‹ Leçons sur l'appareil vaso-moteur (volume 2)Chapitre 51 sur 88 · CONGESTIONS PAR PARALYSIE VASO-MOTRICE · texte numérisé non relu

CONGESTIONS PAR PARALYSIE VASO-MOTRICE

tions de glace sur le trajet de ce nerf, au niveau du coude (1).

Sans discuter les idées théoriques qui ont conduit H. Chapman à proposer ce mode de traitement, je dois dire qu'il n'est pas irrationnel, en principe. Mais il est difficile d'admettre que des applications froides ou chaudes, faites à une aussi grande distance des centres nerveux que Ton désire atteindre, puissent réellement avoir une grande action sur ces centres. J'ai essayé plusieurs fois cette médication à la Salpètrière, dans des cas divers, et surtout dans des cas d'ataxie locomotrice, sur des malades tourmentées par de violentes douleurs, soit fulgurantes, soit persistantes, ou par une gastralgie intense, sans obtenir le moindre résultat manifeste. Je ne sache pas que d'autres médecins, en France, aient obtenu, à l'aide de ce moyen thérapeutique, des effets bien satisfaisants. Je n'oserais pourtant pas, d'après ce que j'ai vu, porter un jugement définitif sur cette médication, qui paraît avoir souvent réussi entre les mains de M. Chapman.

Non-seulement les lésions ou affections des nerfs et de la moelle épinière peuvent produire des congestions par paralysie directe des vaisseaux, mais l'es lésions de diverses parties de l'encéphale peuvent agir de même, à un certain degré du moins,.

Je n'ai que peu de chose à ajouter à ce que je vous en ai dit ailleurs (2), et je ne vous parlerai que des effets congeslifs déterminés par Thémorrhagio et le ramollisse-

(1) Aug. Waller, On the Sensory, Motory and Vaso-molory Symptoms reiulting from the Re/rigeration of the Uinar Nerve (Proceedings of the Royal Society of LondoD, t. XI, 1862).

(2) Voy. t. I, p. 197 et suir. 21 A, àhb, 461.

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lorsqaM y a hémiplégie, les ^ûsseaux soperficieli du ébté

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GflHadîkitatkii en oonparaiit, wom k np|iort 4a dittBètra et de h Bulio» la vaiantia 1^^ ciilaiiéi et n»-€BliBéi da eôlé penlpé à oeu da eM um ; cQe ee tndnt ibhî per la eoknlkHi ^qb tive da tAgument, ptr félévitioii de m tempdntare, sarlovt tu nhrceii des estrémlés des nendues pueljaés {{rfed et main}.

M. Chevallier, dus me thèse hiléfessaiite (4), a rémi un oeHain iMnbie JoIjm lalioiis recoeOlies dans le ser* \\ce de M. Gobler, soos la difectioo de ee savant wé^ dediiy et dus lesquelles ee bit de l'élévatîoa de la temperature du» les menhres da eôté paralysét par soite de l''sioos iotrecrinieniies, se trouve cousigué de la fiifoo la p^os nette.

IL GuUer attribue ttstaroUement eetle augmentation de chaleur à Taffaiblissement des nerfs vaso-moteurs dans la moitié du eorps paralpé. D a eonstaté aussi dHmtres phénomènes que je ne puis passer sous silènes. D a tu, par exemple, que Ton produit faeilemenl la laeke ménmffiiifue sur le membre supérieur du eMé paralysé (obserr. II). Or, j'ai constaté le même fait, et j'ai cherché à en donner Vinterprétation physiotogique dans une de mes leçons précédentes (9). L'explication que j*ai proposée eaft-eUe exacte? S'agit-il, dans ces cas, de Texi^ration d'une réelle aelieB vaso-dilatatrice réflexe 7 La congestion qui se produit daos

(1) P.-E. CiKTalKrr, De Êa parai^k âet merfk vm moUmê dbif TMa^ plégw (Tbète de PwU. 1867).

(2) T. I, p. 300 et saiT.

CONGESTIONS CmS L» StSIPLÉGIQCJES. &50

lei poihts de la peau, irrités par le frottement à l'aide d'une pointe fliouflse, est-elle due à Texcitation réflexe de fibres vaso-dilatatrices ? Il s'agit là de questions encore si obscures que je ne crains pas de vous faire part de toutes mes hésitationsi de tous mes doutes. U se peut; à la rigueur, et je vais, dans un moment, revenir sur ce point, que les trat- ■ées rouges, provoquées par les excitations un peu vives de la peau, soient le résultat d'un phénomène d*arrèt> d'une suspeniîon de Tactivité tonique des centres vaso^-moteurs, ganglionnaires et intramédullaires, su^ension produite par l'excitation des fibres centripètes qui vont se mettre en relation avec ees centres. Si Taotivité de ces centres est suspendue plus facilement dans les parties paralysées par une lésion de l'encéphale (ou de la moelle) que dans les parties saines, cela peut tenir ou à un affaiblissement fonctionne! A$ ces centres par suite de la lésion, ou , au contraire, à une Impressîonnabilité plus vive qui diminuerait leur résistance à Taction suspensive des Irritations périphériques. Cette dernière hypothèse est celle qui, au moins dans les cas de lésions de la moelle épinière, s'accorde le mieux avec les études faites sur Tétat de la réflectivité médullaire dans ces conditions- Oi sait que cette réflectivité est augmentée dans les parties de la moelle situées au-dessous de la lésion. Dans ces cas, les traînées rouges, dites de congestion réflexe, se produisent plus rapidement et plus faoUemenl dans les parties paralysées que dans les parties saines. Or, d'après ce que je viens de dire, il est assez naturel d'admettre que les centres vaso-moteurs intramôdullaires soat alors, comme les centres musculo-moteurs, plutôt dans un certain état d'éréthisme morbide que dans un état d'affaiblissement fonctionnel.

M. Gubler a noté aussi l'exagération de la sécrétion su-

&60 TIHGT-OUATRlèllE USÇOR.

dorale dans le côté frappé d'hémiplégie. Rien de plus fréquent, en effet, que ce symptôme chez les hémiplégiques.

On peut obtenir enfin, à Taide d'excitations mécaniques ou faradiques, une saillie plus rapide, plus accusée et plus durable des follicules pileux (peau ansérine, chair de poule) dans les riions paralysées que dans les régions saines. Ce fait vient à l'appui de ce que je disais tout à rheure et semble de nature à prouver qu'il y a une irritabilité plus grande, dans ces cas, des centres d'^ccitalioD réflexe des muscles des follicules pileux.

Les modifications circulatoires, produites par des lésions de l'encéphale, peuvent se révéler encore par des ecchymoses, des sugillations en divers points ; mais ce sont h des effets dont je dois vous entretenir dans une autre leçon.

Il peut donc y avoir un certain degré de paralysie vasomotrice dans les membres frappés d'hémiplégie, par suite de lésions de l'encéphale, cela est incontestable; et cette paralysie constitue une cause prédisposante à difi^érenls troubles plus ou moins graves de la circulation et de la nutrition intime : à l'oBdème, à l'inflammation sous Tiofluence de causes occasionnelles qui seraient sans efficacité dans l'état normal, à la stase sanguine, à la gangrène.

L'affaiblissement des nerfs vaso-moteurs du côté paralysé a lieu non-seulement dans les tissus superficies, mais aussi dans les tissus profonds. M. Charcot (i), dans un cas d'hémorrhagie récente de l'hémisphère droit, a constaté dans Taponévrose épicrânienne du côté gauche, une teinte rouge vineuse, et des ecchymoses véritables. J'ai vu et montré à la Société de biologie que

(1) J.-M. Charcot ^Comptes renduide la Société de biolofpe, 1868. p. >iS^

CONGESTIONS DITES RÉFLEXES. /itjL

la membrane muqueuse des fosses nasales, des sinus maxillaires et frontaux peut offrir, du côté opposé à la lésion, après la mort, un certain degré de congestion bien manifeste. M. Charcot a fait voir qu'il est très-fréquent d'observer une congestion plus ou moins accusée dans la membrane synoviale des articulations du côté paralysé, et même, dans la gatne synoviale des tendons, au voisinage de ces articulations. Dans des cas nombreux, non-seulement on trouve de la congestion dans ces parties, mais encore des traces non douteuses d'inflammation. Il en est de même pour les nerfs du côté - paralysé. Ils offrent souvent une congestion très-évidente, et il n'est pas rare non plus de constater qu'ils sont devenus plus volumineux que ceux du côté sain, par suite d'une hyperplasie de leur tissu connectif interstitiel (1). Ce sont là encore des points de l'histoire des hémiplégies sur lesquels j'aurai à revenir plus tard.

Le second groupe de congestions dues à des troubles de l'innervation vaso-motrice comprend celles qui sont produites par des irritations périphériques et qui, au premier abord, paraissent pouvoir être considérées comme des effets d'actions vaso-dilatatrices réflexes. Certaines des congestions que nous allons passer en revue seraient, peut-être à juste titre, rangées dans le groupe précédent, c'est-à-dire dans celui des congestions par paralysie directe des vaisseaux.

Les congestions par action vaso-dilatatrice peuvent se produire par un mécanisme analogue à celui que nous

(1) J.-lf. Charcot, De quelques arthropathies qui paraissent dépendre dCune lésion du cerveau ou de la moelle épinière (Archives de physiologie normale a ptttiologiqiie, 1868, p. 879 et raiT.).

A6â yiNGT^QUAniAllB UQOfi.

avons étudié, à propos 4» l'aclioa d» Uk oorde du Ifttpan sur les Taisseaaz de la gUiOde samsHwnilUire ou m «mi de la langue. Vous v(m rappelés oonmeot les choses m passent pour ces vaisaeaui. Vue eicitatiop produite sur Is langue donne lieu à une impressioUi 4^i est oonduîto psr Is nerf lingual jusqu'au foyer d'origine du oerf triîwma { de ce foirer part une incitation qui fa mettre en jeu, pir l'intermédiaire du noyau d'origine di» Mrf feciali les Sbm de la corde du tympan# De ces fibres^ les unes sont êwk^ sécrétoiresi les autres sont vasonlilalatrices. Celles^ aeito nous intéressent pour le nsdmMi Mises ainsi en jeu, cm Gbres taso^dilatatrîees vont protoquer une dilatstioa à» vaisseaux de la glande sDus«<maJiiUaire ^ de la langue : il y a congestion de ces deux organes. C'est Ut un type tout à fait remarquable d'action vaso^iiatatrioe TérilaUeoMBl réflexe. Il y a «ne excitation centripète prodoisaot, par k médiation d'un centre nerveux, une excitation cartrtfa|i qui fait dilater les vaisseaux. Cette action réflexe diffl^re toutefois des actions réflexes déterminant des mouvemefits musculaires, par un caractère bien important : c'est ^ l'excitation centrifuge vaaoHiiiatalnee n'agit pas direois* ment sur les vaisseaux^ maïs bien^ suivanl toute probsbi* lité, eur les ganglions placés sur te ttnfet des fibnsms* constrictives qui se distribuent am parois des vaisNSttde la glande sous^-maxillaire et de la langue. £t cette eaoils^ tton, si la tbéorîe émise par IL Rouget et II4 Cl. Bemsrif théorie que j'ai adoptée, est exacte, a pour effet, non iê stimuler ces amas ganf^ionnaîres» d'exagérer lenr aotton tonique, mais au contraire de suspendre leur nrtîviét st, par suite, celle des libres vaso-constrictives en relatioa avec ces centres nerveux.

Les fibres vaso-dilatatrices de 1» corde du tyapaa M

ACTION Dt} NSnf Gt^OSSO-PHARYNGIEN. &C!^

sont pas mises en activité uniquement par voie f éfleîe ; elles provoquent encore, et très^ëner^qnefnent, la dHAtatiot) des vaisseaux, lorsqu'elles sont excitées directement. Les recherches expérimentales de M. CI. Bernard sur cé ra^ meau nerveux nous ont donc révélé ce fait considérable, à savoir : qu'il y a des fibres nerveuses qui, cheï les lUammi* fères, sous rinfluence d'un excitant artificiel, peuvent agir dans un sens centrifuge sur les vaisseaux pour jwwoquer leur dilatation. J'ajoute que, du reste, cette action centrifuge, vaso-dilatatrice, produite par l'excitation dh*6cte des fibres de la corde du tympan, s'opère par le même mécanisme que les actions vasoniilatatrices dues à la mise en Jeu de ces mômes fibres par voie réflexe ; c'dst-à-dire que la dilatation vasculaire déterminée est due, dans Tun comme dans l'autre cas, à un arrêt, à une suspension de l'activité des groupes cellulaires ner^ux, qui sont en relation avec les fibres vaso-constrictives destinées aux vaisseaux. J'ai montré qu'il en est pour les vaisseaux de la langue comme pour ceux de la glande sous-maxiltaire : l'excitation directe de la corde du tympan produit aussi une dilatation des vaisseaux linguaux.

J'ai cherché si tes vaisseaux d'autres r^ons du corps ne seraient pas soumis aussi à Tacttcm de fibres nerveuses vaso-dilatatrices, analogues à celles de la corde du tympan. fai pu constater que des faits du même genre s^observent lorsqu'on électrise le nerf glosso-pharynpen.

La rougeur congestive intense^ qui se manifeste sous rinfluence de la faradisation du nerf Imgual uni à la partie de la corde du tympan qui Taceompagife, ne se montre que dans les deux tiers environ de la tangue, à partir de sa pointe (faces supérieure et inférieure et bord). Une rougeur toute semblable, et pour le moins aussi vive, appa-

b&k VlMGT-QUATaiÈIIK LEÇON.

ralt dans le tiers postérieur de cet organe lorsqu'on faradise, chez le chien, le bout périphérique du nerf glossopharyngien, après l'avoir coupé en travers. Cette rougeur, qui est alors plus accusée à la face supérieure qu'à la face latéro-inférieure, commence à la base de répigloUe et s'étend jusqu'à une faible distance en avant du V formé par les papilles caliciformes. Celles-ci deviennent encore plus rouges que la membrane muqueuse environnante. Une congestion bien apparente se produit aussi sur le pilier antérieur du voile du palais, sur l'amygdale et uo peu sur le voile du palais du même côté. La rougeur persiste quelques minutes après qu'on a cessé la faradisation ; puis elle disparaît complètement, pour se montrer encore lorsqu'on faradise de nouveau le bout périphérique du neri glosso-pharyngien .

Le nerf glosso-pharyngien contient donc aussi des fibres vaso-dilatatrices à action directement centrifuge, et l'excitation de ces fibres amène la dilatation des vaisseaux superficiels de la langue, dans la région où se distribue ce nerf. Comme la corde du tympan est un rameau du nerf facial, j'ai voulu savoir si les fibres vaso-dilatatrices du glossopharyngien n'étaient pas , elles aussi , des provenances du facial, n était possible, en effet, que ces fibres fussent fournies au glosso-pharyngien par des anastomoses avec le nerf facial. J'ai donc détruit ce dernier nerf, daos la partie inférieure de l'aqueduc de Fallope, de façon à déter-, miner une altération complète et de la corde du tympan et des autres filets que ce nerf pourrait donner au glussopharyngien. Pour cela^ après avoir mis à découvert le nerf facial, chez des chiens, jusqu'au trou stylo-mastoïdien, j'ai introduit dans ce trou, et assez profondément, un fil de fer rougi dans la flamme d'une lampe à gaz. Sept ou huit

FIBRES NEaVËUSES YASO-DILATATBICES. ^65

jours après cette opération préalable, on curarisaitranimal, on mettait le nerf glosso-pharyngien à nu ; puis, après Tavoir coupé en travers, on faradisait son bout périphérique. Dans ces conditions, la rougeur de la base de la langue, du côté du nerf faradisé, s*est produite tout aussi intense que dans les cas où le nerf facial avait été laissé intact. Je me suis assuré, chaque fois, que la corde du tympan était altérée, et que, par conséquent, il en était de même de tous les filets nerveux émanant du nerf facial au-dessous du point d*où se détache ce rameau. On peut donc conclure de ces expériences» que les fibres vaso-dilatatrices du nerf glosso* pharyngien ne proviennent pas du nerf facial. Appartiennent-elles en propre, et dès leur origine centrale, au nert glosso-pharyngien? C'est ce que je ne suis pas en mesure de déclarer pour le moment (1).

n est très-probable que le mécanisme de l'action du nerf glosso-pharyngien sur les vaisseaux de la base de la langue est le même que celui de l'action du nerf lingual sur ceux des parties antérieures de cet organe, ou encore sur ceux de la glande sous-maxillaire. Je veux dire : que les fibres vaso-dilatalrices du nerf glosso-pharyngieo produisent sans doute cette dilatation des vaisseaux de la base de la langue, en suspendant l'activité tonique des ganglions nerveux avec lesquels sont en relation les fibres vaso-constrictives destinées à ces vaisseaux. 'On trouve sur le trajet du nerf glosso-pharyngien, comme sur celui du nerf lingual, des groupes de cellules nerveuses et de petits ganglions nerveux : ce sont là vraisemblablement les centres d'activité tonique vaso-constric-

(1) A. Vulpian. De Faction vtuo^iiatatriee exercée par le nerf giosso-pha^ ryngten sur les vaisseaux de la membrane muqueuse de la base de la langue. (Comptes rendus de T Académie des sciences, séaoce du l** renier 187 5» p. 330).

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(J) y. J, ». melnùi.

(2) T. 1, p. lôî.

CSJ T. I, p. «31 d sui'..

tout. ,ej ffjp, fii^/wê) le» idiWtipm yî^i^lsifç? epp4wte?

par des excitations portant sur les extrémités péi^p^fjl- «mç^ 4^ peFfe cefltFip«H^ SPflt djjpi} ji r^citi^tiqg r^jfe dS PSf fit?W^- ife^is, daps )'élat actijel ^g go? mmit «WCps, i^ue Bafpi}l^g|épéralis9lJQff p^ serajt-eljlp ^, fi^r le jpoins, t^fmnl NpB-s^uJemçBt pq fl> fi^ pf} rfér mopfr«^ l'qfistiçpcç des fîbrgi y^-djjatetjric^ /|^s ^ef régiprw d^ f^m autre? qj^ /^l^? ^ofit SPHg ffflW» ife parler; maj§ ^cpre, ^^b» W AQJ9S fUiUim i <?Fpii» 0.419

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l'fçlipié ip9VWp 4?!} «f"8)iPî^j âJîe.e l^ne/j |ps g^^ vaso-«^(isjfiptjyej ^ l^ g!|p# ^oys-^a^ife qJ ^ç ^

(i) T. I, p. A32. 11 n'est pat nécessaire, du reste, pour proToqner no écoùr lement de la salWe sous-maxillaire^ chex un cnien, a*electnsér an nerf mixte ou seniUîf Ais à 004 il suffit de faire agif un Sasi conjjanlimdiaÛK tsr U9» réê9»

468 VINGT-QUATRIÂME LEQOlf.

seaux innervés par ces dernières fibres cesse ; ces vaisseaux se dilatent. Or, ne se peut-il pas, en théorie, que des modifications fonctionnelles semblables se produisent dans ces ganglions et dans les fibres vaso-constrictiTes qu'tb tiennent sous leur dépendance, sous l'influence d'une excitation conduite à ces mêmes ganglions par des fibres centripètes, partant de la muqueuse linguale et se rendant à ces petits centres nerveux, soit pour s'y terminer, soit pour les traverser, en se mettant en communication avec leurs cellules ?

La preuve que les fibres vaso-dilatatrices ne sont pas indispensables à la production des actions vaso-dilatatrices, provoquées par des excitations périphériques, c'est que ces actions peuvent encore s'effectuer dans la langue, même après que la section, soit du nerf lingual, soit du nerf glosso-pharyngien a interrompu toutes les voies par lesquelles les incitations vaso-dilatatrices réflexes, émanées du bulbe rachidien et de la protubérance, sont conduites aux ganglions à l'action desquels sont soumis les neris vaso-KX)nstricteurs. Si l'on coupe, par exemple, le nerf glosso-pharyngien sur un chien curarisé et soumis à la respiration artificielle, on reconnaît que la base de la langue de ce côté conserve sa coloration normale : il n'y a aucune différence entre les deux côtés sous ce rq>port. Si, après avoir bien constaté cette identité de teinte dans les deux moitiés de l'organe, on vient à frotter la base de la langue, du côté où le nerf est coupé, avec un linge, à deux ou trois reprises, on voit cette partie qui prend une coloration d'un rouge très-vif : la congestion qui se manifeste est aussi vive que celle qu'on détermine par la faradisation du bout périphérique du nerf glosso-pharyn* gien. Il se produit donc, dans ces conditions, une congés-

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