‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 48 sur 88 · INFIAEVCE TROPHIQUB DU NERF TRIJUMEAU SUR I.'OEIL. .S · texte numérisé non relu

INFIAEVCE TROPHIQUB DU NERF TRIJUMEAU SUR I.'OEIL. .S

des racines postérieures et des racines des nerfs sensitifs crâniens, pour les fibres sensitives, — ganglions sympathiques et substance grise du myélencéphale , pour les fibres sympathiques).

Les faits d'altération de Tœil (conjonctivite, kératite, choroîdite, etc.), observés chez l'homme dans des cas de névralgie du trijumeau, ne peuvent pas être invoqués non plus à l'appui de l'hypothèse en discussion. Car il s'agit alors, en général, de faits complexes, et dans lesquels tout est souvent très-obscur: Tétiologie de la névralgie, les relations des altérations de l'œil avec la névralgie, et enfin le mécanisme de la production de ces altérations. Nous verrons, à propos de l'inflammation, comment les cas de ce genre peuvent, d'une façon générale, être interprétés.

Quant aux cas de lésions du nerf trijumeau constatées à l'autopsie, et dans lesquels on a observé pendant la vie, en même temps que la persistance de la sensibilité, des altérations de la conjonctive et même de la cornée (1), ils n'ont sans doute pas d'autre signification que les résultats expérimentaux constatés à la suite de la section intracrânienne du nerf trijumeau : les altérations morbides de l'œil étaient vraisemblablement dues dans ces cas à la solution de continuité d'un certain nombre de fibres du nerf, déterminée par la lésion trouvée lors de l'examen nécroscopique.

Eu réalité, la pathogénie des troubles de nutrition, observés à la suite de la section intra-crânienne du nerf trijumeau, est très-obscure. Il me parait certain qu'ils ne sont dus, ni à une irritation des fibres nerveuses coupées (sensitives, vaso-motrices), ni à une paralysie des fibres vaso-motrices

[i) Chan-ot, loc cïY., p. 14 et siiiv.

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contenues dans le nerf; mais, ces éliminations faites, on se trouve en présence d'hypothèses sur la valeur desquelles on n'est pas suflBsamment éclairé.

S'il avait été démontré que les altérations de l'œil n'ont lieu que lorsque la section porte sur le ganglion de Casser, ou sur le nerf après qu'il a traversé ce renflement, on pourrait admettre que la suppression de l'influence trophique de ce centre nerveux est la véritable cause de ces altérations. Mais, dans un grand nombre de cas, on a tu la rougeur de la conjonctive, l'opacité et les ulcérations de la cornée, les modifications de l'iris et des milieux transparents de l'œil, se produire alors que la section dn nerf trijumeau avait été faite entre le ganglion de Casser et la protubérance annulaire.

Récemment M. Cl. Bernard communiquait à la Soctélé de biologie (1) le résultat d'une expérience qui avait donné un résultat de ce genre. Sur un lapin et sur un chien, il avait coupé le nerf trijumeau dans le crâne, au-dessus du ganglion ; les troubles de nutrition n'avaient pas tardé k apparaître. Les animaux ayant été sacrifiés au bout de huit jours, M. Ranvier, qui examina Tétat des neri^, constata, conformément aux données de Waller, que les fibres nerveuses faisant suite à la petite racine étaient toutes dégénérées, tandis que les fibres provenant de la gro$»e racine, seules en rapport avec le ganglion, étaient abso* lu ment intactes.

Pour que la section intra-crânienne du nerf trijumeau ne détermine des altérations atrophiques que dans le bout contrai de ce nerf, il faut sans doute que cette section porte bien sur la partie de ce nerf qui s'éteud de la protn-

(1) Cl. Dernoni (Comptes rendus de la Société de biologie, 1873, p. l^tk

INFLUI^NCB TROPHIQUE DU NERF TRIJUMEAU SUR L*OEIL. 379

bérance annulaire au ganglion de Casser. Autrement, c*est-à-(lire si la section intéresse ce ganglion, il peut y avoir aussi des altérations dans les branches périphériques du nerf coupé. C'est ce qui a eu lieu dans Texpérience suivante, que j'ai faite tout récemment.

£xp» I. — Le 10 juin 1873, sur un lapin adulte, on prend la température rectale. On trnuve 89* G.

A l'aide d'une aiguille introduite dans le crâne par la suture oecipito-pariélale du côté gauche, on cherche à léser l'encéphale, à l'endroit où le bulbe racbidien se réunit à la protubérance annulaire. Cris douloureux : exorbitis du e6té faucha, et rétréclisenient de la pupille de ce même c6té. Quelques instants après l'opération, qui est faite & 1 h. 25 m., on trouve 4Û« G. dans te rectum. La température reste à peu près à ce degré jusqu'à d heures. Le lendemain, elle atteint 40o^4 G.

Le 37 juin, Tanimal n'offrant aucun trouble Tonctionnel apparent, si ce n*esl une étroitesse relative de la pupille du côté gauche, on fait la section intracrânienne du nerf trijumeau du côté droit. Cris^ agitation violente. Hémorrhagie artérieUa par la plaie, bientôt «rtètée an moyen de la compression. La pupille droite se rétrécit au point de devenir plus étroite que celle du côté gauche. Insensibilité de tbute la moitié droite de la face et de la oornée transparente.

Le 38 juin. Trouble très-marqué de In cornée j injection tasculaire tout autour de cette membrane.

Le 29. Le trouble de la cornée a augmenté. H semble y avoir une accumu- UUon de produits plastiques â la partie inférieure de la chambre antérieure.

L'animal maigrit peu à peu et meurt dans la nuit du 33 au 24 juillet 1873.

Nécropsie, — Un peu de congestion récente du poumon gauche ; les vaisseaux en rapport avec la partie congestionnée sont pleins de sang à demi coagnlé. Bien dans le p<nmum droit. Ccmr : sain. Eiiomac : quelques points ecchymotiques paraissant de formation récente.

Cavité crânienne, — On ne retrouve pas la lésion encéphalique ancienne.

La tecUon du nerf trUomean droit a été bien faite et parait avoir porté sur la partie postérieure 4n gangUou de Gnsser. Le bout de ce nerf qui tient â la protubérance a une teinte un peu grisâtre, légèrement rosée. On a examiné au microecope Tétat des fibres de ce bout du nerf. Elles sont toutes altérées : on trouve d'innombrablas corpa granuleux dans les parties de ce nerf que l'on dilacère, et l'altération peut être constatée jusqu'au niveau de la surface de la protubérance. (On n'a pas cherché â examiner â part la petite racine.)

La partie supérieure intra-erânianne de l'apophyse basilaire est revêtue d'une néo-membrane dans laquelle on toit d'innon^^ndUas porps granuleux hématiques, plus ou moins irréguliers.

On tronve une altération i^anulo-graissense du nerf aons-orbiuire droH ; Q

coDtieat toutefois quelques tubes nerveux sains.

Il y a une altération granulo-graisseusc complète du nerf lin^al droit Infiltration purulente de la cornée transparente. Les milMax de YttW

paraissent intacts.

Les expériences de M. Cl. Bernard montrent bien que les choses se passent autrement, lorsque la section du nerf trijumeau est pratiquée tout à fait en deçà du ganglion de Casser.

Ces expériences et toutes celles qui ont donné des résultats pareils à ceux-ci, semblent de nature à prouver que Tabolition de l'influence trophique du ganglion de Casser n'est pas la condition indispensable pour la production des altérations de l'œil, qui se montrent à la suite de la section intra-crânienne du nerf trijumeau ; mais elles ne démontrent pas que cette abolition, lorsqu'elle a lieu« ne joue pas un rôle important comme cause prédisposante. On peut se demander, d'ailleurs, si l'influence du ganglion de Casser sur la nutrition intime des tissus auxquels se distribuent les Qbres du nerf trijumeau conserve toute son activité, lorsque les relations de ce ganglion avec le centre encéphalique sont interrompues.

L'influence de l'abolition de la sensibilité serait ellemême douteuse, d'après M. Cl. Bernard ; car, faisant allusion aux expériences de M. Snellen, il dit que « quelles » que soient les précautions que Ton prenne, les troubles » de la nutrition surviennent après la section du trijumeau. » De nombreuses expériences le démontrent surabon- » damment » {loc. cit.). Cependant les expériences de M. Snellen ne peuvent pas être considérées comme iaexactes, et il faut bien admettre, ainsi que je l'ai dit, que l'abolition de la sensibilité constitue nno circonstance pré-

DCFLUENCB TROPHiQUB DU NBRF TRUUMKAU SUR L OfilL. 381

disposante pour les altérations de rœil , consécutives à la section intra-crânienne du nerf trijumeau. Cette manière de voir est rendue encore plus vraisemblable par l'observation des ulcérations de la langue et des lèvres, constatées à la suite de celte section. M. Cl. Bernard ne fait aucune diflSculté pour attribuer ces effets à Tabolition de la sensibilité dans ces parties. J'ai vu, pour ma part, bien des fois, la section du nerf lingual avoir aussi pour conséquence indirecte la formation d'ulcérations de la langue. La différence entre ces lésions et celles de l'œil, c'est que, pour les premières, la cause traumatique (morsures) est évidente, tandis que, pour les autres, elle ne se dévoile pas aussi nettement.

M. O. Bernard, dans cette même communication à la Société de biologie, émettait une nouvelle hypothèse. Pour lui, les troubles de la nutrition de l'œil, produits par la section intra-crànienne du nerf trijumeau, résulteraient de la paralysie de fibres vaso-dilatatrices, contenues en grand nombre dans ce nerf. La conséquence de cette paralysie serait un état de suractivité des fibres vaso-constrictives, privées ainsi de leur frein normal. Les vaisseaux des diverses parties de l'œil se resserreraient plus ou moins énergiquement; l'afilux du sang rencontrerait ainsi des obstacles, et rinsuffisance de l'irrigation sanguine donnerait naissance aux altérations observées.

Peut-on tenir cette explication pour valable? Les racines du nerf trijumeau contiennent-elles un bon nombre de fibres vaso-dilatatrices? Aucun fait expérimental ne nous autorise à admettre qu'il en soit ainsi. Je sais bien, et je Tai déjà rappelé, que l'on a admis que la branche auriculotemporale du nerf trijumeau contient des fibres vaso-dila-

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tatrîcesi agissaal sur les vaisseaux de Toreille (1). Mais J'ai dit aussi que j'avais plusieurs fois cherché à constater ce fait, etque je n'avais rien vu qui témoignât dans ce sens. D'autre parti j*ai électrisé, sur plusieurs chiens curarisés et soumis à la respiration artificielle, des branches du trijumeau, notamment le nerf sous-orbitaire à sa sortie du trou sousorbitaire, et la branche ophthalmique de Willis dans Ter* bile incomplète du chien, sans observer aucune rongeur congestive soit de la lèvre supérieure, soit de la conjonctive oculaire. Il n'y a, parmi \b& nerfs émanés du trijumeau, que le nerf lingual qui produise un effet vaso-dilatateur direct bien évident, et nous savons que c*est à son anastomose avec la corde du tympan qu'il doit de pouvoir déter* miner cet effet. Si donc les différentes autres branches du nerf trijumeau contiennent des fibres vaso-dilatatrices, on n'a pas, je le répète, mis leur existence hors de doute par Texpérimentation. L^hypolh^se de M. Q. Bernard est donc, sous ce rapport, dépourvue de soutieto.

Mais quand même il semit démontré que le nerf trijumeau renferme, dès son origine, un grand nombre de fibres vaso-dilatatrices, cette hypothèse serait encore difficile à défendre, car elle me parait réfutée par des expériences que j'ai publiées ailleurs (2). J'ai constaté que te section de la corde du tympan d'un côté, dans hi caisse dti tympan, ne détermine aucune modification appréciable de la coloration de la moitié correspondante de la langue. Or, on a aia&i coupé, et, par conséquent, yaralysé la plupart des fibres vaso-dilatatrices de ce côté du la langue. Si les fibres vaso-dilatatrices exerçaient sur les vaisseaux ima

(i) T. I, p. 152 et 153.

(2) Vulpian. Erpérit»cet rrffittv^ è Al phynoiog^ de» imtfk ifl» MH^ ItHrf. (ArdiivM et lèfiMlogie...» 1S74«». 4754

INFLUENCE TROPHIQUB DU NERF TRIJUMEAU SUR l'oEIL. 383

aclion pertuanente, telle que la suppose M. Cl. Bernard, cest-à^ire antagoniste de celle qu'exercent incontestablement les fibres yaso-conatriclives, il est clair que le résultat de €ette section de la corde du tympan, dans Toreille moyenne, devrait être tout autre« En effet, comme les fibres vaso-constrictives amenées à la langue par le nerf lingual, le nerf hypoglosse et les filets sympathiques destinés à cet organe, sont respectées par cette opération, leur action tonique, délivrée, plus ou moins complètement, de tout frein antagoniste, devrait immédiatement s'exagérer : les artères innervées par ces fibres devraient se resserrer, et, par conséquent, il devrait se produire une pâleur plus ou moins notable de cette oaoitié de la langue. Puisque la coloratk>n de la membrane muqueuse linguale ne se modifie pas, par suite de la section de la corde du tympan, nous pouvons conclure que la paralysie des fibres nerveuses vaso-dilatatrices n'entraîne pas, comme une conséquence nécessaire, une exagération de l'action tonique des fibres vasoGonstriclives correspoadantes. La paralysie des fibres vaso-dilatatrices, aloi^ môme qu'elles existeraient en grand nombra dans le nerf tryumeau, ainsi que le suppose M. CL Bernard, ne devrait donc pas être considérée, quand elle serait produite par une section transversale de ce nerf, comme pouvant déterminer, par le mécanisme en discussion, lea allcralions que l'oeil subit dans ces conditions.

On voit combien d'incertitudes régnent encore sur le nécanisne de la production des altérations qui se manifBsteot dans la oonjonctive oculaire, la cornée, etc., lorsqm te nerf (rijuimatt du c6té correspondant a été sectionné dans le crâne. Les recherches entreprises jusqu'ici pour arriver à déterminer le mode d'action de cette

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section n'ont pas conduit encore à une théorie définiUTe. Mais il ne faut pas se décourager; le sujet vaut la peine que l'on fasse de nouveaux efforts. Lorsqu'on connaîtra bien ce mode d'action, on aura acquis des données importantes^ qui pourront être utilisées dans l'étude des troubles nutritifs divers que peuvent présenter les différents tissus, la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, les os, les viscères, sous l'influence des lésions du système nerveui.

— Je ne puis pas passer ici en revue toutes les altérations des tissus, qui se montrent à la suite des sections de nerfs, et qui ont été attribuées, soit à la paralysie, soit à l'irritation des fibres vaso-motrices contenues dans ces uerfs. Je dois me borner à examiner quelques autres exemples de cas de ce genre. Les remarques que je suis conduit à faire à propos de ces cas particuliers peuvent èive appliquées, ce me semble, à la plupart des autres cas, sinon à tous. D*ailleurs, à propos de l'influence des nerfs vaso-moteurs sur les congestions, l'œdème, Tinflammation, les lacunes de cette étude se trouveront comblées en graude partie.

Je ne reviendrai pas longuement sur ce que je vous ai dit de l'influence des nerfs du rein sur la nutrition de cet organe (1). Nous avons vu que les expériences faites pour étudier cette influence n'ont pas toutes donné les mêmes résultats. Tandis que plusieurs physiologistes avaient assuré que la section des nerfs rénaux détermine un ramollissement du tissu des reins, d'autres expérimentateurs affirment que cette opération laisse intacte la structure de

(1) T. 1, p. 527 et suiv.

INFLUENCE TROPHIQUE DBS NERFS HÉNAUX SUR LES RBINS. 385

ces organes. C'est ce deruier résultat que j'ai constaté aussi dans mes vivisections. M. Charcot a cherché i expliquer la contradiction qui existe entre les données des investigations faites sur ce sujet. Il pense que les troubles nutritifs ne se produisent peut-être, ou ne peuvent se produire dans les reins, que lorsque les nerfe de ces organes ont été coupés incomplètement, ou bien lorsqu'ils ont été soumis au contact d'agents caustiques , tels que l'ammo* niaque. Les nerfs pourraient, dans ces conditions, devenir le siège d'une vive irritation qui, sans doute, provoquerait dans le tissu rénal le travail morbide dont les effets ont été signalés par Krimer, Bracbet, Millier et Peipers, Arm. Horeau, Yon Wittich (1). Quelque logique que paraisse cette hypothèse, je crois qu'elle a contre elle les faits que j'ai déjà fait valoir et qui paraissent prouver que les sections incomplètes et les cautérisations des nerfs n'agissent sur les tissus, auxquels ils se rendent, que parce qu'elles interrompent les communications entre ces tissus et les centi-es nerveux, et non parce qu'elles déterminent une névrite ou une irritation des fibres des nerfs intéressés. Les altérations observées dans les reins, dans quelques cas, à la suite des lésions des nerfs rénaux, me paraissent plutôt devoir s'expliquer, comme je l'ai indiqué (2), par des troubles circulatoires, résultant des violences que peuvent avoir subies les vaisseaux du rein pendant l'opération.

— Les lésions pulmonaires, trouvées chez les animaux morts à la suite de la section des deux pneumogastriques, ont été attribuées à la paralysie des fibres vaso-motrices

(1) Charcot, ioc, ctL, p. 17.

TuiruH. n. — 25

S86 VIXGT<»TROf«liMi UÇW^

eonteoues dans eesi aerfe et destiuéesi aua peuwona. Cest M. Schiff qiu a éoùi celVe hyjiollièae w 1&&7 {i}. Vous saiea» q«e la seetîo» dea deux poewnoga^kriiquea, ftûte dana la région cervicale, le m6me }0w> chei; w mau* mifère adulte, entraîne ki mett en trois ou quatre jows^ dans Viumense loajorité dea eas. Ce a'eel que éais des eaa absolumaat exceptiouneb que Fou a vu dea ekîeas vivre et se rétablir complétemeal à la luîte de eettt section, opérée le même jour. Lorsque lea deux pneuaagastriques sont ooai^, au contraire, à dea époques dîfli^ rentes, et lorsque VintervaUe de te«ipa laissé entra les deu sections est suffisant (quelques meis), les animaux (ekieas) peuvent survivre, parée qu'il s'e^ Gedt une réunie» estre les deux bouts du preniiev nerf pneumogastriqii» cospé» et que des relations entre lea pounens et les oeatita nerveux se sont rétablies par ee nerf. Les lésîoas à peu près constantes que Voa trouve dans lespounûna, à la suite de la section des deux ner& pneumogastriques^ eoMistent surtout en des noyaux, phia ou moins, éleadus de CMgestioB œdémateuse des poumons^ et en un empkyséme de certains points des bords eu de la surface de ees oiganea (2>« Les poumons, dans leur ensemUe, softt un peu plus rouges que dans Vétat uormal, et dans les bronebes qui sa rendent au parties où siège la congestion œdémi^eiise, on rencenlnf un mucus plus ou moins liquide et puvîiMrview

Les lésions d u parenchyme pulmonaire sont plus een8ide> râbles dans beaucoup de cas, et, au lieu d'une simple oon-

(1) Schiir (TUbInger Archiv, 18d7, p. 769. — Vo>ei aussi : UkrhmeA tf- Muskei^ uml Nervenphysiohgiej Lftlir, I85S>59, p. 4M •frtuîv.).

(2) Longet (Traité de physiologie, 3« cdit. t. 111, p. 530. — Voj. nm . Traité cTanatomie et de physiologie du système nfitan»! MéS> i U^ P* ^^ et 8ui%.).

SKCTION DES NEBFS. VÀfiUeS :. LÉSIONS DKS POUMONS. 387

geslidii œdéiMteitte, ob trouve acwvttBAdespftrtieséteadues de îobes poflmonafres où ïes aftérâtiotis sont évidemment ioflammatoûres. Le tissu, dans ces points^ est encore cBdématté ef cofrgestKmrré; mais le lîquNie hififtré est opalescent, contient de nombreux leucocytes; les alvéoles pulmonaires soBt enrisMa par ea lîqaîé^ et par des cellules épîtbéliales desquamées : lès lésions offrent une certaine ressanhlaMa avee eeXiu ëa la pneumonie catarrbale de rhomme. Enfin, ft n^est pas rare de trofifer des eenerétions sanguines dans les vaisseaux qui sont compris dans les parties altérées des poumons.

Ces lésions peuvent se produire, même dans le cas ob l'on n'a sectionné qu'un des nerfs pneumogastriques, et^ comme le fait remarquer avec juste raison M. Scbîff, elles peuvent alors avoir lieu encore dans les deux poumons^ à cause des anastomoses que s'envoient réciproque ment les deux pneumogastriques dans les pfexus pulmo-> nairesa

Je ne vous citerai qu'une des nombreuses expériences de ce genre que j'ai faites, parce qu^eRe m'a donné l'occaston de recltercher si» comme MM. Arloing et Tripier l'ont avancé, la section d'un nerf vague détermine des lésions, non-seulement dans ce nerf^ mais encore dans le nerf va(^ade l'autre côté (1).

Exp. 11. -— Sur un chien éthërisé, on enlève un segment de 5 i 6 centimètres de FongUeUr snr le nerf pneumogastrique du c6td dtatt. On conitatev TéUtàmmam 1 1» papale^ à là memhrmm mcti^jaMa, m globe oonltiM* i k tempfiMture de r oreille, de ce côté, les résultats ordinaires de cette opéraUMu

L'animal meurt onze jours après roperation.

Le poumon droit est plus altéré que le poumon gauche. Il préKstC: mi iio:

(I) S. AtlMg et L. Tripiec, Contrièulion à la p/vjsiolo^.û ^; i^"/' ttijr'--- (Archives de physiologie..., 1873, p. 173.)

388 VlNGT-TROlSlÉME LEÇON.

asseï étendu de pneumonie lobaire dans chacun de aes

devenue grise en cerUini points). La plèvre pariétale offre dea ecchymoaea

breuses et plut ou moins larges, dans toute son étendue.

Le poumon gauche est un peu congestionné : il y a aoasi dca ecchysMBds sous-pleurales (plèvre pariétale), mais seulement dans te Uert aupérieur de la cage tboracique.

Le foie, la rate, les reins, ete.^ paraissent sains.

On a examiné te bout périphérique du nerf pneumogaatriqoe droit Lea fibtcs pri'scateut une altération très-manifeste. Myéline segmentée, divisée ea gouttes plus ou moins volumineuses. Les fibres du cordon cervical^ accolé ma pneumogastrique, sont tout à fait saines, au niveau du bout périphérique de ce nerf.

On n*a pas trouvé une seule fibre nerveuse altérée daoa te nerf pneumogasriquc gauche.

Ce n'est pas ici te lieu de discuter les diverses hypothèses qui ont été émises à propos du mécanisme de la production de ces lésions. On sait aujourd'hui qu'elles ne dépendent pas de la paralysie des cordes vocales et du resserrement de ces cordes qui s'ensuit, comme l'avait cru Mendelssohn (1), puisqu'on les observe même chez les animaux sur lesquels on a pratiqué la trachéotomie et que Ion fait respirer au travers d'une canule introduite dans l'ouverture ainsi faite aux voies aériennes. Les physiologistes se partagent entre l'opinion de M. Traube (2) et celle de M. Schiff. J'ai déjà indiqué la manière de voir de M. Schiff. Quant à M. Traube, il pense que les lésions sont dues à ce que, par suite de la paralysie des cordes vocales, des parcelles alimentaires et des liquides buccaux et pharyngiens peuvent s'introduire dans les bronches, pénétrer jusque dans les bronchioles et provoquer une irritation plus ou moins vive de ces canaux et du parenchyme voisiu. Ou a bien fait à l'hypothèse de M. Traube la même objec-

(i) Mendelssohn, Der Mechanùmus der Bespir, wui eitxni,, etc. Beriia, i8A5. — Citation de Longet.

(2) Traube, Beitrûge sur experim. PhysioL und Patkoi.^ Berlin, Hrft 1, 1846. — atation de Longet

SECtlOlf DES XERFS VAGUE<( : LÉSIONS DES POUMONS. S99

tioD qu'à celle de Mendeissohn ; mais cette objection n'a pas ici la même force* En effet, si des lésions se développent encore dans le tissu pulmonaire, chez les animaux qui res« pirent par une canule introduite dans la rachée, après qu'ils ont subi la section des deux nerfs pneumogastriques, elles peuvent s'expliquer de la même façon : il suffît d'admettre que le liquide purulent ou séro-purulent, provenant de la plaie de la trachée, descend dans les voies aériennes jusque dans les bronchioles, et provoque une irritation inflammatoire, non-seulement de la membrane muqueuse avec laquelle il entre en contact, mais encore du parenchyme pulmonaire en relation avec les bronches enflammées. La sensibilité des voies respiratoires étant abolie par la section des deux nerfs plieumogastriques, on conçoit que la migration de ce liquide pathologique ne puisse plus déterminer les secousses expultrices de toux qu'elle aurait suscitées dans l'état normal.

La théorie de M. Traube n'est donc pas atteinte par cette objection. Le mécanisme indiqué par ce médecin joue évidemment un rôle important dans la production des altérations en question. M. Traube, et tous les physiologistes qui ont cherché à vérifler ses recherches, ont trouvé dans les tlots inflammatoires des poumons des parcelles parfaitement reconnaissables de matières alimentaires.

Quant à la théorie de M. Schiff, repose-t-elle sur des faits incontestables? Les nerfs pneumogastriques contiennent-ils, au niveau du cou, un grand nombre des flbres vaso-motrices destinées aux poumons? Il est permis d'en douter. Déjà M. Schiff est obligé, pour rendre compte des cas très-rares, dans lesquels on ne trouve pas de lésions pulmonaires, et de ceux, moins rares, dans lesquels ces lésions sont peu considérables, d'admettre que le trajet des nerfe

390 vifiGT'Tmoifiitec vtçtm.

vaso-moteurs des poomons est variable ; que taotdl îl presque tous oonteous dans les nerfs pneainogastriqiies, et que tantM ils suivent, en partie ou en totalité, d'antres voies, n est permis, a priori, de donter d'une ftreilla variabilité dans le trajet des fibres vaso-motiiees destinées au tissu pulmonaire. Mais que dit Texamen direet des résultats immédiats de la section des nerfs pneumof^astriqnes? J'ai fait voir, dans une leçon précédente (XVI* leçon), qoe la section et Téleatrisation des nerfs pneumogafltrîqnes, fa niveau de la région cervicale, donnent des renaeq^neBieots très-peu nets, relativementà Tinfluencequecesnerfe peuvent exercer sur les vaisseaux du tissu pulmonaire. Fai fait plosieurs expériences sur des chiens curarisés, dont la cavité tboracique était ouverte le long du sternum, les bords de l'ouverture étant largement écartés de façon à permettre d'observer attentivement la coloration des poumons. U respiration artificielle était faite très-régulièrement. Li section d'un des nerfs pneumogastriques» au milieu de b région cervicale, n'a été suivie d'aucun changeaient appr^ ciable de la teinte du tissu pulmonaire : le même résultai négatif a été constaté, lorsque les deux pneumogaslriqQe^ étaient coupés coup sur coup. La faradisation, soit de l'on de ces deux nerfs, soit des deux nerf^ à la fins, n'a pas modifié non plus, d'une façon notable, la coloration des poumons. Je crois donc que, si les ner6 vagues, chei le chien, contiennent, au niveau du cou, des fibres vasomotrices destinées aux poumons, le nombre de ces fibres doit être assez faible ; et, s'il en est ainsi, il n*est pas possible d'attribuer uniquement à la section des élémenb vasomoteurs, accolés aux autres fibres des nerfb vagues, les lésions que détermine la section de ces nerfs dans le parenchyme pulmonaire.

SECTION DES Î^EhtÈ VAGUES : LÉSIONS DES POUMONS. 391

L'inconstance de ces lésions, soit cotnine siège, soit comme étendue, semble bien démontrer Tîntervenlion d*in" fluences inconstantes elles-mêmes. Je crois qu'au premier rang de ces influences il faut placer la pénétration des parcelles alimentaires et des liquides buccaut et pharyngiens dans las voies aériennes. Mais^ pour que le contact de ces matière étrangères agisse, il feut que la sensibilité des voies aériennes soit abolie, et c'est ce qui a lieli par suite de la section des flbres centripètes des nerfil pneumogastriques : ces matières peuvent, dans ces conditions, progresser dans les conduits respiratoires, et s'arrêter dans les dernières bronchioles, sans avoir provoqué pendant leur trajet les secousses de toux qui les auraient expulsées. 11 faut, d'autre part, que la membrane muqueuse des bronches et la paroi des alvéoles pulmonaires présentent un plus grand d^ré d« vulnérabilité que dans l'état normal. On peut admettre que cette vulnérabilité exagérée existe à la suite éà la section des nerfe vagues. Elle est due, en partie peut-être, à la section des quelques fibres vaso-motrices qM doivent contenir ces nerfs : mais on peut l'attribuer aussi à l'interruption de l'influence que les centres nerveux exercent sans doute sur les phénomènes de la nutrition intime des poumons, par Tintermédiaire des fibres des nerfs vagues, qui vont se mettre en rapport plus ou moins médiat avec less éléments anatomiques du tissu pulmonaire.

C'est ainsi que Ton peut, ce semble, se rendre compte de la production des lésions pulmonaires, trouvées chez les animaux qui succombent peu de jours après la section, coup sur coup, des deux nerfs pneumogastriques dans la région cervicale. Cette interprétation de la palhogénie de ces lésions se rapproche de celle qui a été proposée

S92 VINGT-TROISIÈME LBÇOlf.

récemment par M. Genzmer (1), dans un travail fait soiu la direclion de M. Yon Wittich. Elle en diffère toutefois en ce que je fais intervenir l'influence trophique du nerf pneuroo- ;gastrîque, influence dont M. Genzmer ne parle pas, et en ce que je considère la simple congestion œdémateuse, trouvée dans des points variables de^ poumons, à la suite de la section des nerfs pneumogastriques, comme ne devant pas être attribuée uniquement à la paralysie vaso-motrice produite par cette section. Je crois que, pour cette lésion elle-même, il faut l'intervention d'une influence irritante, quelque légère qu'elle soit ; et cette influence, je pense qu'elle est exercée, comme Tadmet M. Traube, par l'introduction de matières étrangères dans les voies aériennes.

— Un autre exemple de l'influence des nerfs sur la nutrition intime des organes nous est fourni par les recherches de M. Obolensky sur les résultats de la section du nerf spermatique. Cet expérimentateur a coupé le nerf spermatique sur des lapins et sur un chien, et il a constaté que le testicule correspondant s'était atrophié progressivement, à la suite de cette opération. Il aurait même trouvé chez l'homme, dans une autopsie, le nerf spermatique d'un côté en dégénérescence graisseuse : le testicule correspondant était atrophié, et il y avait un noyau de ramollissement dans la substance grise de la moelle (2). 11 est probable que l'altération du testicule était due, soit dans les expériences faites sur les animaux, soit dans le cas observé chez l'homme, à

(i) A. Gemmer, Grûnde fur die patholoffitehen Verânderungem étr tm^ai naeh doppeiseùiger Vagusdurchêchneùiung (POûger*s ArchîT, 187S, B4 VUI« p. lOi. — Aoal. lA Revue des fdences médicalei, t. IV, 1874, p. 56).

(2) Obolentky (Zeitschrill f. ntionn. Med., 32 Qd, 2 Hcn, 18«8. — ÀmA. m Ots. bebdom.. 1868, p. 590).

HfFLIIEffCE TROPHIQUB DES IIBEFS SPERMATIQUES. 393

Tabolilion de TinQueDce tropbique du centre nerveux sur le testicule.

Les compressions, contusions, et atteintes mécaniques quelconques, auxquelles les testicules peuvent être exposés» ont-elles aidé à la production des altérations atrophiqués dont le testicule était le siège T Nous n'avons aucun renseignement sur ce point ; mais cela est probable. Je crois, au contraire, que la paralysie des fibres vaso-motrices destinées au testicule n'a joué là, tout au plus, qu'un rôle secondaire. Cette paralysie ne peut pas, en effet, provoquer un travail d'atrophie tel que celui qui s'était effectué dans les cas en question, où le testicule ne contenait plus, au bout de trois ou quatre mois, que du tissu conjoûctif et de la graisse, l'épithélium canaliculaire et les caoalicules spermatiques eux-mêmes ayant complètement disparu. Comment la dilatation des petits vaisseaux du testicule pourrait-elle entraîner de pareilles conséquences? Comment pourrait-elle même déterminer une atrophie des parties oi!i elle a lieu ? Si la section des nerfs vaso-moteurs pouvait être incriminée dans des cas de ce genre, ce n'est pas à la dilatation paralytique des vaisseaux qu'il faudrait attribuer les altérations observées dans le testicule ; ce serait plutôt au resserrement que subissent assez souvent, au bout d'un certain temps, les vaisseaux primitivement dilatés. M. Schiff a insisté, il y a longtemps déjà, sur ce resserrement consécutif des vaisseaux primitivement paralysés. J'ai eu, pour ma part, bien souvent Toccasion de l'observer dans la langue, chez le chien, à la suite de la section ou de l'arrachement du nerf hypoglosse.

— A côté de ces faits, nous pouvons placer ceux qui ont

été observés sur le coq et le diodon, par Legros et par M. Schiff, à la suite de la section des nerfs qui ae rendent, soit à la crête, soil aux appendices jugulaires de ces oiseaux. J'ai rappelé, dans une leçon précédente, les phénomènes obserrés par ces physiologistes dans les premiers jours qui suivent le moment de l'opération (l). Nous ayons v» que, d'après M. Schiff, la section de tous les nerfs qui se distribuent aux appendices jugulaires du dindon, a pour conséquence une diminution du volume de ces parties, et un changement de leur coloration qui prend une teinte moyenne et constante , quelles que soient les excitations générales auxquelles les animaux sont soumis. Lorsque je parlais de ce résultat, j'ai présenté une hypothèse qui me paraissait pouvoir en rendre compte. J'admettais que toutes les fibres vaso^lilatatrices avaient été comprises dans la section , et que toutes les fibres vaso-motrices des appendices jugulaires, au contraire, n'avaient point été coupées. Je supposais que les quelques fibres vaso*constrictlves qui n'avaient pas été comprises dans la section, n'étant plus contre-balancées par l'action des fibres vasodilatatrices, devaient produire un resserrement des vaisseaux des appendices, du côté opéré. Mais c'est une hypo» thèse qui ne me paratt plus guère soutenable aujourd'hui. Si le tissu érectile de la crête, ou des appendices jugulaires, s^afTaisse chez le coq et le dindon, s'il devient plus paie que dans l'état normal, après la section de tous les nerfs qui animent ce tissu, cela tient sans doute à ce que, dans Tétat normal, et contrairement à ce qui existe dans les autres régions du corps, les nerfs vaso-dilatateurs de ces parties sont dans un état d'activité constante, plus intense

INFLUENCE TROmOUE DES NERTS SOR LA CR^TE. Sd5

que ceBe des fibres vis(y-coiistridîves : il y aurait» par suite, une sorte de demi-érection constante de ces parties, érection qui cesserait lorsque toutes les fibres vaso-motrioes, coQstrictiyes et dilatatrices sont sectionnées, f^ tissu des appendices ne présenterait plus alors qu'un très-faible d^ré de dilatation vasculaire, c'est-à-dire celui qui dépend dt la paralysie des fibres TOso-constridives ; et, dans ces conditions, ce tissu serait moins gonflé et moins rempli de sang que dans les conditions normales. Cest pour cela que, du cdté où la section est faite, la crête et les appendices jugulaires seraient, lorsque l'animal est dans un état de repos physiologique, moins rouges et moins volumineux que du c6té où les nerfs sont intacts.

Mais ce n'est pas sur ces phénomènes primitifs de la section des nerfs destinés à ce tissu érectile que je veux appeler en ce moment votre attention. L^ros a montré à la Société de biologie un coq adulte sur lequel il avait extirpé, peu de jours après la naissance, le ganglion cervical supérieur. La moitié correspcfndante de la crête s'était atrophiée (1). M. ScbiS a vu, de son côté, qu'après la section d'un certain nombre des nerfs qui se rendent aux appendices jugulaires du dindon, ou de tous ces nerfs, les lobes de ces appendices, frappés de paralysie vasculairo incomplète ou totale, s'atrophient dans l'espace de quelques semaines, « ce qui constitue, dit M. Levier, une analogie » de plus avec les phénomènes qui s'observent dans d'autres 9 tissus érectiles (2) i» .

L'atrophie observée dans la crête du coq, ou dans les appendices jugulaires du dindon, du côté où les nerfs des-

(1) Legrof, Des nerfs vaso-moteurs (Thèse de concoare), p. A3.

(2) Scliiff, Leçons sur ]a physiologie de h âiaestion, rédigées par M. Em. levier, t. II, p. 539.

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tinés à ces organes sont sectionnés, peut dépendre, d'une part, de l'interruption de l'influence tropbique exercée par les centres nerveux sur ces parties, et, d'autre part, de la paralysie vasculaire produite par la section de ces nerfs. Cette paralysie est suivie sans doute d'un resserrement secondaire des vaisseaux (1), comme on le voit dans d'autres parties du corps ; et ce resserrement, soit des vaisseaux qui alimentent le tissu érectile, soit de ceux qui se remplissent de sang dans le phénomène de l'érection, doit donner lieu à une atrophie et à un retrait de ces organes érectiles.

-^ Je dois vous parler aussi d'un autre résultat, très-intéressant, constaté par M. Brovm-Séquard, à la suite de la section du grand sympathique, sur des cochons d'Inde. M. Brovrn-Séquard, dans une des séances de la Société de biologie, en 1872, a montré deux encéphales provenant de cobayes, sur lesquels il avait coupé les sympathiques dix-huit mois auparavant : la comparaison qu'il avait faite entre ces encéphales et celui d'animaux du même âge, chez lesquels les sympathiques cervicaux étaient demeurés intacts, lui avait paru prouver que les premiers avaieul subi une notable atrophie. Du reste, il avait pu comparer l'une à l'autre les deux moitiés de l'encéphale sur un autre cobaye, qui n'avait eu le cordon sympathique cervical sectionné que d'un seul côté : la moitié correspondante de l'encéphale était plus petite que celle du côté opposé. D'après M. Brov^u-Séquard , les parties, os et muscles, qui enveloppent le cerveau, offriraient, au contraire, un déve-

(i) J'ai dit aillean (t. I, p. 136), que M. W. Ogie avait admis ce renerrement secondaire des vaisseaux, à la suite de leur dilatation par paralysie, pour expliquer certains phénomènes présentés par un malade, ches lequel un des cordons sympathiques cer?icaux était comprimé par une tumeur.

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