‹ Leçons professées pendant le premier semestre de l'année 1883-84Chapitre 7 sur 13 · OBSERVATION ADDITIONNELLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION ADDITIONNELLE

M. Leroy des Barres, médecin de l’hôpital de Saint-Denis, nous a envoyé, dans le courant du mois de février 1884, les pièces d’un de ses malades qui avait succombé au quatrième jour d’une pustule maligne, avec un œdème cutané très étendu et considérable. Nous donnons un résumé succint de cette observation anatomique pour montrer combien les faits de charbon sont variables dans l’espèce humaine.

La peau œdématiée, étudiée sur des coupes au voisinage de l'eschare, montrait dans toute l’étendue du derme et du tissu cellulo-adipeux sousculané une quantité colossale de bactéridies caractéristiques. Celles-ci siégeaient surtout dans le tissu conjonctif, entre les faisceaux, dans les vaisseaux lymphatiques, à la périphérie des cellules adipeuses et elles étaient accompagnées presque partout par des cellules migratrices. A

(1) Le charbon et la vaccination charbonneuse, d’après les travaux récents de M. Pasteur, par Ch. Charaberland. Paris, Tignol édit., 1883, in-8.

5té des bâtonnets on trouvait par places un assez grand nombre de Dores du charbon, volumineuses, de même diamètre que les bacilles, jfringentes, très bien colorées, libres et en général isolées. Les capillires du tissu malade ne montraient pas de bacilles. Cependant nous 1 avons trouvé quelques-uns, non sans les rechercher avec soin, dans is veines de la peau. Dans cette observation, la peau était la seule pare malade et le sang n’était pas envahi par une quantité notable de licro-organismes. Ainsi nous avons étendu du sang du cœur sur pluleurs lamelles qui ont été examinées sans qu’on y rencontrât de bailles. 11 y en avait assurément quelques-uns et nous en aurions •ouvé si nous avions cherché plus longtemps, puisque les veines de la eau en contenaient; nous avons vu quelques bactéridies dans le sang a la rate. Sur les coupes des organes colorées et étudiées avec soin, ous n’avons pu en découvrir.

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