vies et sui' les ouvrages des plus excellens peintres, anciens et modernes : i< J'av^ais toujours là liberté de le voir peindre (Poussiiij. Je voyais avec beaucoup de plaisir de quelle sorte il se conduisait, pour représenter sur une toile les grands et nobles sujets dont il avait formé les ordonnances dans son esprit. J'observais exactement de quelle manière il dessinait ses figures et en prononçait tous les traits. »

.\insi fut constituée une organisation scientifique, raisonnée et administrative de la convention dans l'art.

Il a existé, au xviii*^ siècle, un recueil qui a distribué le plus fatal venin dans les écoles publiques et dans le goût français. En voici le titre : Raphaël de Sanctis Urbinas. Prima elemenla Picturœ, id est modus facilis dehneandi omnes humani corporis partes. ■25 planches in-8'^, oblong, 1747

Dans tous les ouvrages de ce genre, on rencontre presque toujours des déclarations comme celle-ci : <> Ces règles (des proportions) se trouvent dans les écrits de divers auteurs qui ont traité de la Peinture. Il y en a même qui ont fait des livres entiers sur la proportion du corps humain; on peut encore avoir recours aux figures nommées antiques, en mesurant celles qui sont les plus estimées, comme V Hercule de Farnèse, V Apollon du Vatican, la Vénus de Médicis. le Laocoon, V Antinous ou le Lantin, le Méléagre, les Enfants de Niohé, etc., et quelques autres qui sont de la main des plus habiles sculpteurs de l'antiquité, et dont nous aurons occasion de parler dans la suite de cet ouvrage ».

CouRAJOii. Leçons III. 23

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