LE SOISSONNAIS
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Le Soissorinais est le bi^rccau des rois de la première race, le noyau de la nation française, (rest le pays d'orip^ine des Frafics Ripuaires ; le sol y est saturé de tombes franques ; l'art s'y ressent du contact direct avec les barl»ares de race pure (Voir Ihill, arch. du comité des trnvnux historiques^ 1891. — Pilloy, La question franque, — I^s fouilles de Caranda^ par(i. Moreau. — (K. Lefôvre- Pontalis, Les chapiteaux de Chivy^ Gazelle archéolofçique, 1887, p. 30).
I/é{jlise de Morienval, dont le collatéral date du xi" siècle, a des cbapiteaux remarquables dont l'ornemenlation est la continuation de Tart barbare et n'a rien de commun avec les modèles romains. Kl pourtant ces modèles ne manquaient pas! Tout à côté, les ruines deChamplicu oirraicnt des matériaux et des chapiteaux tout taillés. Ce sont, au contraire, les motifs des fibules franques que les ouvriers romans développent sur leurs chapiteaux. On y trouve le cheval (comme à Reims et à Sainte-Honorine), les crossettes, l'aigle byzantino-ravennate, les animaux fantastiques affrontés, l'enroulement avec les mêmes formes que sur les dolmens de Bretagne et sur les fibules anglo-saxonnes et sur les bronzes celtes des tumulus.