‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 42 sur 88 · DE LA CAL0R1PICAT10N PENDANT L* AGONIE · texte numérisé non relu

DE LA CAL0R1PICAT10N PENDANT L* AGONIE

à s'élever que pendant cette période d'aggravation, poui atteindre parfois, au moment de la mort, jusqu'à &2° G.

L'appareil vaso-moteur joue-t-il un rôle dans l'élévation de la température centrale du corps, pendant l'agonie? Cela est possible. Il peut se produire une dilatation des vaisseaux dans toutes les parties du corps, superficielles et profondes, et l'augmentation des pertes de calorique qui en résulte, par suite du rayonnement plus considérable de calorique à la surface de la peau, peut être moindre que l'accroissement d'activité des processus therroogènes qui a lieu alors dans les organes profonds, et, en particulier, dans les viscères.

Mais le mécanisme de Télévation de la température centrale, dans ces circonstances, est vraisemblablement bien autrement compliqué.

Au fur et à mesure que le centre nerveux cérébro-spinal s'affaiblit, au moment de l'agonie, le système du grand sympathique peut acquérir une énergie fonctionnelle plus grande : les fibres nerveuses que ce système fournit aux différents viscères, et qui, ainsi que nousl'avons vu, exercent une influence sur le travail chimico-physique de la substance organisée de ces viscères, peuvent agir avec plus de puissance que dans la période précédente de la maladie. Une plus grande quantité de chaleur peut être ainsi produite. D'autre part, il peut y avoir une diminution de la force des mouvements du cœur, et la circulation se trouvant ralentie dans les vaisseaux cutanés, surtout si ces vaisseaux sont à demi paralysés, les pertes de calorique qui s'efftsctuent par la peau peuvent subir une réduction considérable.

Avouons, du reste, que c'est là, comme pour beaucoup de points de la physiologie de la thermogénèse dans les

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maladies, une question diiBcile à résoudre d'une façoii satisfaisante» dans l'état actuel de la science.

Il faut aussi se demander pourquoi l'élévation de la température, pendant l'agonie, n'est pas un phénomène absolument constant, et pourquoi elle n'a lieu, en réalités que dans un nombre de cas relativement restreint.

La température centrale ne s'élève pendant l'agonie, en général, que lorsque cette période est courte, et quand elle survient à un moment où le centre cérébro-spinal n'a pas subi encore un affaiblissement progressif. C'est surtout dans de telles conditions, qu'une débilitation rapide du myélencéphale, et, en particulier, du centre bulbo-spinal, peut avoir pour conséquence une suractivité du grand sympathique. En effet, le système sympathique, délivré en grande partie de l'influence modératrice que ce centre exerce sur lui, doit acquérir alors une énergie d'action beaucoup plus grande que celle dont il disposait auparavant.

La température centrale du corps augmente non-seulement, chez certains malades, pendant l'agonie, jusqu'au moment de la mort, mais encore elle peut subir une nouvelle élévation après la mort. C'est un fait qui, comme le précédent, est loin d'être constant. On ne l'observe guère que lorsque la température s'est notablement élevée pendant l'agonie, comme dans les pyrexies'graves, ou dans le tétanos, par exemple, ou comme aussi dans certains cas de ramollissement ou d'hémorrhagie de l'encéphale. La chaleur centrale du corps s'accrott alors peu à peu pendant quelques minutes après la mort; d'autres fois elle augmente pendant une demi-heure, une heure même; puis la température diminue progressivement. Le thermomètre placé

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