DES INFLUENCES BARBARES DANS L^ART ITALIEN
politiquement et administrativement parlant, quitte à se retourner après contre ses bienfaiteurs.
Examinons quel fut alors le premier libérateur et si Palliance avec cet intrus pouvait être dangereuse pour cette influence néogrecque, qui, jusque là, avait persisté en Occident sous tous les régimes politiques.
Le peuple barbare à qui Tltalie s'ouvrait et par lequel elle se voyait pénétrer était la nation des Lombards. Ce peuple barbare allait-il apporter quelque chose de nouveau, un principe complètement personnel ou bien entièrement indemne de toute attache avec Tart néo-grec, allait-il rendre Tltalie à ses maîtres antérieurs, aux inspirations du génie roix^ain et purement latin?
C'est ainsi que nous sommes amenés à parler de Tart lombard.
D'abord, qu'est-ce que les Lombards au point de vue ethnographique ? Les Lombards étaient une population de race germanique comme les Goths. Ils avaient probablement longtemps circulé dans l'Europe centrale. On les aperçoit sous Auguste, entre l'Elbe et l'Oder, vers lès confins de la Prusse, de la Saxe, de la Pologne et de l'Autriche actuelles.
C'était la plus farouche des tribus germaniques. Ils étaient devenus un objet d'effroi pour leurs voisins.
Peu après ils descendirent vers le midi et parvinrent au Danube.
Là, comme toujours, la nation barbare entra en contact avec l'Empire romain qui voulut s'en servir contre d'autres barbares inassouvis et qui finit par être attaqué par elle. On avait déjà vu une première édition de cette comédie avec les Goths. C'est Justinien qui fit passer le Danube aux Lombards.
Après une lutte de trente ans avec les Gépides qu'ils anéantirent, ils se jetèrent sur l'Italie et en chassèrent les Grecs qui s'appelaient les Romains, car au point de vue du pouvoir ils s'en proclamaient les héritiers.
De 568 à 571, les Lombards s'emparèrent de presque toute l'Italie du nord, quoique Pavie ne soit tombée en leur pouvoir qu'en
Il faut étudier dans les livres d'histoire politique les vicissitudes des Annales des Lombards.
Je ne cite que les événements ayant à mes yeux un intérêt général.