‹ Leçons professées à l'École du LouvreChapitre 72 sur 93 · I.A PIÎNKTRATION ITAr.IKNNK · texte numérisé non relu

I.A PIÎNKTRATION ITAr.IKNNK

vant \'asari, vint chercher fortune en France et y séjourna pendant quelque temps. C'est là que Montorsoli, durant son court séjour à Paris, dut venir visiter ses compatriotes, s'il n"y travailla pas luimême pour François I*"". C'est là qu'était établie la famille des délia Robbia et qu'elle y prospérait, pendant et après la construction et la décoration du château de Madrid. C'est là que Cellini demeura avec ses élèves et s'installa pour modeler et fondre sa nymphe de Fontainebleau. C'est là qu'Ascanio, devenu orfèvre du roi Henri II, épousa une fille de Girolamo délia Robbia. C'est là qu'il se trouvait encore quand, digne élève de son maître, il tua d'un coup d'arquebuse un bourgeois de la rue Saint-Denis, en 1563. C'est là que Jérôme délia Robbia mourut au service de la France, le 4 août 1566, après avoir fait la statue de Catherine de Médicis que je demande en vain à l'école des Beaux-Arts.

C'est à côté, et probablement dans une sorte de dépendance du même hôtel, que Rustici avait exécuté son cheval de bronze, aujourd'hui disparu. La liste des noms à citer serait interminable. Il est facile de comprendre maintenant l'intérêt que présentent les objets sortis de cet établissement du Petit-Nesle. A ce titre quelques monuments qui nous sont parvenus par héritage du musée des monuments français, après avoir été tirés du château de Gaillon, méritent une attention toute particulière.

Oui, messieurs, j'attire tout particulièrement votre attention sur ce fait. Un très grand nombre de monuments exécutés par ces ateliers italiens, mêlés aux artistes français, tant au Petit-Nesle qu'à Gaillon, existent encore. J'ai accumulé dans une salle du Louvre, aujourd'hui la salle de Michel Colombe, plusieurs témoignages de leur activité. Il en reste encore beaucoup qui ont été oubliés à l'école des Beaux-Arts. Nous irons examiner ensemble ceux du musée du Louvre.

Aidez-moi donc à reconquérir quelques-uns de ceux qu'on s'est entêté depuis quarante ans à laisser à ^l'école des Beaux-Arts. Il suffit que l'opinion publique se prononce. De nombreux morceaux ont été volontairement condamnés à la destruction et ne sont plus que des moellons. Mais il reste encore quelques pièces de premier ordre. La place de celles-ci est au Louvre, puisqu'elles ne sont que le complément d'une collection qui lui a été attribuée

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Une fois qu'on arrive au règne de PVançois l", les preuves abondent tellement que leur simple énumération deviendrait encombrante. D'ailleurs, pour cette période de notre art national, l'opinion publique a moins besoin d'être redressée. Je me bornerai à vous rappeler quelques noms qui évoqueront tous vos souvenirs : Léonard de ^"inci en France ; .Andréa del Sarlo ; Rustici : ^'ignole ; Primatice : Giovanni Battisla délia Palla, le fournisseur des œuvres d'art de François P'" ; Benvenuto Cellini; .Ascanio de Tagliacozzo ; Montorsoli; Serlio ; Michel-Ange, ses rapports avec la France; Fontainebleau et son école ^

SEPTIÈME LEÇON 5 Février 1890.

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