LÉSIONS VISCÉRALES DANS LES CAS PB BRULURE
plus OU moins complète, qui a été observée dans certains cas de pneumonie, dans lesquels Tautopsie n'a révélé aucune lésion reconnaissable des centres nerveux (1). Il convient de rester sur la réserve, à Tégard de celte hypothèse, car peut-être les progrès de Fbislologie normale et pathologique nous permettront«ils un jour de constater, dans ces cas, des altérations de ces centres, qui rendront compte de Thémiplégie en question.
Revenons aux congestions se produisant dans une région du corps, éloignée de celle où siège la cause probable qui provoque leur apparition. Parmi ces congestions, nous devons signaler encore les rougeurs de la face, avec sensation pénible de chaleur cutanée, et parfois sentiment de gêne cérébrale, rougeurs qu'on observe fréquemment chez les femmes, soit au moment du flux cataménial, soit dans la période de la ménopause.
Enfin, c'est aussi dans cet ordre de phénomènes morbides que nous pouvons classer les congestions qui ont lieu dans la membrane muqueuse des intestins ou dans d'autres organes internes (organes cérébraux, viscères thoraciques), lorsque la surface du corps est exposée à des brûlures étendues. Parfois ces troubles vaso-moteurs, déterminés à distance, atteignent une intensité assez grande pour donner lieu à des hémorrhagies. Quelquefois même il y a production d'une vive phlegmasie, accompagnée ou non d'infiltration séreuse : ces lésions se rencontrent surtout
(1) J.-M. Charcot. Leçons cliniques sur les maladies des vieillards et les mnladies chroniques^ 2* édition, 187A, p. 19 (note 8). — K. Lépine. Sur un ras d'hémiplégie survenue dans le cours d^une pneumonie. (Comptes rendnt de la Société de biologie, 1869, p. 346.) — kl.. De Vhémiplégie pneumonique (Tbèse inaugurale, 1870). — G. Verneuil. Delà congestion et de V inflammation des méninges cérébrales et spinales dans la pneumonie (Ttièse inaugurale, Paris, 1873).
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dans la membrane muqueuse intestinale. Si les individus atteints survivent pendant un certain temps, il peut même se former des ulcérations : c'est ainsi que Curliog a tu des ulcérations de la membrane muqueuse du duodénum dans plusieurs cas. Ces phénomènes morbides ont été, depuis longtemps, signalés par Dupuytren ; puis ils ont été étudiés par Long, Curling, Erichsen et par M. Browo- Séquard, à qui j'emprunte ces indications (1).
Diverses hypothèses peuvent être imaginées pour expliquer le mode de production des lésions viscérales, qui oot été observées à la suite de brûlures étendues de la sar&ce du corps. On peut supposer que le sang, dans les partia soumises à une grande chaleur, subit des altérations profondes : une partie de ce liquide ainsi modifié pourrait encore parvenir dans la circulation générale et détermioerait, dans la masse du sang, des changements tels, que la nutrition intime se trouverait plus ou moins troublée daos toutes les parties du corps et que des inflammations plus ou moins vives pourraient prendre naissance dans certaines de ces parties. On pourrait supposer encore que des thrombus se forment dans les veinules et les veines qui ramènent le sang de la région qui a été atteinte par U brûlure ; ces thrombus, entraînés vers le cœur, produiraient des embolies pulmonaires primitives, suivies ou non d'embolies secondaires dans le domaine des artère nées de Taorte. Une autre hypothèse pourrait être émise : lorsque les brûlures sont très-étendues en surface, oo pourrait attribuer les congestions et les lésions viscérales aux modifications qu'entratne dans la craae du sang la (vssation des fonctions cutanées, dans les régions où siègent
(1} Brovm-Séquard. Uçoiu sur ies nerft v<t«o-iiioteirf ■••••» Tradncti*** ir»çoiseï 1872, p. âS et tui?., 69 et fOÎT,