‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 12 sur 88 · DE L'BXISTBNCE MÊME DES PARALYSIES DITES RÉFLEXES · texte numérisé non relu

DE L'BXISTBNCE MÊME DES PARALYSIES DITES RÉFLEXES

fois une sorte de résolution des deux membres postérieurs^ mais cet état cesse aussitôt qu'on interrompt la compres* sioD : il n'y a pas paraplégie véritable (1).

En résumé, lorsqu'on envisage d'une façon générale le groupe des paralysies dites réflexes, on voit que, dans ce groupe, on a rangé un bon nombre de faits dans lesquels il y a une lésion matérielle des centres nerveux, des ner& ou des muscles ; que, parmi les faits qui restent, une fois cette première défalcation opérée, il en est d'autres qui doivent probablement rentrer dans le groupe des paralysies névrosiques, c'est-à-dire de celles qui se manifestent sous Tinfluence de causes plus ou moins patentes, chez des individus atteints d'une des grandes névroses (hystérie, hypocbondrie, épilepsie, éclampsie, convulsions, etc.) ou du moins prédisposés à l'une de ces névroses.

Dans la première cat^orie doivent être rangés les faits de paralysie, dite réflexe, d'origine traumatique, une certaine quantité de faits de paraplégie observés dans le cours de maladies des voies urinaires ; on y doit classer aussi les faits de paralysie diphthéritique, dans lesquels des altérations des nerfs et des muscles expliquent vraisemblablement la plupart des paralysies consécutives. J'ai à peine besoin de dire que c'est encore la place naturelle des paralysies constatées dans le cours ou à la suite de la dysenterie, de la fièvre typhoïde, et de toutes les pyrexies.

(1) M. Boearingb, dans des expériences faites en commun avec le professeur Eosenttein, sur des lapins et des grenouilles, a cherché aussi i vérifier les assertions de M. Lewisson, et il n'a pas tu une seule fois se reproduire la paralysie dont parle cet auteur. — 6. H. Roessingli, Contribution à la théorie de la para^ qfiie réflexe (Journal de méd., livr. d'octobre 1873» p. 533. •» Anal, in Revue des Kiences médicales, t. lll, 187A, p. 115).

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Dans la seconde catégorie, il faut inscrire quelques-ans des cas de paralysie développée pendant une maladie des voies génito-urinaires, les paralysies paraissant dues à la présence d'helminthes dans le canal digestif, etc. Dans ces cas, la modification particulière des centres nerveux, à laquelle est due la paralysie, est bien provoquée par l'irritation des oif;anes génitaux/ urinaires, des intestins, etc.; mais il y a une prédisposition qui joue un rôle considérable, et les paralysies produites dans de telles conditions forment évidemment un groupe à part. Ces paralysies, qui ne sont pas réflexes^ dans le sens propre du mot, comme je le dirai tout à l'heure, peuvent cependant, à juste titre, être désignées sous le nom de paralysies (T origine périphérique.

Enfin, dans une troisième catégorie, on peut rassembler tous les faits qui ne rentrent pas dans les deux groupes précédents. Cette catégorie se composerait surtout des cas de paralysie due à l'action du froid sur le tégument. Et encore faut-il dire que certains de ces cas seraient mieux placés dans le premier groupe. Ainsi la paralysie faciale a frigare reconnaît bien certainement pour cause une compression du nerf facial dans son trajet au travers du rocher, compression déterminée sans doute par un gonflement du périoste de ce trajet.

Mais les autres paralysies a frigore ne sont pas dues à une lésion de ce genre. La paralysie radiale, par exemple, ne saurait être expliquée par ce mécanisme. J'ai indiqué dans une de mes précédentes leçons (1) comment on peut se rendre compte du mode de production de la paralysie dans ce cas. Il s'agirait bien, d'après moi, d'une paralysie

(1) T. 1. p» 120. <— Et dans une commuDicttion i la Société de biolofie (Gompiet rendus de la Société de biologie, 1873, p. 115 et suit.).

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