‹ Leçons professées à l'École du Louvre (1887-1896) (volume 4)Chapitre 12 sur 124 · Jules Quicherat, Mélanges^ tome I, p. iOd · texte numérisé non relu

Jules Quicherat, Mélanges^ tome I, p. iOd

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« M. Laurent — c'est le nom du correspondant — a essayé de préciser à quelle époque il convient de rapporter chacune des pièces communiquées. Il met entre les unes et les autres Fintervalle de plusieurs siècles. On n'est pas libre de se donner tant de marge quand il s'agit de dater les sculptures antiques qui sortent du sol de la France. Nous ne saurions trop répéter à nos correspondants qu'il n'existe pas de sculpture de l'époque gauloise, attendu que les Gaulois, tant que dura leur indépendance^ ne sculptèrent point la pierre. Ils ne se mirent à ce genre de travail que lorsqu'ils eurent contracté les habitudes romaines, et ils l'abandonnèrent presque complètement- lorsqu'ils commencèrent à se convertir au Christianisme. C'est pourquoi la plupart des sculptures gallo-romaines se placent entre le commencement du 11^ siècle de notre ère elle déclin du III^. Et il ne faut pas chercher dans le style de ces ouvrages de points de repère pour établir des époques dans la période que je viens d'indiquer. Sans doute une sculpture portant l'empreinte d'un vrai talent et digne d'être classée parmi les œuvres d'art annoncera le règne de Trajan plutôt que celui des empereurs syriens ; mais des produits de la plus insigne barbarie peuvent appartenir indifféremment à ces deux époques et même remonter jusqu'aux premiers Césars, Voilà un précepte qu'il ne faut jamais oublier. On ne risque jamais de se tromper beaucoup en regardant comme contemporaines les trois pierres du Grand-Mal-Deu et en leur assignant pour date les alentours de l'an 200 de notre ère. »

Autre difficulté : je vous ai dit que la caractéristique de l'art antique gréco-latin a été de garder toujours des regrets, d'avoir eu le sentiment de sa décadence, d'avoir toujours cherché à enrayer le mouvement de continuelle transformation de l'humanité, d'avoir toujours regardé en arrière, d'avoir fait obstacle au changement et d'avoir toujours voulu paraître plus ancien, plus primitif qu'il n'était ; en un mot, d'avoir eu une tendance à se vieillir et à se prolonger en croyant qu'on peut arrêter la marche du temps. Sous Adrien et les Antonins, on en est arrivé à faire de l'archaïsme grec et étrusque. Ce sentiment dura jusqu'au iv^ siècle et jusqu'à l'apparition du nouveau style qui deviendra Tart byzantin, l'art gréco-oriental.

Il y a d'admirables travaux épigraphiques sur la Gaule romaine.

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Vous connaissez les Léon Renier, les M^mnisen, leurs collaboraleurs, M, Héron de Villefosse, M. Hirchsfeld, etc. On sait tout ce qu'on veut savoir sur l'administration romaine. Les savants que j'ai cités ont renouvelé les sources de l'histoire à l'aide de Tépigraphie. On a codifié toutes les inscriptions. L'Allemagne publie le Corpus inscripiionum latinarum. La ville de Lyon publie un inventaire monumental de son épigraphie. Mais on ne s'est pas encore préoccupé de classer les œuvres d'art du même temps. On les admire de confiance. On les regarde peu et on ne les interroge pas.

Aujourd'hui nous sommes encore à leur égard au point où on en était au xvn« siècle. On continue à entonner chez nous des dithyrambes devant les monuments romains, on ne discute pas. C'est romain I — Saluez, et tout estdiL

II s'agira bientôt d'appliquer aux monuments d'architecture et de sculpture le système de codification et d'enregistrement suivi si fructueusement pour les textes épigraphiques. Mais ce travail n'est pas fait^ n'est pas près de se faire et, en tout cas, ce n'est pas à moi de l'entreprendre dans une chaire de sculpture du moyen âge.

Cette besogne regai*de les partisans de l'antiquité classique. On ne sait rien de précis sur l'architecture et la sculpture romaine en Gaule. Je prends d'abord comme exemple la Porte de Mars h Reims. Sa construction flotte indéterminée dans un espace de quatre siècles. Suivant une opinion encore accréditée et courante, elle aurait été élevée par les Rémois en l'honneur de César et d'Auguste, lorsqu' Agrippa, gouverneur des Gaules, fit faire les grands chemins qui traversaient leur ville. Cette opinion e? t si ancienne et si respectable qu'elle a trouvé place dans tous les guides. Cependant M. Jadart dans son petit Guide de Reims' fait judicieuseinent observer, après bien d'autres érudits, qu'à voir cette profusion d'ornements, on reconnaît la décadence romaine, vraisemblablement la fin du IV*' siècle. Ce monument pourrait bien, ainsi que l'arc de Besançon, n'avoir pas eu d'autre but que de célébrer les exploits de Probus (-277) ou de Julien (360).

A Trêves, on a beaucoup discuté aussi à propos de la Porte noire, la Portanigra. Quoiqu'elle soit d'un style plus sévère, il y a maintenant tendance à la rajeunir.

Le plus beau monument de l'époque gallo-romaine est le Mausolée

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de Saint Renii, connu sous le nom de Tombeau des Jules, Ëh bien, cet admirable monument, célébré par tout le monde, n'est pas encore définitivement daté. L'excellent catalogue de Saint-Germain dit avec raison qu'il i^ paraît remonter à Tépoque républicaine : fin du premier siècle avant Jésus-Christ. » Mais vous voyez que Taffirmation est timide.

Le mausolée des Jules à Saint-Remi porte cette inscription : Sex^ tus Lucius, Marcus, Juliei^ curaveruni fieri parentibus sueis.

Ce texte comporte une orthographe archaïque concordant avec la date supposée de sa rédaction : Jvliei pour Julii et Sveis pour suis.

Cette inscription se traduit ainsi :

Sexlus, LuciuSj Marcus, de la famille des Jules, ont fait élever ce monument à la mémoire de leurs parents.

D'après M. Léon Palustre (de Paris à Sybaris) : « la beauté de l'architecture, la banalité des sujets représentés dans les bas-reliefs et la pauvreté de leur exécution ne permettent pas d'assigner au mausolée une date antérieure au règne de Constantin. » 11 ne lui semble pas possible de tirer un argument du latin primitif de l'inscription en faveur de l'antiquité du monument. D'autres archéologues, parmi lesquels M. Ch. Lenormant et M. Gilles, regardent les profils et la sculpture de ce mausolée comme appartenant à Tart grec et font remonter l'édicule à Tère d'Auguste.

Le plus beau peut-être de tous les arcs de triomphe élevés en Gaule, c'est l'arc d'Orange. Eh bien, à l'heure qu'il est, l'arc d'Orange n'est pas daté avec précision et fixité *,

u Les bas-reliefs de l'arc d'Orange, dit le Catalogue du Musée de Saint-Germain, ont pour sujet les victoires des Romains sur les Gaulois, à une époque voisine de l'ère chrétienne, mais qui n'a pas encore été déterminée avec certitude.

1. Suivant une opinion qui compte encore beaucoup de partisans, Tare d'Orang:e et les autres arcs de la même contrée qui portent le cachet de la même époque et du même style, c'est-à-dire ceux de Carpenlras, Cavaillon, Saint-Remi el d'autres dont on a les débris à Marseille et à Arles, avaient été bâtis par Domitias Ahenobarbus^ en mémoire de la bataille célèbre dans laquelle il vainquit Bituit, roi des Arvcrncs, et ses confédérés. Cette bataille fut livrée au confluent de l'Ouvèze et de la Sorg:ue, près du pays, qui s'appelait alors Vindalium et qui prit depuis le nom de Bedonides.

« Quelques sdvants pensent que Tare d'Orange est le monument des victoires de Domitius Ahenobarbus sur les Allobroges en 121 avant Jésus-Christ; d'autres, avec plus de vraisemblance, croient qu'il est destiné à rappeler la soumission de TEduen Sacrovîr et du Trévire Julius Florus qui s'étaient révoltés sous Tibère en Tan 21 après Jésus-Christ. Il est à remarquer que le nom de Sacrovir se Ht sur un des boucliers gaulois.

« Les bas-reliefs présentent des trophées fort curieux à cause des renseignements qu'ils fournissent sur la forme des armes gauloises ; on y voit le sanglier-enseigne, le casque à cornes, les grands boucliers oblongs, la trompette ou carni/x^ les têtes coupées qui ornaient les trophées. Les Gaulois combattent tout nus, avec une sorte de plaid sur les épaules, le sagum

« Les noms inscrits sur les boucliers semblent désigner des chefs gaulois, Sacrovir j Mario , noms au nominatif. L'inscription en lettres de bronze qui décorait l'architrave de l'arc a disparu, mais les trous de scellement subsistent et l'on s'est efforcé, d'après ces vestiges, de reconstituer la dédicace primitive. M. de Saulcy a pu retrouver ainsi la mention de l'empereur Tibère, fils d'Auguste, petit' fils du divin Jules [César) ^ Auguste, L'inscription paraît avoir été gravée alors que le monument était déjà achevé depuis longtemps. »

Donc incertitude sur la date du plus grand et du plus bel arc de triomphe de l'ancien empire romain.

Personnalité et oout particulier de l'art gallo-romain. — « L'esprit gaulois, dit Viollet-le-Duc (t. VIII du Dict. rais, d'archit., p. 103) laisse percer quelque chose qui lui est particulier dans cette sculpture chargée, banale, sans caractère, et s'allranchit parfois du classicisme romain en pleine décadence. Ainsi, par exemple, il ne s'astreint pas à des reproductions identiques d'un même modèle pour les chapiteaux d'un ordre dépendant d'un édifice. Les fûts des colonnes se couvrent d'éléments variés. Les types admis pour les ordres se modifient; il y a comme une tentative d'affranchissement. Ce n'est pas ici l'occasion de nous étendre sur la valeur de ces symptômes qui, au total, n'est pas considérable, mais cependant nous devons les signaler, parce qu41s font connaître que la Gaule ne res-

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tait pas absolumeul sous Tinfluence étroite de la tradition des arts romains. Des fragments existant à Autun, au Mont-Dore, à Auxerre, à Lyon, à Reims, à Dijon, dans le Soissonnais, et qui datent des m*', iv® et >'*' siècles, indiquent ces tendances originales. » Et VioUet-le-Duc dessine un chapiteau provenant du portique de clôture du temple de Champlieu dans les environs de Compiègne, et datant du m® siècle* Dans ce chapiteau on voit la ligure humaine mêlée au feuillage ordinaire.

Dans les monuments suivants que je signale à votre attention, se trouvent profondément marqués la personnalité et le goût particulier de Tart gallo-romain :

Chapiteau du musée d'Angoulême; buste d'homme émergeant des feuilles ;

Chapiteau du musée d'Auxerre (n® LVI du catalogue raisonné et illustré) ;

Chapiteau du musée de Valence et chapiteau du musée de Grenoble, provenant tous deux de Vienne et du même édifice.

Dans cet ordre d'idées de la personnalité de notre art gallo-romain, j'emprunte à ce livre admirable de M. Choisy : Uartde bâtir chez les Romains, p. 184, livre dont je vous parlerai longuement dans notre prochaine réunion, le passage suivant.

Ecoutez bien :

K Sur le territoire de TancienneEtrurie, la tradition étrusque donne, même aux édifices postérieurs à la conquête, un cachet de mâle simplicité, dont les fragments romains de Pérouse se montrent profondément empreints. Nous-mêmes [les Gaulois), nous avons eu notre architecture au temps des Empereurs; et les caractères de cette élégante école des Gaules, marqués dans les ruines de Saint- Hemy, d^ Orange et de Saint-Chamas, sont si bien r expression d'une sorte de génie qui nous est propre, quils se retrouvent presque intacts dans les édifices de notre Renaissance, n

A propos des Thermes de Julien à Paris, même observation.

« Dans quelques provinces, dit M. Aug. Choisy [L'Art de bâtir chez les Romains, p. 180) la rupture des traditions fut peut-être moins brusque; ainsi, vers le Nord des Gaules, on construisait encore sous Julien, avec une ampleur qui rappelle celle de l'ancienne architecture romaine. Les Thermes de Paris peuvent être avec quelque

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vraisemblance rapportés à cette date : or la supériorité de ce monument par rapport aux édifices contemporains de Rome parait incontestable. »

Influence grecque et artistes grecs travaillant dans la gaule romaine. — L'influence grecque succède dans la province romaine à Tinfluence phénicienne, qui avait rayonné jusque là dans les Gaules par la colonie orientale de Phocée devenue Marseille.

Les stèles de Marseille sont à cet égard très intéressantes à étudier. On peut également citer comme conséquence de la pénétration phocéenne la Vénus de Lyon, en marbre, trouvée à Marseille.

« La tête est coiffée du calathos et couverte d'un voile à bord festonné, se terminant de chaque côté par des bandelettes ondulées ; elle est vêtue d'une tunique plissée à manches lisses et tient devant elle une colombe. Ce précieux spécimen de Tart grec oriental du vi® siècle avant notre ère a été trouvé au siècle dernier, à Marseille^ dans la rue des Consuls. Hauteur 0"*64 centimètres. (Catal. des sculptures antiques, du Musée de Lyon, N" 1. Pas de gravure.)

Il y avait des peintres grecs établis dans la Gaule. Témoin Diogène Albinus, peintre du premier siècle de rEmpire,dont la stèle funéraire a été trouvée dans l'Eglise de Bourbon-Lancy (Saôneet-Loire).

Dans un mémoire intitulé, Quelques observations sur la sculpture grecque en Gaule, M. Heuzey a signalé sur notre sol l'existence d'ouvrages de provenance grecque bien certaine. « Ce qui fait surtout l'intérêt de la découverte de M. Noisy, dit M. Heuzey, c'est qu'on n'^est pas habitué à rencontrer dans les régions de la 2*"^ lyonnaise des ouvrages d'une exécution aussi libre et aussi franche et qui appartiennent comme ce fragment à la classe des belles sculptures antiques de nos musées. Les qualités de ce fragment sont telles, en un mot, que s'il avait été découvert à Arles, à Rome ou même à Athènes, on en serait certes moins étonné que de le rencontrer dans les pays des Lexoviens. »

On sait d'ailleurs que les Gaulois faisaient, à l'occasion, appel au talent des statuaires grecs.

On peut citer le cas du sculpteur Zénodore et du colosse de bronze de Mercure, élevé pendant la seconde moitié du premier

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siècle de notre ère sur le Puy-de-Dôme, par les Arvernes. L'auteur de'cet ouvrage, Zénodore, était évidemment, comme son nom l'indique, un artiste grec. Il était engagé par la cité gauloise au prix de 400,000 sesterces (84,000 francs) pour un travail qui ne dura pas moins de 10 ans {Pline, XXXIV, 18.) C'est vainement qu'un patriotisme mal compris a cherché à faire deZénodore un sculpteur gaulois et même un sculpteur arverne ! On ne peut tirer de ce fait qu'une seule conclusion. Il montre l'intervention directe des artistes grecs dans la Gaule romaine. Plus tard Zénodore fut appelé à Rome pour y exécuter la statue de Néron.

La Gaule dut recevoir de nombreuses statues grecques, et grecques des bonnes époques. Exemples : Diadumène de Vaison aujourd'hui à Londres; Vénus d'Arles, donnée à Louis XIV, aujourd'hui au Louvre; Vénus accroupie, de Vienne, au Louvre.

Le grec même était enseigné dans les écoles des quatre premiers siècles. Le rhéteur Eumène qui vivait sous Constance Chlore étaitoriginaire d'Athènes, mais né à Autun. Il fut chargé de la direction des écoles publiques de cette ville. Il s'est illustré en consacrant son traitement de directeur (environ 26.000 francs), à la restauration des bâtiments de ces écoles.

. Un des rhéteurs du iv« siècle, Ausone (310 ?-391), professeur à Bordeaux, nous a laissé l'éloge de ses principaux collègues, les rhéteurs et les grammairiens de cette ville. Ils étaient trente et un.

Leurs fonctions, placées après celles des médecins (tout était classifié chez les Romains), étaient fort honorées et leur donnaient droit, ainsi qu'à leurs fils, à divers privilèges et exemptions.

Nous avons un rescrit impérial du 23 mai 376, qui montre qu'il y avait des écoles publiques dans toutes les grandes villes de la Gaule. En voici la traduction :

« A Antonius, Préfet du Prétoire des Gaules.

« Qu'au sein des cités les plus populeuses qui fleurissent et brillent dans l'étendue du diocèse commis à ta Magnificence, les maîtres les meilleurs président h l'éducation de la jeunesse, nous voulons dire ceux qui sont rhéteurs et grammairiens dans les littératures grecques et romaines. Ceux d'entre eux qui sont orateurs seront gratifiés par le fisc de vingt-quatre annones d'émoluments. Les grammairiens latins ou grecs auront un peu moins; ils toucheront suivant l'usage dix-huit annones, »

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« Afin que toute cité qualifiée de métropole élise de fameux professeurs, et comme nous ne pensons pas que chaque ville puisse librement rémunérer à son gré ses maîtres et docteurs, nous avons jugé devoir traiter plus généreusement la très illustre cité de Trêves en y faisant donner (rente annones au rhéteur, vingt au grammairien latin et douze au grammairien grec, si Ton peut en trouver un capable. » (Code Théodosien, XIII, 3.)

IJannone était la somme qu*un soldat recevait pour sa paye et pour son entretien.

Ne nous étonnons donc pas du caractère remarquable et parfois exquis de la sculpture romaine de la Provence. (Voir les Musées d'Arles et d'Aix.)

Cette heureuse influence persista. La fabrique des sarcophages d'Arles put longtemps rivaliser avec celle de Rome.

Sans compter l'intervention latente de la personnalité et du tempérament celtique, Fart romain sur le sol gaulois était donc imprégné à très forte dose de Tinfluence grecque. Il y en a deux autres exemples très frappants au Musée d*Aix en Provence : N** 3i8, statue gallo-romaine d'un assez beau style (voir le catalogue de M. Gibert) ; N** 276, enseigne de vétérinaire.

Vous ne serez donc pas surpris de voir bientôt avec quelle facilité la culture byzantine ou gréco-orientale prendra racine chez nous à partir du vi® et du vu" siècle. L'élément grec dont la sculpture gallo-romaine était pénétrée devait naturellement servir de véhicule à la propagande de l'art néo-grec que Byzance et TAsie grecque venaient de fonder.

DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES

Citations lues par Courajod au cours de ses quatrième et cinquième leçons.

BouDiER et Charton, Quelques notes sur Pline et sur les rhéteurs,

Dartein, Architecture Lombarde (p. 654). Violence des Longobards envers les peuples soumis à leur domination.

Lavisse, Détails biographiques surSymmaque et Boëce. La société romaine vers la fin de V Empire.

Lebègue (Alb.), Une école inédite de sculpture gallo-romaine. (Hev. des Pyrénées, I, 1889, p. Ul-166).

BuHOT DE Kersers, Statistique monumentale du Cher. — Description des différents monuments du Haut Berry.

Bourquelot, Inscriptions antiques d'Auxerre. Origine et dénomination de cette ville. (Mémoires de la Société des Antiquaires de France. XXX, 1068.)

R. P. DE LA Croix, Thermes romains de Poitiers. Congrès et Bulletins de la Société française d'archéologie^ année 1878.

L. AuDiAT, L\ige des Remparts de Saintes, Bulletin de la Société des Archives historiques de Saintonge et d'Aunis. Année 1889, p. 16.

M. Prou, Bulletin des Musées (15 octobre 1890, p. 343). Description du Musée de Sens.

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